[Julien Tatham]mesure sonique
11/03/2009 mis en ligne par Fredérick 2 BaroJulien Tatham est de ses étoiles que l'on croise par miracle et qui nous éclaire de sa tendresse. je l'ai rencontré ici et j'ai la chance depuis d'être de ses amis, j'ai le plaisir de vous présenter sa première contribution au site de la blugture.
Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009
sain, mature, honnête,
subversif, intemporel, progressif
voilà ce que mes sens m'ont chuchoté après le concert, du rock aussi fabuleux que massif
Sonic Youth
Je me sens touché, de plus en plus vivant et libre à chaque fois que je les vois, à chaque fois que j'entends cette mélodie sonique toute en rupture.
J'étais un fan des Cure plus jeune (d'ailleurs je me demande parfois comment on peut devenir vieux, si on ne cesse jamais de s'alimenter de l'énergie des croyances de sa jouvence), mais avec Sonic Youth, je ne peux plus parler de fanatisme, le mot est loin d'être adapté; désormais c'est une toute autre approche. Ici, on peut parler de respect lié principalement à ce qu'ils nous donnent.
Oui... du bon rock, du vrai, du créatif, loin d'être bloqué dans ses certitudes, de la musique qui est en recherche perpétuelle, un art qui remet en cause la soupe habituelle, en quête de son intègre véracité. Ici, on ne fabrique pas, on ne pinaille pas; on propose. Par des interrogations parfois impulsives, laconiques ou soudainement brutes, presque animales... il y a ce quelque chose de primal qui nous sauve et nous permet d'ouvrir puis de nous ouvrir.
D'un point de vue artistique, c'est toujours comme ça que j'ai imaginé la musique, et Sonic Youth est le pur écho de cette quête. Avec Sonic Youth, le rock peut être.
Après un de leur concert, presque une performance, je me sens rassuré. Allant au-delà de leurs propres limites, dépassant un quelconque cadre dans lequel ils pourraient eux-mêmes s'enfermer, ils ne cessent de briser en fragments les frontières trop délimitées. Et c'est sûrement dans cet espace, au delà des marques, qu'il y a le lieu magique où tout est possible.
Ouverts d'esprit, ils nous ouvrent les yeux. Mon coeur, lavé, récuré est prêt à être rempli de nouveau. Les brèches sont permises et utiles. Je retrouve la force...
Après chacun de leurs shows, l'art demeure, et me concernant je sens à fleur de peau qu'il va rester, grandir pour nourrir ma vie. Ils nous donnent tant et surtout maintiennent la foi, cette même foi qui se fait attaquer chaque jour. Je ne parle pas de foi religieuse, non. Juste de celle qui donne de la texture à nos vies, ce quelque chose d'invisible qui nous permet de nous projeter face et en dehors de soi, cette foi qui est la base de toute existence.
L'intelligence se résume parfois avec un son. Et ce n'est pas comment faire un son qui a besoin d'être appris, c'est l'écoute qui a besoin d'être exercée, disponible pour être lucide face à la folie que nous pouvons assumer pour nous enrichir.
C'est parce que nous avons été nourris que nous pouvons ensuite continuer à créer, parce que nous avons reçus.
Nous avons toujours besoin d'attraper ce que nous entendons, nous sommes trop souvent inattentifs et nous écoutons toujours les mêmes sons de cloches alors nous perdons les sens nouveaux et devenons d'une certaine manière sourds puis muets. Car nous pouvons toujours entendre si nous sommes attentifs, nous oublions simplement et régulièrement de voir d'où vient le son, de situer sa provenance. De toute façon qu'on le désire ou non, c'est là, né d'un petit quelque chose qui a des choses à dire... il ne nous reste plus qu'à lui répondre.
Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009
vidéo faite avec la camera de mon appareil photo :
Sonic Youth from Julien Tatham on Vimeo.
Autre article sur Sonic Youth de reflecting story (http://reflectingstory.com/art-creations/sonic-youth/)
site officiel de Sonic Youth (http://www.sonicyouth.com/)
[Brùjula] La cámara oscura
11/01/2009 mis en ligne par Fredérick 2 BaroBrujùla est une nouvelle auteure que ne manquera pas de donner une saveur espagnole à cet écrin qu'est le site de la blugture. Je suis profondément heureux de l'accueillir parmi nous.

La bande annonce de ce très beau film argentin ne lui fait pas honneur. Le titre fait allusion à la chambre noire du photographe qui va révèler Gertrudis, le personnage principal, à elle-même, qui va réveiller la sensualité de cette femme mûre, "laide au pré dormant".
Gertrudis est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs en Argentine. Sa mère accouche sur la passerelle du bateau, ce qui lui ôte d'emblée la possibilité d'être argentine. De surplus elle est très déçue d'avoir une petite fille, n'avait pas choisi de prénom pour cette éventualité, elle vit cette naissance comme un malheur... C'est donc l'officier d'état-civil argentin qui choisit le prénom de ce bébé "très laid" d'après un de ses frères...
Ce début improbable, difficile, donne d'emblée le ton de la vie de Gertrudis. Laide, invisible, pas désirée, elle passe de longues heures au cabinet d'aisance en rêvant devant des contes d'enfants, fait tapisserie au bal...
Un riche agriculteur du coin en fait son épouse après avoir été abandonné par la précédente, qui était très belle!
Gertrudis est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs en Argentine. Sa mère accouche sur la passerelle du bateau, ce qui lui ôte d'emblée la possibilité d'être argentine. De surplus elle est très déçue d'avoir une petite fille, n'avait pas choisi de prénom pour cette éventualité, elle vit cette naissance comme un malheur... C'est donc l'officier d'état-civil argentin qui choisit le prénom de ce bébé "très laid" d'après un de ses frères...
Ce début improbable, difficile, donne d'emblée le ton de la vie de Gertrudis. Laide, invisible, pas désirée, elle passe de longues heures au cabinet d'aisance en rêvant devant des contes d'enfants, fait tapisserie au bal...
Un riche agriculteur du coin en fait son épouse après avoir été abandonné par la précédente, qui était très belle!
Nous retrouvons Gertrudis et sa famille 20 ans plus tard. Elle a accompli à la perfection son devoir d'épouse, mère, maîtresse de maison... Mais elle garde son jardin secret, les livres, la poésie, l'émerveillement devant la beauté de la nature, les mystères de l'univers... Elle aime s'entourer de beauté, prend soin méticuleusement de son intérieur, de ses fleurs, fait des bouquets avec des mouvements minutieux.
C'est son mari qui va embaucher le photographe français ambulant qui va la sortir de cette torpeur...
Pas de suspense, puisque la première image du film est celle du fils aîné de Gertrudis la cherchant au petit matin, devant une table et une cuisine qui n'ont pas été rangées....
Cette histoire qui peut paraître banale, ou classique, est racontée doucement, avec de très belles images, un rythme tranquille, sans images superflues. Se mêlent au film quelques séquences d'animation surréalistes qui renforcent cette sensation de rêve éveillé, d'attente, d'irréalité.
Tout dans ce film est soigné. La propriété où vit Gertrudis, sa maison, ses enfants, tout est beau autour d'elle.
C'est son mari qui va embaucher le photographe français ambulant qui va la sortir de cette torpeur...
Pas de suspense, puisque la première image du film est celle du fils aîné de Gertrudis la cherchant au petit matin, devant une table et une cuisine qui n'ont pas été rangées....
Cette histoire qui peut paraître banale, ou classique, est racontée doucement, avec de très belles images, un rythme tranquille, sans images superflues. Se mêlent au film quelques séquences d'animation surréalistes qui renforcent cette sensation de rêve éveillé, d'attente, d'irréalité.
Tout dans ce film est soigné. La propriété où vit Gertrudis, sa maison, ses enfants, tout est beau autour d'elle.
Les personnages sont bien campés, l'actrice qui joue Gertrudis a un physique difficile mais en joue à merveille (elle n'est pas sans rappeler la "beauté cubiste" ("belleza picassiana") de Rosy de Palma (une des actrices fétiche de Almodóvar).
Le photographe a un visage extrêmement mobile, expressif, empreint d'une bienveillance et d'une douceur qui attirent le regard, on a envie de continuer à le voir parler, penser, sentir...
Il y a une scène particulièrement sensuelle, où le photographe caresse l'image projetée à travers la fente d'un volet de Gertrudis tirant l'eau du puits. On ne peut pas imaginer d'image aussi chaste et aussi torride en même temps!
Le photographe a un visage extrêmement mobile, expressif, empreint d'une bienveillance et d'une douceur qui attirent le regard, on a envie de continuer à le voir parler, penser, sentir...
Il y a une scène particulièrement sensuelle, où le photographe caresse l'image projetée à travers la fente d'un volet de Gertrudis tirant l'eau du puits. On ne peut pas imaginer d'image aussi chaste et aussi torride en même temps!
La cámara oscura est un de ces films qui nous laissent sourire aux lèvres, émus, émoustillés....
[Sosso] Mariee Sioux au Café de la danse
11/01/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro
Je Peyotle, Tu Peyotles, nous peyotlons à Nevada city... Relire Dalva de Jim Harrisson, se souvenir de Sitting Bull, porter des sacs à franges, chuchoter des secrets dans le creux d’un rocher et connaître enfin son animal totem. Dans la famille petite indienne je demande Mariee Sioux. 8 chansons si joliment ciselées dans « Faces in the rocks », son premier album qui date déjà de 2007. Flûte, arpèges délicats, « banjo blues » et une voix flottante comme de la soie qui vient vous caresser les oreilles. Hier soir au Café de la danse, seule ou avec Matt Bauer, immense bucheron timide, tous 2 maquillés façon Halloween. « Tonight we are all dead », fantômes charismatiques pour un temps suspendu au bord de la rivière où l’on entend les berceuses de maman ours au pays de "Bravitzlana Rubakalva", "where we can watch all the miracles happening". Nagawika je suis, Mariee sioux j’écouterai.
[Sabine] We want Miles : oh yes we do !
10/27/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro
C’est toujours un plaisir de partager l’ambiance d’une inauguration. Timing de soirée, petite foule à l’entrée, on sent l’événement et la curiosité de la nouveauté. Le 16 octobre pour l’expo We want Miles, à la cité de la musique, le tout paris était au rendez-vous.
Parler d’un événement culturel est, pour moi, un exercice épineux. Que dire qui ne soit déjà su d’un demi-dieu du jazz ? Que partager qui ne soit ne soit dit, redit et convenu ? Combien en dire quand on n’est pas expert d’un sujet qui compte autant de passionnés ? Alors encore une fois je prends le parti de ma subjectivité.
J’ai déjà pu l’évoquer sur ce blog, je comprends mal comment on peut taxer le jazz d’élitiste. La vie et l’oeuvre de Miles Davis en sont une nouvelle preuve. C’est l’histoire d’un p’tit black fils de bourgeois, encouragé par sa mère à se fondre dans la société américaine dirigée par “les blancs”, qui pourtant choisit comme instrument la trompette -emblématique de sa communauté. De Saint-Louis à New-York en passant par Paris, il deviendra un des plus grands trompettiste de son temps, un artisan du jazz, star incontestée dans le monde entier.
La cité de la musique nous raconte son parcours, ses partenaires mentors et disciples, l’évolution de sa musique,celle du mouvement jazz et son apport à celui-ci. Avec toujours toile de fond le parcours humain de l’artiste, ses femmes, la drogue, le poids de la couleur noire de sa peau et son voeu d’”être blanc”, la soif de reconnaissance et la fierté communautaire.
Le matériel présenté est de grande qualité avec quantité de pièces originales prêtées entre autres par la famille de Miles Davis (qui a pointé son nez et son fort accent amerloque à l’inauguration). Vinyles, partitions, photographies, courriers, films, instruments et bandes son live en fond sonore et en libre écoute font la richesse de cette expo. Mais sa grande valeur ajoutée, c’est selon moi dans sa scénographie qu’elle réside : murs, sols et plafonds noir, itinéraire chronologique (8 étapes thématiques, chacune pour une période de la musique de Miles) dont on peut s’évader librement, alcôves en forme de sourdine pour faire honneur à des temps forts et pièces phares de l’exposition, font de la visite une plongée dans la nuit du jazz. Incontournable.
We want Miles, exposition à la Cité de la Musique , 221 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris. (métro Porte de Pantin)
Du mardi au samedi de 12h à 18h, le dimanche de 10h à 18h, nocturne le vendredi jusqu’à 22h.
Le site de l’expo
La billetterie en ligne
Du mardi au samedi de 12h à 18h, le dimanche de 10h à 18h, nocturne le vendredi jusqu’à 22h.
Le site de l’expo
La billetterie en ligne
20 ans après la chute du mur de Berlin, la concorde
10/26/2009 mis en ligne par Fredérick 2 BaroJ'ai appris, à mon grand plaisir, que l'on fêtera à Paris pour la première fois l'anniversaire de la chute du Berlin. 20 ans après la chute du mur , le 9 Novembre, sera donné à la place de la concorde un concert. 27 violoncellistes interpréteront les morceaux que Rostropovitch a joué ce jour là.
Ce violoncelliste de génie nous a quitté le 27 avril 2007 à l'age de 80 ans.
Des projections auront lieu pendant 25 minutes sur les façades de la rue Royale entre la place de la concorde et la place de la Madeleine. Ces projections représenteront le mur, la porte de Brandebourg et les événements qui ont déchirés l'Europe jusqu'à la fin du mur de fer. Des choeurs seront installés aux balcons des hôtels de la place.
Les ambassadeurs des 27 pays de l'Union Européenne assisteront en compagnie du premier ministre pendant que Nicolas Sarkozy assistera à la diffusion de l'événement parisien sur Ecran Géant à Berlin en compagnie de la chancelière Angela Merkel.
Pour moi c'est probablement l'événement majeur de la fin du 20 ème siècle. Il est la vraie finalité de la création de l'Europe C'est à dire l'arrêt des guerres en Europe.
La chute du mur de Berlin est un événement pas seulement médiatique, mais surtout historique et populaire.
Elle a été un concours de circonstance et le résultat de la pression du peuple Est-Allemand et de l'effondrement économique de l'union soviétique en partie provoqué par l'affaire Farewell.
En 1989 la Perestroïka (reconstruction) de Gorbatchev a lancé en Europe de l'Est un mouvement d'ouverture historique.Alors qu'un vent de liberté souffle sur l'Europe de l'est, la Pologne puis la Hongrie donnent des signes d'ouverture au peuples souffrant de l'autoritarisme soviétique. L'allemagne de l'est, séparée de sa soeur jumelle depuis la nuit du 12 au 13 Aout 1961 manifeste cette année là au cours des manifestations du lundi à Leipzig le désir d'une démocratie véritable. Du 4 septembre, date de la première manifestation au 4 Novembre de nombreux est-allemands se réunissent chaque semaine à travers toute la RDA et c'est bientôt des centaines de milliers d'allemands qui participent à cet élan populaire qui fut réprimé violemment par la police le 4 octobre 2009 mais qui perdura jusqu'au 9 novembre où une loi autorisant les voyages fut annoncé lors d'une conférence de presse :
Question d'un journaliste : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »
Les allemands se ruèrent sur le mur pour atteindre l'autre partie et devant l'afflux, le mur tomba. Au sens figuré bien sûr, parce que comme le montrent les images ce ne fut pas simple.
Schabowski, feuilletant ses notes : « Autant que je sache — immédiatement. »28
Pierre Lelouche a eu là une excellente idée et politique et historique.. Probablement un des plus beaux gestes de ce gouvernement à mon avis.
Youtube met également en place pour l'occasion une organisation particulière pour célébrer la liberté d'expression. Une chaine à laquelle vous répondez avec soit l'histoire de ce que vous avez fait pour favoriser la liberté d'expression , soit pour défendre la liberté d'expression d'une personne qui ne pouvait le faire. J'ai bien envie de le faire, même si ce serait un peu de vantardise , voilà une vidéo que j'ai provoqué .. de mes petites main et de ma petite voix .. et même que j'en suis très vachement fier.. mais j'ai fait plus , mais ça suffit comme ça moi je dis ...
Away we go, m'a emmené très haut
10/23/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro
Away we go est le dernier film de Sam Mendes, mais c'est surtout un film d'amour. Pas un film girly, pas un film guimauve, pas non plus un film de trentenaire, juste , mais c'est déjà beaucoup, un film d'amour.Pas de violon non mais pas de l'eau de rose non plus, il y a du réaliste et même des sujets tragiques que l'on a tous croisé dans notre entourage. Ce film est tendre et fort, triste et rigolo.. il me fait regretter de n'avoir personne dans ma vie parce que très clairement on aurait faits des petits d'amour ce soir ...
Et puis quelle plaisir de retrouver ces acteurs que j'adore :
John Krasinsky : le Jim Halpert de la version américaine de "The Office". On le retrouve dans un rôle assez similaire un tout petit peu plus loufoque, juste assez pour sentir venir la vanne et adoucir avec un certain charme des situation tendues.
Maya rudolph : Elle m'était inconnue, elle est plus habituée aux émissions de Saturday Night Live, c'est une des meilleurs surprises de ce film.
Allison Janney : La C.J. de The West Wing, dans un personnage tout simplement hilarant qui est bien loin de son rôle de secrétaire d'état de la série "A la maison blanche" .. et c'est un régal !! Sa performance de comédienne est époustouflante.
Maggie Gillenhaal : J'adore cette comédienne !! Elle donne à ces personnages une profondeur et une sincérité rare, ce qui est totalement bluffant compte tenu du caractère totalement ahurissant de ceux-ci. Dans ce film elle ne change rien. et s'applique avec un sérieux déconcertant a proféré les plus fantastiques anneries. J'en suis encore explosé de rire.
Je pourrais vous en dire plus sur la beauté de ce film autant au niveau des images que de la mise en scène. Je pourrais mais j'attend juste que vous me donniez votre avis. donc allez-Y
Plus d'info ici, sortie le 4 Novembre.
P.S: Ah ! Et il y a aussi une déclaration d'amour dans ce film, une belle belle déclaration. <3
ONJ au théâtre marigny, Yael Naim, Irene Jacob, Rokia Traore et Daniel Darc comme un collier de perles
10/16/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro
Lundi 26 Octobre, à 20h30 au Théatre Marigny.
ça sera une soirée exceptionnelle pour sûr. Mais le miracle viendra du mélange et je ne doute pas, tant je connais le talent de chacun des artistes sur scène, qu'il va se passer quelque choses de magique, d'exceptionnel à cette soirée là.
ça sera une soirée exceptionnelle pour sûr. Mais le miracle viendra du mélange et je ne doute pas, tant je connais le talent de chacun des artistes sur scène, qu'il va se passer quelque choses de magique, d'exceptionnel à cette soirée là.
Commençons par cette petite perle noire, forcément, Rokia Traore..
On ne tombe pas forcément tout de suite amoureux de sa musique. Il y a que l'oreille n'est pas assez exigeante pour comprendre ce qui se trâme dans cette mélodie. Il faut quelque fois, comme pour RadioHead, se laisser prendre , savoir s'abandonner. Le contexte du concert lui ira comme un gant et lui offrira une caisse de résonance exceptionnelle.
Voici une interview faites il y a un bout de temps :
Voici une interview faites il y a un bout de temps :
Yaël Naïm, ensuite, extraordinairement connu par le titre repris pour la pub de Apple "New Soul", va personnellement me rappeler un souvenir exceptionnel avec les seesmiceurs . Il est certain que sa voix pleine de charme se plie parfaitement aux Jazz proposé par l'ONJ sous la direction de Daniel Yvinec qui rend ici hommage à Robert Wyatt.
Irène Jacob est presque inattendue, je la connais comme actrice et aussi belle soit-elle, il faut un peu chercher pour l'entendre chanter. On comprend encore une fois à quel point l'événement est exceptionnel.Daniel Darc ajoute une petite pincée de voix masculine dans cette galerie de belles femmes. je le connais très peu, je vous avoue. J'écoute en ce moment même ce qu'il fait. Cela crée chez moi une certaine curiosité de le voir avec un orchestre.
Je trépigne d'impatience d'aller voir ce spectacle exceptiionnel et unique (encore une fois).. Que vous pourrez visualiser sur qobuz.com.
D'où vient cette enthousiasme ? Pour moi c'est celui de voir ces trois belles femmes, avec un très bel orchestre pour les soutenir, voire pour nous faire nous envoler. Ensuite, il y a ce bonheur technologique de pouvoir le partager en ligne avec qobuz.. Et là je me dis que l'alchimie est quasi parfaite... :) j'ai hâte d'y aller !!!
[Baci] J'ai halluciné devant Creature
10/09/2009 mis en ligne par Fredérick 2 Baro
Bon allez, oui.

Et me voila donc arrivée au musée des arts forains à Paris pour aller écouter un groupe dont j'ignore tout sauf le nom : Creature. 21h30, ça commence. Creature est sur scène. Première note qui sort des instruments de musique. Ma machoire se déboîte : je reste bouche bée devant le tsunami qui s'avance vers moi. Je m'attendais à tout sauf à cette puissance. (Youtube : Who's Hot or Not)
Pour une découverte c'est une découverte. La musique déménage, ils sont hyper investis dans leur concert, très complices aussi. Ils ont l'air assez jeune et pourtant, c'est pas la kermesse ici, c'est super pro.
Le cadre juste superbe ne gâche rien, ils se servent bien des éléments de la scène en forme de colonnes de manège par exemple. Entre deux morceaux, ils nous racontent parfois quelques anecdotes rythmées par leur délicieux accent québécois.
Un vrai concert qui met le sourire, qui fait danser et crier aussi.
Ils sont 4 sur scène : le batteur, la bassiste, le guitariste la qui fait tout mais surtout les claviers. Tout le monde chante mais surtout le guitariste et la touche à tout. Le batteur est définitivement parti dans une dimension parallèle : il joue avec un sourire béat sur le visage, il n'est pas là juste pour nous, il vit son truc à fond. Je le regarde parfois à la limite du fou rire. La bassiste toute lookée communique énormément avec les autres/le public par le regard. Le guitariste fait le beau gosse, saute depuis l'ampli, joue du violon avec sa guitare, nous met en joue avec ses notes, pousse sa voix dans des directions improbables.
On en vient à la déglinguée géniale du lot, la zébulon du groupe.Madame je suis au clavier mais aussi aux percussions et tiens aussi au chant et tant que j'y suis je vais aller danser un peu avec la bassiste et zou sautons partout sur les fly case. Elle a une énergie incroyable.Sur ses bras, il y a ce que je suppose être un pense-bête pour l'ordre des chansons. Sur ses jambes, elle a écrit "I AM A CREATURE" Bon en fait, je pensais soit à ça soit au fait que des créatures ont pris possession de son corps. Je vois pas d'autre explication.
Ils sont 4 sur scène : le batteur, la bassiste, le guitariste la qui fait tout mais surtout les claviers. Tout le monde chante mais surtout le guitariste et la touche à tout. Le batteur est définitivement parti dans une dimension parallèle : il joue avec un sourire béat sur le visage, il n'est pas là juste pour nous, il vit son truc à fond. Je le regarde parfois à la limite du fou rire. La bassiste toute lookée communique énormément avec les autres/le public par le regard. Le guitariste fait le beau gosse, saute depuis l'ampli, joue du violon avec sa guitare, nous met en joue avec ses notes, pousse sa voix dans des directions improbables.
On en vient à la déglinguée géniale du lot, la zébulon du groupe.Madame je suis au clavier mais aussi aux percussions et tiens aussi au chant et tant que j'y suis je vais aller danser un peu avec la bassiste et zou sautons partout sur les fly case. Elle a une énergie incroyable.Sur ses bras, il y a ce que je suppose être un pense-bête pour l'ordre des chansons. Sur ses jambes, elle a écrit "I AM A CREATURE" Bon en fait, je pensais soit à ça soit au fait que des créatures ont pris possession de son corps. Je vois pas d'autre explication.
(Youtube : Pop Culture)
Ces 4 Creature ont tout compris à la scène en tout cas. Il m'arrive régulièrement d'aller écouter des gens dont je ne sais rien en concert, jamais jusque-là on ne m'avait embarquée aussi directement dans un trip si jouissif. Aucun temps mort, pas de temps d'adaptation nécessaire, Creature m'a illico déménagé le cerveau. C'était juste terrible.
Ces 4 Creature ont tout compris à la scène en tout cas. Il m'arrive régulièrement d'aller écouter des gens dont je ne sais rien en concert, jamais jusque-là on ne m'avait embarquée aussi directement dans un trip si jouissif. Aucun temps mort, pas de temps d'adaptation nécessaire, Creature m'a illico déménagé le cerveau. C'était juste terrible.
Myspace : http://www.myspace.com/creaturecreature
[JUB] Mary & Max
9/26/2009 mis en ligne par Jub
Par Jub

Quand je suis arrivé dans les locaux de Gaumont, j’ignorais à peu près tout de « Mary & Max ». Après coup, j’ai appris que c’était un de ces films dont « tout le monde parle »,
mais dont personne n’avait jugé pourtant utile de me parler.
« Mary & Max » est un film d’animation.
Et j’imagine que c’est avant tout par cela que « tout le monde » en parle.
Pourtant le prodige que réussit « Mary & Max », c’est de nous faire oublier qu’il s’agit d’un film d’animation.
La technique de réalisation est à la fois secondaire et essentielle.
Rapidement, elle se fait oublier, même si il est évident que ce film n’aurait pas eu le même impact s’il avait été tourné avec de vrais acteurs.
C’est avant tout le film d’une histoire entre deux êtres humains perdus, dans un monde trop confus, et qui en trouve en l’autre l’île qui permet d’avancer.
Max, espèce de Omer Simpson dépressif, et Mary, Mafalda un peu paumée, sont super attachants.
Je n’ai pas quitté la salle sans y laisser quelques larmes d’émotions, saupoudré de mes sourires préférès.
Pas ceux qui revêtent la condescendance de ceux qui savent vivre.
Ceux qui s’habillent de gratitude sincère.
Gratitude pour ce génial Adam Elliot de rappeler comme il est bon d’être humain.
Et comme il est bon de ne pas vouloir/savoir vivre comme tout le monde.
« Mary & Max » ?
Il n’y a pas à réfléchir… Il faut aller le voir… et Vite !
Sortie en salle le 30 Septembre 2009

Quand je suis arrivé dans les locaux de Gaumont, j’ignorais à peu près tout de « Mary & Max ». Après coup, j’ai appris que c’était un de ces films dont « tout le monde parle »,
mais dont personne n’avait jugé pourtant utile de me parler.
« Mary & Max » est un film d’animation.
Et j’imagine que c’est avant tout par cela que « tout le monde » en parle.
Pourtant le prodige que réussit « Mary & Max », c’est de nous faire oublier qu’il s’agit d’un film d’animation.
La technique de réalisation est à la fois secondaire et essentielle.
Rapidement, elle se fait oublier, même si il est évident que ce film n’aurait pas eu le même impact s’il avait été tourné avec de vrais acteurs.
C’est avant tout le film d’une histoire entre deux êtres humains perdus, dans un monde trop confus, et qui en trouve en l’autre l’île qui permet d’avancer.
Max, espèce de Omer Simpson dépressif, et Mary, Mafalda un peu paumée, sont super attachants.
Je n’ai pas quitté la salle sans y laisser quelques larmes d’émotions, saupoudré de mes sourires préférès.
Pas ceux qui revêtent la condescendance de ceux qui savent vivre.
Ceux qui s’habillent de gratitude sincère.
Gratitude pour ce génial Adam Elliot de rappeler comme il est bon d’être humain.
Et comme il est bon de ne pas vouloir/savoir vivre comme tout le monde.
« Mary & Max » ?
Il n’y a pas à réfléchir… Il faut aller le voir… et Vite !
Sortie en salle le 30 Septembre 2009











