[ZiKomAgnes] Lascars le film

7/13/2009 mis en ligne par ZiKomAgnes
Eté 2000. Je fais le petit boulot bien ingrat dans un fast-food. Un jour dans la file d'attente je vois un type avec le t-shirt des Lascars – la série évenement sur canal + à cette époque. Il disait travailler à la production, c'est le client le plus connu que j'ai pu avoir à mon comptoir! Autant dire que ça me rappelle des souvenirs... L'avantage sur canal + c'était les rediffusions. Même si mes horaires étaient décalées, j'ai pas loupé un épisode! C'était hilarant!

C'est l'histoire de José Frelate et Tony Merguez, et de leurs potes. Ils vivent à Condé-sur-Ginette, en banlieue d'une grande ville. Leur quotidien c'est le système D – petits business, petites fraudes par ci par là. Rien de bien méchant, mais ça ne les empêche pas de jouer les durs dans les cages d'ascenseur. J'aimais le vocabulaire adapté, les vannes cinglantes, et le ton si juste! Ça sonnait pas comme une série faite par des vieux (passez moi l'expression) qui essaient de montrer la banlieue – c'était juste vrai!

Mon gag préféré je crois bien que c'était la Baston d'Regard:

J'ai eu peur que l'essai ne soit pas transformé pour l'adaptation de cette série au format court en un long métrage. Mais dès le début, la bande son avec De La Soul excellente et donne le ton:

Le premier gag rappelle vraiment la série: José mate une minette dans le métro, et sort au dernier moment du métro (à la station La Chapelle?). Résultat la porte lui ferme sur le pied, il tire et sa shoes reste dans le wagon...typique!

Et ça s'enchaîne! On se dit que ça peut pas être pire, on le sent venir, et ça arrive! Par exemple, il y a rien de pire qu'une demoiselle qui s'incruste dans ton appart' et le redécore à sa manière... si, si cherche bien! Et nous on se laisse aller... c'est bon, on est en plein dans la caricature, tout va bien! Dans l'univers des dessins animés ils peuvent mourir autant de fois qu'ils veulent!

Et contrairement aux idées reçu que les plus de 30 ans ne vont pas aimer... J'y suis allée avec une personne qui détient la carte Senior – elle a adoré! Rangez vos préjugés au placard, installez vous bien et profitez... c'est l'été!

"Repose le grand père tout de suite!"

Bande annonce:



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Le hérisson et l'élégance de l'âme.en temps troublées

7/09/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro


Allez voir un film dans un état émotionnel intense a forcément des conséquences sur la manière d'embrasser ce que le  l'auteur a voulu exprimer, le réalisateur. Pour Le Hérisson , film librement inspirée de l'élégance du hérisson.
Je me suis retrouvée dans tout un tas de situations décrites dans le film. éprouvant fortement les sentiments décrit dans ce film. Sentiments qui aurait été totalement différent si j'avais lu le livre, je pense. D'autant que cet hérisson que j'ai eu du mal à accepter en la personne de Josiane Balasko, tant j'étais persuadé qu'elle était la réalisatrice du film.  (Evidemment c'est Mona achache) Et je me disais: "mais comment peut elle travailler un personnage et diriger les acteurs et réaliser en même temps ?", Oui un peu pertubé le fred..

Tout comme cette concierge (par choix apparement), Je ne sais pas à quel étage, j'en suis dans ma vie. Mais je sais que j'ai une chose ( une ame ? une lumière ? )  qui s'efforce jour après jour de m'emmener, et ce malgré les aspérités de la vie, malgré ce temps qui s'égrenne et malgré ces rencontres pas toujours heureuses qui par je ne sais par quel miracle continue à me guider, et à briller . Cette lumière que l'on voit briller dans les yeux de Renée ( l'hérissonne ) et qui fait dire " elle n'est pas ce qu'on croit", car elle a une sorte d'élégance trop bien cachée.

Ce n'est pas, à mon avis, un film à aller voir après une rupture, mais plutôt quand vous êtes amoureux ou en pleine conquête. Il vous donnera une force incroyable et  une confiance rêvée.
En effet lorsque vous avez croisé cette autre moitié - je ne vous parle pas d'un beau cul ou d'un décolleté renversant - Je veux dire lorsque vous croisez par une sorte de coup de foudre un être miraculeux qui de sa simple beauté d'âme rend le reste du monde insignifiant.. Alors vous n'êtes pas loin de l'état de Renée lorsqu'un homme sorti de nulle part, lui adresse la parole .. à elle , dans sa langue. On sent, et cela ma reconcilié avec Josianne Balasko, un bouleversement intérieur, la révélation d'un trésor caché depuis trop longtemps.

Il y a aussi ce petit miracle de fille brillante au possible, qui passe son temps à se cacher afin que personne ne viennent entraver sa passion, la vidéo. C'est d'ailleurs étonnant à quel point cet entourage est incapable de comprendre ce qu'il se passe dans ce petit trio : l'enfant, la concierge et cet homme élégant.
Merci pour c film et merci à Phil de me l'avoir suggérer.

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[ZiKomAgnes] Franz Ferdinand @ Olympia, Paris

7/09/2009 mis en ligne par ZiKomAgnes

Le début de l'année 2009 a présenté un dilemme: soit j'allais au concert des Killers le 19 mars, soit à celui des Franz Ferdinand le 18 mars. J'offrais un place à mon frère en cadeau de Noël et la fin de l'année rimant avec pauvres économies, j'ai dû faire un choix. J'ai pris les Killers dont je connais chaque chanson de chaque albums.

Mais arrivée à la date fatidique du 18 mars, je décide de tenter de trouver une place. Après avoir fait jouer mes relations Facebook, après avoir demandé un billet à l'attachée de presse derrière @franzferdinand sur Twitter - mais en vain; je me pointe devant l'Olympia pour voir mes chances.


Pourtant, j'avais lu en ligne que la veille ils avaient pas été géniaux... Que (je cite) « les plus motivés tiraient l’ambiance vers le haut, mais le reste du public de trentenaires se contentait plutôt de taper des mains en rythme, quand il ne s’agissait pas seulement du pied. »


Partant du principe que deux concerts ne se ressemblent jamais, je tente le coup. En plus, devant la salle, je croise des anciens collègues Erasmus qui m'assurent que les écossais déchirent en live. Comble de chance: je trouve une place à un prix raisonnable (5€ de plus que le prix du billet)!


Et le concert commence...Ils ont démarré fort, avec des tubes dès le départ The Dark Of The Matinee, Do You Want To et No You Girls!
"C'est osé", me dis-je, "s'ils grillent toutes leurs cartouches dès le début!" Je me laisse aller au rythme et bientôt je suis en train de sauter et de danser, et j'ai pas arrêté de tout le concert. Ils ont enchaîné sans un seul temps mort... je me suis vite retrouvée en sueur! J'adore No You Girls:

C'est là que j'ai réalisé que je connaissais toutes les chansons, et elles prenaient une ampleur en live! Sur Ulysses, la salle était en apnée! Tout le monde a chanté en choeur, même les fameux trentenaires du fond de salle! Sans compter l'impro electro autour de la batterie! Un régal! Pour vous mettre dans l'ambiance, Ulysses:


J'ai juste regretté qu'ils aient pas joué Jacqueline mais j'ai vibré au son de This Fire! J'ai remarqué que Jacqueline n'est que trop méconnue:


Et jugez plutôt This Fire:





J'ai tellement aimé ce concert que je me suis battue avec des adolescentes pour acheter un t-shirt à la sortie! Mais pas le bouquin de cuisine d'Alex Kapranos, faut pas abuser!





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[ZiKomAgnes] Pastorale @ Théâtre du Châtelet

7/09/2009 mis en ligne par ZiKomAgnes

Le 20 juin, j'étais invitée par mes tantes à aller voir Pastorale au Théâtre du Châtelet. C'est un opéra de Gérard Pesson basé sur l'Astrée - une œuvre littéraire majeure du XVIIe siècle (d'après Wikipédia) ce qu'on appellerait un Best-Seller en langage du XXIe siècle.

Mes tantes avaient adoré l'adaptation cinématographique intitulée Les Amours d'Astrée et de Céladon par Eric Rohmer en 2007. Le résumé est simple:

Un berger, Céladon, tombe amoureux d'Astrée et ils sont heureux. Mais des jalouses viennent dire à Astrée que Céladon la trompe, elle décide donc d'ignorer son amant. Céladon, au comble du désespoir, décide de se tuer. Il est recueilli par des nymphes qui le soignent pendant qu'Astrée est en route avec des amis pour le retrouver.

Ca c'est la première partie. Pour vous rendre compte, c'est un opéra con
temporain, certains y sont hermétiques. Même sans préjugés, j'ai peu à peu compris pourquoi on surnommait le compositeur Gérard « Peu de son ». Il nous reste la chorégraphie et la mise en scène. Le chorégraphe n'est autre que Kamel Ouali – où ai-je entendu ce nom? La Star Académie? D'ailleurs certains chanteurs en sont issus... Je ne rajouterai rien à ce sujet de peur d'être traitée d'intellectuelle gauchiste snob.

A la lueur de ce
s explications, il est compréhensible que la salle se soit vidée pendant la première partie et à l'entracte. Et ce malgré les tenues très suggestives des nymphirmières!! Nous sommes restées, tout d'abord parce que des places se sont libérées en orchestre; mais aussi pour la mise en scène! Oui, Pierrick Sorin était à la réalisation vidéo. C'était la première fois que j'étais en présence de son travail – et c'était impressionnant.

Prétextant un thème de télé-réalité, il y avait en moyenne 3 écrans sur scène. Et toutes les projections étaient filmées en direct sur scène. Par exemple, pour signifier un voyage dans la forêt, il filme un parterre de fougères; et pour l'orage, on voit l'assistant l'asperger d'eau.
  • La scène la plus intéressante est le suicide de Céladon. Il choisit la noyade, aussi voit-on un ken (le keum de Barbie) tomber dans un aquarium.
  • La scène la plus drôle est le duo mimé par des têtes de moutons.
Car c'était drôle! La deuxième partie était cela dit plus rythmée. On a eu droit à une mise en abîme avec une séance diapo pleine de photo-montages hilarantes. Et surtout, l'intrigue aide à se détendre:
Céladon veut à tout prix retrouver sa mie, mais le grand sage (un druide avec chaussures à plateforme) y met une condition: il ne peut revenir que sous la forme d'une femme pour devenir l'amie d'Astrée.

On a beau dire, mais un homme habillé en femme qui nous fait un défilé suivi d'une choré digne des Spice Girls, diffile de résister. La suite se corse, Astrée se prend d'amitié pour Alexis (Celadon déguisé), et l'invite à dormir chez elle avec une autre amie. Ils partagent donc le lit à 3 « filles », Céladon au milieu, avec une caméra surplombant le lit. C'est bête comme chou, mais c'est efficace pour nous faire rire.
J'ai passé une très bonne soirée: Fascinée par l'inventivité déployées pour la mise en scène et le jeu de scène vidéo. Merci à Pierrick Sorin d'avoir sauvé cette production.
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[dje] Redécouvrez le Swing avec les Sales Timbanques

7/08/2009 mis en ligne par Djé
les sales timbanques
Ils étaient sur scène au Festival Décibulles de Neuf-Eglise (Alsace-Bas Rhin) en juin. Le jeu des navettes et des trains ne nous a pas permis d'assister au concert mais les joyeux Sales Timbanques, originaires de Langres, avaient aussi investi le camping du festival dès le vendredi pour quarante-huit heures de bœufs endiablés... Les campeurs ont même eu droit à une version improvisée de "Super Mamy"... De retour au bercail- heureusement que MySpace est là- on se rue online pour entendre ce qu'on a raté sur scène et franchement cela vaut le coup d'oreille.




Les Sales Timbanques pratiquent un swing impertinent et juste. Piano, guitare, percussions, l'album "Swing Gum" est à écouter : quinze morceaux bien variés et bien entraînants... qui donnent la pèche et le sourire. "Besoin de fraîcheur ? Envie d'évasion ? (...) Swing Gum, l'album qui rafraîchit l'haleine de tes oreilles".
La chanson "Langres" est sûrement celle qui rassemble le plus à ce que font ces jeunes garçons talentueux. Avec des textes engagés, ironiques, ou dérisoires, sans lourdeurs. Il y a de belles surprises. Un français maîtrisé avec des vers "bien trouvés" qui font réfléchir et rire. On regrette que "Le Blues du Malchanceux" soit un tout petit peu vulgaire mais cela doit pas "gummer" le reste.

Le mariage entre Lucie d'Ethiopie et Pierre de Cromagnon (Pierre de Cro-Magnon, Swing Gum, 2009) est à dévorer. Le rap du Vénère (Swing Gum, 2009) n'a rien de ridicule qui fait même la leçon à certains courants moins... "raffinés".
Le Squelette du Placard (Swing Gum, 2009) nous emmène en quelques notes dans un univers lugubre et sarcastique. C'est bien.
Accents slaves sur "Le Poisson Rouge" à durée indéterminée... Bel hommage à la Paris cosmopolite dans "Paris ma belle", et jazz-rock anticapitaliste avec "Consomme".
Ils sont bons musiciens et bons comédiens, de surcroît simples et sympathiques... !

Petits extraits texte :
"Allez viens, là où les remparts grands paraissent, les remparts Est, grand paresseux." (Langres)
"De par chez nous les saisons se mélangent, le temps s'en fout quand il veut il change" (Langres)
"T'es plutôt pas mal pour une bipède" (Pierre de Cro-Magnon)
"Je suis vénère, je suis vénère, y a des trous dans mon Gruyère" (Le Rap du Vénère)
"Consomme consomme fais toi de jolie caries, consomme consomme enrichis les millionaires, consomme consomme au profit des actionnaires" - "On a le devoir de consommer, conditionnés à acheter, des objets sans importance, on nous tire les vers du nez, on assassine notre méfiance" (Consomme)
"Je me baladais dans Paname, je promenais un peu mon âme, mes yeux sur le trottoir, rebeuillaient la rue et ses histoires"- "En marchant je regarde mes pieds, je me dis que je suis bien mal chaussé" (Paname)
"La vie sur un fil rouge, Tu ne soupires ni ne bouges/ Funambule sur la corde red, Tu n'abandonnes ni ne cèdes/ Aux idées noires des rabat-joie, Qui ne sortent jamais de leur abat-jour" (Ouvre tes N'œils [et le bon])

Les Sales Timbanques sur MySpace :
www.myspace.com/lessalestimbanques

Album :
Swing Gum
Une production La Tribu Timbanque
Co-production Onoffonic Studio
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[ZiKomAgnes] Jenny In Cage / Sum 41

7/07/2009 mis en ligne par ZiKomAgnes


Jeudi dernier je suis partie voir des potes jouer dans un bar rue de Bagnolet, juste à côté de feu La Flèche d'Or (snif). Donc le groupe s'appelle Jenny In Cage. Et pendant le concert, tout en m'émerveillant sur le chant, très travaillé, et l'énergie - violente mais apaisante - dégagée par le chanteur Frank, je cherchais les influences du groupe.
J'hésitais entre A Perfect Circle, System Of A Down, Papa Roach, Serj Tankian, même un peu des Smashing Pumpkins pour MACHINA/The Machines of God... Ca vous donne une idée du style. Je me renseigne à la fin auprès de Max, le bassiste: A Perfect Circle, j'avais bon, System pour le batteur, et les Deftones... ah oui, je connais moins ce groupe là.
J'entame alors une grande discussion Métal avec un autre spectateur. Je cite Sum 41, quand je sens une hésitation chez mon interlocuteur... Sum 41? Les Californiens qui font du Skate-Punk à la Blink 182? Je réalise que leur production Métal n'est que peu reconnue. C'est pourquoi j'ai envie ici de vous faire une brève introduction à leur discographie si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
Tout d'abord ils sont pas Californiens, mais Canadiens, de l'Ontario. On les confond avec Offspring, parce que les chanteurs sont tous les deux blonds (silly really). Et on les confond avec Blink 182, parce qu'ils étaient aussi sur la BO d'American Pie 2 avec le titre "Fat Lip" extrait de leur deuxième album All Killer, No Filler sorti en 2001. Sur ce même album, vous retrouvez aussi leur hit ultime, le fameux clip dans la piscine j'ai nommé "In Too Deep":
En 2002 ils sortent Does This Look Infected, avec le single "Over My Head". Bon là vous me dites que vous voyez toujours pas les influences métal dans ces chansons... C'est là qu'en 2004, ils réalisent l'album qui marque leur entrée dans le cercle très fermé des meilleurs groupes de Punk Rock et de Métal: Chuck. Je vous présente ma préférée du groupe, "We're All To Blame".


Leur dernier album Underclass Hero est beaucoup moins métal... il oscille entre Blink 182 et un American Idiot de GreenDay.
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[ZiKomAgnes] Tracy Chapman @ Zenith, Paris

7/06/2009 mis en ligne par ZiKomAgnes





Vendredi 26 juin, Tracy Chapman donnait un concert. Quand j'ai eu la nouvelle, tout était déjà complet. J'avais dans l'idée d'aller devant le Zénith pour acheter des places, essayer de les négocier... mais généralement je fais ça devant les petites salles, dans Paris, comme ça si ça marche pas, je suis pas à l'autre bout du monde. Le lundi, je suis donc allée faire un tour sur www.trocdeplaces.com , et oh miracle, il reste des places en 3e catégories! Le soir même j'avais deux places pour aller voir Tracy!!


Arrivés au zénith, on voit un stand bien jaune, celui d'Amnesty International – c'est le signe des musiciens engagés, tout comme on aime! On signe 2-3 pétitions, le temps d'aller chercher les bières et on s'installe. Oui parce que j'avais jamais vu le Zénith comme ça: pas de fosse, et tout le monde placé (avec un numéro, et on est prié de rester à notre place). Allons bon.
Le concert commence, et sa voix remplit la salle sans mal, surtout quand elle interprète la douce "Sing for you". Elle est là, et les frissons me traversent le corps! Son nouvel album a des rythmes plus lointains que le blues, on ressent des influences plus sud-américaines, et ce n'est pas pour nous déplaire.
Puis, elle fait une annonce: aujour'hui est un grand jour...des "MICHAEL" déchirants fusent ici et là: "C'est la Journée Internationale contre la Torture". Mais pour ne décevoir personne, elle nous joue un titre sur lequel elle dansait quand elle était petite, "I'll be there". Pour le plaisir, voilà l'originale:





Ensuite, ça c'est accéléré vers les plus connues: Fast Car, She's Got Her Ticket, et les gens se sont levés pour Telling Stories et Talkin' Bout a Revolution... Le cadeau a été l'impro sur ma préférée: Give Me One Reason... là c'est l'ultime version avec Clapton!




Elle a fait deux rappels, notamment pour la fameuse Baby Can I Hold You...Un sans faute! Je suis rentré avec un sourire de celle qui sort d'un très bon repas entre très bons amis – comblée.

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[Donjipez] Et raconter Blur à Lyon…

7/06/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro
Crédits:  Lainey
Un billet Rapido de Donjipez.

Idée à la con. J’avais vaguement dit que je bloguerai un truc sur le concert de Blur aux Nuits de Fourvière. Et là faut s’y coller. Sauf que vas raconter un concert au ptit matin, les oreilles à peine débouchées… Surtout qu’a priori il s’agirait de parler de zik sans avoir trop l’air con ni partir dans des : énormes, amazing, great, phénoménal.
Lyon donc. Colline. Décor : théâtre antique. L’enceinte a fait le plein pour les entendre cracher (les enceintes). Normal. Roulement de tambour et voix rocailleuse façon foire d’antan : c’est la seule date en France d’une série limité, celles de la reformation du groupe. Le public ? Post-ados, jeunes adultes et trentenaires ayant vécu les temps d’avant. Plus quelques badernes (merci c’est sympa). Du vulgus pecum, hein et les looks sont de saison et passe-partout. C’est de la britpop mon vieux pas du psychobilly punkoïde. Bien fait de pas me prendre la tête et de chercher, j’aurais eu l’air malin. Au moins là avec une chemise en lin blanc, un 501, des Repetto et mon galure façon borsalino en paille, je suis dans le ton. A peu près.

 Crédits : Sylvain Vandoolaeghe

Bon, ce qui est sûr c’est que globalement le public n’a pas fait le voyage pour rien. On sent que ça connaît la discographie du groupe, qu’il y a ceux qui l’ont déjà vu et ceux qui n’auraient pas voulu le rater encore. Sans être bouillant et tout cuit, c’est du chaud. D’ailleurs Damon Albarn connaît bien le coin. Il était venu au théâtre antique il y a deux ans avec The good, the bad and the queen (et donc Paul Simonon, putain Paul Simonon, le mec le mieux fringué de l’histoire du rock que les gens y disent, Paul simonon qui à lui seul aurait valu ma présence) pour un concert-concept sacrément bien tenu. Il y est revenu l’an dernier pour une thématique autour de son label “world” Honest Jon’s (que j’ai ratée).

Mais flash forward pour une entrée un peu avant la tombée de la nuit. A fond de suite. La fosse est vite acquise, les gradins se lèvent plus poliment. Pour l’instant puisqu’ils finiront debout aussi. De toute façon ça s’enchaîne avec Girls and boys dès le deuxième morceau, histoire de mettre tout le monde d’accord. J’ai comme une remontée de quelque chose vite identifiée : Jam, Morrisey… tout y est. Normal.
Comme la sauce prend, réglée comme du papier à musique et prévue sûrement puisque la twittosphère m’apprendra plus tard que c’est la même set list qu’à Hyde Park et Glastonbury, il y a la place pour les morceaux plus lents. Les premières impressions quand même c’est que le groupe a pas l’air mécontent d’être là et que pour des quadras au passé agité – qui a dit Coxon ? – , ils ne manquent pas de souffle. Ouf, on échappe à la reformation-biftons.

 


C’est le frontman qui assure le gros du show sans égars pour une voix qu’il pousse sans ménagement même s’il s’est excusé d’entrée de son état pour avoir “beaucoup crié il y a quelques jours en Angleterre”. En overseas telegraph on dirait un truc style : belle énergie, stop, super présence stop, son impec, lumières idem, stop, pop rock quoi, fin.
Un bémol ? Cuivres et choeurs sont peu mis en avant si ce n’est pour participer à la nappe d’ensemble. Respect des règles du genre oblige. Pas vraiment donc. Le mur sera de son ou ne sera pas.
Slammin ici, Solo épileptiques là en se roulant sur scène ou les yeux dans les leds des Marshall et une “ballade” parfaite. Pas loin d’1h30 déjà dans les pattes. Restent les rappels car l’arène en veut encore. Pas chiche, Blur en offira deux de trois titres. Les derniers sur un matelas de coussins qui ont volé depuis les gradins car, même antique, la pierre est rude pour le cul du spectateur. Mission terminée : même s’il en réclame encore et attend, sait-on jamais, le parterre, transformé en haricots sauteurs, est épuisé, les tribunes, debout depuis longtemps pour s’agiter, sont rassasiées.
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[ZiKomAgnes] Ma fête de la musique – The All American Rejects

6/30/2009 mis en ligne par ZiKomAgnes

Je sais pas pour vous, mais j’ai trouvé que cette année, c’était tout mou la fête de la musique. Peut-être l’effet dimanche… mais c’était pas ça ! Normalement, je prévois de marcher dans les rues de Paris, de courir aux quatre coins de la capitale pour aller écouter 3 morceaux d’un groupe, tout ça parce qu’on l’a promis à un pote. Mais le mieux, c’est quand même quand on joue soi-même (Ah ! le Singe à Tête de Chien rue Boulle à Bastille – soupirs)


Cette année par contre, j’ai été invitée à une soirée organisée par un label et une banque (quel label ? un indice : les Wampas descendent cette maison de disque dans une de leurs chansons). A l’issue d’un concours, les 18-24 ans gagnaient une place pour ce concert à l’AlhAmbra. A l’affiche : Esmée Denters & The All-American Rejects.

La première est une nouvelle recrue de Justin Timberlake, une sorte de nouvelle Beyoncé. Ma réflexion : elle a de très beaux cheveux, comme Mariah Carey ! (Comment ça pas que les cheveux ? pour ma part j’ai préféré le batteur)

Autant l’avouer, j’étais plus là pour les All-American Rejects. Et c’est pas pour le physique du chanteur (quoique, ce côté Jared Leto…) C’est mon côté teenage à moi. Pour ceux qui connaissent pas, c’est dans le style de Blink 182 (la maturité qui va avec) et des paroles à la Simple Plan (très Emo).
Mais si, vous connaissez, le titre du moment c’est Gives You Hell qui passe sur Le Mouv’ et Oüi Fm. Pour vous rafraichir la mémoire :


Quand ils sont arrivés, ils avaient pas l’air bien frais : les bières étaient pas pleines, et ils étaient que 3 parce que le clavier ( ?) et le bassiste étaient à l’hôpital pour une intoxication alimentaire (mais bien sûr !!!). Donc ils ont démarré en acoustique, le chanteur essayant de jouer de la basse, et le batteur aux percus… Je m’attendais au pire.
Et ils ont assuré ! Ils ont vraiment tapé un délire sur leurs chansons, partagé avec le public ; ils se sont pas roulés par terre (apparemment c’est une de leurs spécialités), mais ils ont fait la reprise de britney (incontournable – c’est limite une tradition dans les concerts de skate-punk). En tous cas, nous on s’est bien marrés et on a passé un super moment : c’était un peu le but, non ?

Pour remonter le niveau, je suis rentrée par le canal, et me suis posée avec une bière à écouter une fanfare en délire. Parce qu’une Fête de la Musique sans fanfare n’a pas lieu d’être ;)
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Les actus à retenir cette semaine

Laureline Kuntz est Festival d'Avignon cet été

La blugture en quelques mots

La blugture est un WebZine culturel collaboratif avec plus de dix auteurs qui ont déjà été invités ou qui participent activement. N'hésitez pas à proposer vos textes. Le ton du site et des articles se veut enthousiaste, sincère et original. Contact : Blugture@gmail.com

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