[Brùjula] La cámara oscura

27.4.13 mis en ligne par Mehdi
Brujùla est une nouvelle auteure que ne manquera pas de donner une saveur espagnole à cet écrin qu'est le site de la blugture. Je suis profondément heureux de l'accueillir parmi nous.

La bande annonce de ce très beau film argentin ne lui fait pas honneur. Le titre fait allusion à la chambre noire du photographe qui va révèler Gertrudis, le personnage principal, à elle-même, qui va réveiller la sensualité de cette femme mûre, "laide au pré dormant".

Gertrudis est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs en Argentine. Sa mère accouche sur la passerelle du bateau, ce qui lui ôte d'emblée la possibilité d'être argentine. De surplus elle est très déçue d'avoir une petite fille, n'avait pas choisi de prénom pour cette éventualité, elle vit cette naissance comme un malheur... C'est donc l'officier d'état-civil argentin qui choisit le prénom de ce bébé "très laid" d'après un de ses frères...
Ce début improbable, difficile, donne d'emblée le ton de la vie de Gertrudis. Laide, invisible, pas désirée, elle passe de longues heures au cabinet d'aisance en rêvant devant des contes d'enfants, fait tapisserie au bal...
Un riche agriculteur du coin en fait son épouse après avoir été abandonné par la précédente, qui était très belle!

Nous retrouvons Gertrudis et sa famille 20 ans plus tard. Elle a accompli à la perfection son devoir d'épouse, mère, maîtresse de maison... Mais elle garde son jardin secret, les livres, la poésie, l'émerveillement devant la beauté de la nature, les mystères de l'univers... Elle aime s'entourer de beauté, prend soin méticuleusement de son intérieur, de ses fleurs, fait des bouquets avec des mouvements minutieux.

C'est son mari qui va embaucher le photographe français ambulant qui va la sortir de cette torpeur...
Pas de suspense, puisque la première image du film est celle du fils aîné de Gertrudis la cherchant au petit matin, devant une table et une cuisine qui n'ont pas été rangées....

Cette histoire qui peut paraître banale, ou classique, est racontée doucement, avec de très belles images, un rythme tranquille, sans images superflues. Se mêlent au film quelques séquences d'animation surréalistes qui renforcent cette sensation de rêve éveillé, d'attente, d'irréalité.

Tout dans ce film est soigné. La propriété où vit Gertrudis, sa maison, ses enfants, tout est beau autour d'elle.

Les personnages sont bien campés, l'actrice qui joue Gertrudis a un physique difficile mais en joue à merveille (elle n'est pas sans rappeler la "beauté cubiste" ("belleza picassiana") de Rosy de Palma (une des actrices fétiche de Almodóvar).
Le photographe a un visage extrêmement mobile, expressif, empreint d'une bienveillance et d'une douceur qui attirent le regard, on a envie de continuer à le voir parler, penser, sentir...
Il y a une scène particulièrement sensuelle, où le photographe caresse l'image projetée à travers la fente d'un volet de Gertrudis tirant l'eau du puits. On ne peut pas imaginer d'image aussi chaste et aussi torride en même temps!

La cámara oscura est un de ces films qui nous laissent sourire aux lèvres, émus, émoustillés....



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Movie 43 ( My Movie Project ) #OMFG

27.4.13 mis en ligne par Mehdi

Je ne devrais pas écrire ce billet. Je vais donner envie de voir un film qui ne sort  que le 13 Juin... Une éternité.

Et pourtant - La dernière fois, c'était "Bad Trip". Là je n'ai pas été prévenu non plus. Et j'ai ri, mieux je me suis marré. Ça fait bien bien bien longtemps que je ne me suis pas marré comme ça... Dieu que ça fait du bien. De ce bon rire qui nettoie les pores de la peau. De ce rire adolescent et incandescent tant on se sent honteux. Un rire, avec une intensité que l'on a que tous les dix ans.  Un rire qui mêle la gène à l'effarement. Et qui fait crier au génie !

JE VOUS SUPPLIE DE NE PAS REGARDER LES BANDES ANNONCES

Je sais, c'est juste impossible de ne pas suivre le courant, et forcément quand on va vous en parler, vous n'allez pas pouvoir résister à cette envie. Mais faîtes cette expérience unique de découvrir un film sans rien en savoir. En vous demandant à chaque instant "mais qu'est-ce que ce truc ? ".. Et "c'est qui ces acteurs que personne ne connait ?"

Du lourd - Il y a des stars dans ce film, je veux dire des acteurs qui ont fait plus d'une fois exploser le box-office. Genre plus que Sandra Bullock (et pourtant je l'adore). 

Le ton général vous fera oublier les 11 commandements de feu Michaël Young... Parce que ce sont des histoires écrites... Pas des copains chargés à la bière qui ne prennent pas la peine de coucher des blagues d'ivrognes sur le papier.  On y trouve les deux : de la blague de cuite qui aurait été retravaillée au propre, scénarisée voire aggravée. 

Ce film est en train de faire un gros gros carton sur certains réseaux. Il n'y a pas de hasards, les gens aujourd'hui votent avec leur "Seed".

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RueStick 2012 à Puteaux

19.9.12 mis en ligne par Jean-Philippe Trigla
La blugture reprend vie grâce au Street Art, et c'est par un hasard heureux que j'ai rencontré ce nouvel auteur : Jean-Philippe. Il est une découverte mystérieuse faite à mon école de journalisme. Son écriture, belle et très fine, avait sa place dans la blugture. J'en suis profondément heureux. 



L’art de rue descend des murs et va à la rencontre du public. En toute simplicité et toute proximité. “Deux jours, soixante artistes, accès libre” dit le programme du festival.

Libre de déambuler d’un site à l’autre. Libre de laisser libre cours à sa joie et à son envie de rencontrer, de discuter et de comprendre pourquoi l’art urbain nous touche ou nous interpelle. Libre enfin de discuter avec ceux qui le font vivre et  évoluer sans cesse.

Car rien dans l’attitude des street artistes ne trahit une quelconque suffisance ou un mépris distant. Ils sourient tout en collant, lightant, bombant et customisant les matériaux mis à leur disposition. Le public n’est pas en reste puisqu’un cube leur est dédié. Il suffit d’un bâton de craie et le mur d’expression libre se couvre de tags et gribouillages de toutes formes et couleurs. Les enfants piaffent. Les sourires claquent. Les yeux pétillent.

C’est si simple.

Oui, on est libre d’aller et venir dans tout le centre-ville de Puteaux, depuis la gare à l’esplanade de l’hôtel-de-ville, du palais de la culture au mur libre de la rue de la République.


La magie opère, fragile et invocatrice. L’oeil distingue ce qui s’élabore devant lui. L’énergie d’un trait, le gras d’une couleur projetée se transforme toujours en autre chose. Jamais ça ne devient ce que à quoi on s’attend. 



Le temps de l’échange est partagé. Chacun explique à l’autre la raison de son action, de son dessein. Il faut expliquer pour être, parfois, accepter. RueStick autorise la rencontre et la confrontation. On parle pour être compris. On parle pour tenter de saisir.

L’art urbain n’a de raison d’être que par l’enjolivement de l’espace public grâce à la création artistique. C’est l’interprétation personnelle qui se met au service d’un environnement affreusement anonyme. On ne s’arrête pas en ville, on passe. L’art urbain propose cette pause salutaire et bienveillante qui s’adresse à nos imaginaires et nos mondes intérieurs. Il ne revendique que l’arrêt sur image. Rien d’autre. Il parle à nos émotions et les titille le temps d’un regard, d’un coup d’oeil. Il laisse une empreinte. Il dessine une trace. Il marque.






RueStick, c’est le point de rencontre entre des faiseurs de rêves et des poètes de rue, des saltimbanques de la couleur et de la rime urbaine. Le public attend d’être surpris et se surprend à aimer ça.


Jean-Philippe Trigla
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SOPA POSSIBLE !!

18.1.12 mis en ligne par Mehdi


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"La curiosité d'avoir peur existe." V. Hugo

17.12.11 mis en ligne par Mehdi
Julien Tatham, un nouvel auteur de la blugture qu'il m'est assez facile de présenter. Ses oeuvres parlent avec le coeur, les sentiments sont au bout du pinceau,  de la caméra, dans les chorégraphies et les images... Et c'est pourquoi, franchement, ce billet sur Godard est le plus beau cadeau possible pour ces fêtes. Merci à ce bel être humain. Merci.


Il y a quelques mois déjà, j'ai eu la chance de recevoir le coffret de Godard  par la Gaumont.
C'était un réel plaisir. Ça l'était d'autant plus que je n'étais pas sûre de le recevoir et quelques semaines se sont écoulées quand j'ai reçu un avis de la poste pour me dire que j'avais un colis à aller chercher, j'y suis allé sans savoir ce qui m'attendait quand j'ai ouvert, c'était déjà Noël…

Et dans ce coffret, il y avait un de mes films préférés de cet auteur : "JLG/JLG - Autoportrait de décembre".



Suite à des discussions (toujours aussi passionnantes) avec Fred2baro, il m'a demandé d'écrire sur Godard. J'ai aussitôt accepté avec grand plaisir. D'abord car j'aime ce réalisateur et que lorsque l'on fait de l'image on ne peut pas l'ignorer, même si certains peuvent le détester. Puis parce qu'on se dit qu'écrire sur Godard c'est un réel exercice, écrire "sur" Godard, c'est assez délicat. Pourquoi délicat ? Étrange idée… Et bien parce que je pense que l'on nous bourre le crâne de prétentions. Parce que Godard fait peur en général, parce qu'on se dit aussi qu'il faut être intelligent pour apprécier Godard. Oui… c'est vraiment faux de croire cela, pourtant c'est souvent ce que l'on se pousse à penser.

Pour ma part, je ne suis pas intelligent (j'avoue je lis très peu) et entre nous, je n'ai pas vraiment peur de cet artiste. Peur de quoi d'ailleurs ? Pourquoi avoir peur, c'est tellement à la mode. Je pense que l'idée c'est que l'on a peur de mal interpréter, peur de ne pas avoir les références, peur de ne pas comprendre et passer pour un c.. mais bon, pour ma part, cette ignorance me rassure et m'excite.

J'ai eu la chance de suivre des études de cinéma avec des théoriciens et historiens talentueux qui m'ont apportés de bonnes connaissances dans l'histoire du cinéma mais surtout qui m'ont permis de voir autrement ou un peu plus à travers je dirai. Cependant, en tant que praticien, la théorie m'a, un temps, un peu figée. J'en étais toujours à vouloir justifier ce que je comptais filmer, y réfléchir, penser à citer, voir si je ne faisais pas quelque chose "d'interdit"… C'était stupide mais je pense que c'était un manque de confiance et surtout une façon involontaire de vouloir se comparer aux grands auteurs. Finalement, aujourd'hui ce que je retiens de cette période (en dehors des connaissances utiles) c'est que pendant que je me triturais les neurones et bien j'ai peu produit (oui, ce mot là aussi fait peur… cool).
A trop se demander, on ne fait plus et je pense qu'à trop réfléchir et tenter de décortiquer Godard en tant que spectateur, on n'apprécie plus. Il faut pourtant se laisser aller, c'est là le bonheur. Godard est un artiste riche, explosif, créatif. Chacun de ses films est toujours un plaisir, oui un plaisir. La narration est la sienne, son histoire peut être montage, mais c'est avant tout à chaque fois une œuvre singulière qui nous est proposée. Oui, une œuvre originale, qui a sa propre origine, qui suit un parcours singulier, le sien, celui d'un artiste qui avance, revient, dépasse, un artiste qui n'est pas figé.



J'ai appris aussi à lire Godard, non, ce n'est pas le bon mot… ce n'est pas lire, je dirai plutôt que j'ai appris à accepter ma façon de voir Godard, en appelant mon expérience sans validité extérieure, en faisant confiance à mon émotion et mon instinct. Un film de Godard, c'est comme être face à une toile. On est face à elle, avec elle puis on reçoit ou pas. On est en échos d'un sujet, d'un message, d'une émotion. Pas besoin de savoir pour voir. Godard travaille comme un peintre je trouve, il colle, copie des citations, des images, il compose, il ne reste plus qu'à en apprécier la symphonie et aller plus loin dans le message, mais on peut s'arrêter aussi à la musique. Ce qui effraie c'est de ne pas avoir de références, on est inquiet de ne pas suivre, mais pourtant, c'est agréable la déroute, cela fait naître des regards personnels par une création elle aussi personnelle, dont on ne dépend pas et dont on n'en connaît pas obligatoirement les rouages.
Projeter, recevoir oui. C'est lui (… de mémoire de mes cours de ciné) qui disait qu'au cinéma il faut lever son visage car l'image projetée est en hauteur alors que devant la télévision on abaisse ses yeux ou au mieux on est à la même hauteur. Je trouve cette idée fascinante. Alors après on peut se vexer si on consomme le petit écran, mais pourquoi s'emporter, ouvrons les sens aux avis contraires, aux bouleversements c'est ainsi que sa pensée s'aiguise, c'est par et avec les autres.
L'art est un regard sur le monde, un point de vue alors la déroute est vraiment importante pour éviter de voir grâce à des paraphrases plates de ce que l'on sait déjà.

En fait Mister Godard, je l'apprécie comme Mister Lynch. Il y a des échos dans la façon de voir leurs films, il suffit juste de se laisser faire, de lâcher prise et d'accepter de prendre la main du créateur, quitte à ce qu'il nous perde en cours de route et nous laisse seul dans son labyrinthe.



Et puis Godard, ce n'est pas que du cinéma, c'est de la peinture, de la littérature, de l'art vidéo, de la musique… Au prix où sont les places de cinéma, c'est tellement agréable de voir plusieurs arts en même temps.



J'ai par exemple le CD de la bande son de Nouvelle vague et c'est passionnant de l'écouter chez moi en faisant autre chose, on est plongé dans un autre espace sonore de fiction. Ca change le lieu physique et mental.



Après on n'est pas obligé de tout partager, d'être en accord avec tout, que ce soit avec l'artiste ou l’œuvre. Je suis d'accord avec Godard qui aide un gars qui se fait chopper en téléchargeant et sa position sur la propriété intellectuelle , je le suis moins quand il dit qu'on ne peut pas être avec une femme qui n'a pas les mêmes goûts cinématographiques, car au contraire on se nourrit de la différence.

Il faut arrêter d'avoir peur, ce n'est jamais très productif.
Et puis en tant qu'artiste, Godard inspire.


Lee Ranaldo (Sonic Youth) sur Jean-Luc Godard, 'One Plus One' et les Rolling Stones
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COLORS, l'After apéro idéal

10.7.11 mis en ligne par Mehdi
De Elikxir - Colors Impro
Vous êtes coincés à Paris pendant l'été, et vous vous demandez quoi faire dans cette zone improbable de la journée entre l'apéro et l'ouverture décente des boite de nuit condensées ... Il y a cet excellentissime spectacle pour lequel je peux vous avoir des réducs..  faut me le dire par mail sur blugture at gmail.com 

COLORS le 1 er Juillet au 6 Août, le Jeudi, Vendredi et Samedi à 22h30.

Théâtre du Gymnase Marie-Bell : 38 bd bonne nouvelle paris


Mais c'est quoi, COLORS ?

C'est un spectacle d'improvisation composée de 15 comédiens qui à tour de rôle pendant le mois de Juillet prennent à six la scène du Grand Gymnase. C'est tout.



C'est assez facile de faire le pitch ( le résumé ) de ce genre de ce spectacle. L'histoire se réinvente chaque soir en fonction des spectateurs et de l'invité-star surprise. Hier soir c'était Magalie Madison ( oui la Annette de Premiers baisers),  en deuxième sur la vidéo ci-dessus. Elle devait comme ses deux autres comparses proposer un début d'histoire sur le thème proposé par un spectateur (les réseaux sociaux).  Il y a environ 15 thèmes par soirée.  La spectatrice a donc choisie le thème, et alors... ben fallait être là :D Les bijoux parsèment ces spectacles, parce qu'ils sont fait d'exceptionnels et rares instants de fou rires irrépressibles et uniques.

De Elikxir - Colors Impro

Les comédiens sont excellents, et l'improvisation a cela de miraculeux, que les spectateurs sautent dans le vide avec les acteurs sur scène ... et c'est vertigineux .. Quand d'un seul coup la réplique qui sauve arrive par  miracle, ou le clin d'oeil à l'actu nous fait exploser de rire.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu de spectacle d'impro, la dernière fois c'était une demi-finale de la ligue d'impro française qui avait mis le feu au à l'Elysée-Montmartre en 2010 pour ses 20 ans.. ( mouhahaha ouais je sais spa drôle ). Ce que je devais me dire c'est que finalement les acteurs avaient beau être trés doués, on regardait plus le talent qu'on ne se marrait. Et là : COLORS, ça fonctionne c'est efficace, c'est vertigineux, délirant on est dedans de la première à la dernière minute ... Et quand pour une raison ou pour une autre il y a quelques choses qui cloche, c'est souvent le calme avant la tempête... Et là un délire dans la salle ou un "ooooh" trés affectueux ...

Bref c'est un vrai moment de bonheur qui donne la pêche et vous met la banane pour le reste de la soirée. et encore maintenant à revoir par les photos ces moments drôlesques.

Noubliez pas,  j'ai des réducs pour vous ;)

De Elikxir - Colors Impro

Merci à Elikxir sans laquelle ce billet ne serait pas illustré.
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Voyages Numériques : Mode d'emploi.

1.3.11 mis en ligne par Mehdi

Les voyages Numériques c'est ce que je vis depuis un certains nombre d'années sur le Net. C'est un peu ce que me fait découvrir ou redécouvrir le Net grâce à la sérendipité. Alors de liens en liens, de blog en blog je découvre des films , des blogs, des acteurs, des morceaux d'histoires. 

Le premier que j'ai raconté ici était à propos de l'Affaire Frost-Nixon. le Film relatant cet interview m'avait tellement impressionné que j'ai eu envie de mieux comprendre l'affaire du Watergate, donc j'ai revu "les hommes du président" avec Robert Redford et Dustin Hoffman, j'ai revu le Nixon d'Oliver Stone, j'ai recherché sur le site du washington post les articles des journalistes. Bref je profitais que le web nous donne désormais l'accès à une quantité énorme de donnée. Il suffit juste de faire sa route, de suivre la veine comme ont dit dans les mines, et de creuser.

Je n'avais pas conscience, alors, que ce j'expérimentais étais le propre d'une nouvelle expérience culturelle. Et j'adore ça ! Alors, depuis aujourd'hui, j'ai décidé de raconter un peu mes voyages numériques. J'en ai vécu quelques un ces derniers mois. Vu que j'ai été au chômage j'ai pu en particulier  suivre cette veine particulièrement prolixe dans les films américains : le football américain (projet trop longtemps repoussé), les gaz de schistes (en cours d'écriture), etc .. bref en écrivant cela je pense à d'autres sujets : la boxe, les extra terrestres, la conquête spatiale ... enfin tout un tas de sujets, c'est un peu sans fin. D'autres médias se rajouteront , avec les ebooks, les oeuvres d'art numériques. Voilà un monde merveilleux de découvertes. un peu des sortes de "Théma" do-it-yourself.. :)

A VOUS !
Racontez moi vos voyages numériques. d'un article à l'autre, d'un films à l'autre et que sais-je encore. ça se rajoute aux articles traditionnels évidemment, ce seront des articles plus "pensé", plus vécu. à moi, à vous !
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Yar-e Dabestani-e Man, un hymne à la liberté en IRAN

15.2.11 mis en ligne par Mehdi


On peut voir passer devant nos yeux des révolutions et se dire que c'est des manifestations. on peut voir des dictateurs s'enfuir et se dire qu'ils seront remplacés par d'autres dictatures , qu'elle soit religieuse ou militaire. On peut se dire que les jeunes diplômés qui se battent à main nue pour défendre des femmes et leur rues ne sont pas conscient du monde cynique qui les entoure. 
On peut faire preuve de cynisme autant que l'on veut.

Des jeunes se sont précipités sous les batons de la police pour les mêmes raisons : respecter leur droits, Respecter leur dignité, respecter un minimum d'équité. Certains ont donné leurs vies.


On peut leur reprocher d'être passionnés par une cause, un modèle démocratique perverti en occident. On ne peut pas leur reprocher de rester inactif. On peut les regarder avec inquiétude conquérir par leur propre moyens et en refusant "respectueusement" l'aide étrangère, une démocratie qui en fin de compte n'est pas seulement grecque mais profondément humaine.

On peut vouloir détourner le regard et accepter le silence de nos responsables politiques, on n'enlèvera pas le courage et la détermination de ces coeurs qui ont compris que leur combat les dépassent. Que ce n'est pas seulement pour eux , ni pour leur enfants que ces femmes et ces hommes se battent. C'est pour idée profondément ancrée en nous : la Justice.

Une chanson (dont le texte en français est plus bas) résonne dans les cortèges de manifestation à Téhéran et dans les autres villes : 
Yar-e Dabestani-e Man , (mon camarade de classe) 







Je vais essayer d'en faire la traduction ici : d'abord la version anglaise :
My schoolmate
You're with me and going along with me
The alphabet stick is above our heads
You're my spite and my woe
Our names have been carved
On the body of this blackboard
The stick of injustice and tyranny
Still remains on our body

This uncivilized plain of ours
Is covered with weeds
Good, if good
Bad, if bad
Dead is the hearts of its people
My hand and yours
Should tear up these curtains
Who can, except you and I
Cure our pain?

My schoolmate
You're with me and going along with me
The alphabet stick is above our heads
You're my spite and my woe
Our names have been carved
On the body of this blackboard
The stick of injustice and tyranny
Still remains on our body

Ma version française :


Mon camarade de classe,
Tu es avec moi et à coté de moi
la baguette du prof au-dessus de la tête
Tu es mon dépit et ma douleur
Nos noms ont été gravés
Sur le corps de ce tableau
Le bâton de l'injustice et de la tyrannie
Reste encore sur notre corps

notre sauvage plaine
Est couverte de mauvaises herbes
Bon, quand elles sont bonnes
mauvais, quand elles sont mauvaises
Mort est le coeur de son peuple
Ma main et la vôtre
devraient ouvrir ces rideaux
Qui peut, sauf toi et moi
soigner notre douleur ?

Mon camarade de classe
Tu es avec moi et à coté de moi
la baguette du prof au-dessus de la tête
Tu es mon dépit et ma douleur
Nos noms ont été gravés
Sur le corps de ce tableau
Le bâton de l'injustice et de la tyrannie
Reste encore sur notre corps

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