[JUB] Looking for Eric

28.4.09 mis en ligne par Jub
CC strayhuman

 Ce lundi soir, j'ai eu la chance d'assister à une projection en avant-première du nouveau film de Ken Loach, Looking for Eric.

Pour tout vous dire, quand je me suis rendu au club de l'Etoile, sous une pluie tombante, à peine débarrassé d'une migraine fulgurante venu un peu plus tôt me chatouiller les neurones, j'aurais volontiers été téléporté n'importe où ailleurs que sur un fauteuil de cinéma à regarder une des dernières fables sociales de Ken Loach.
Parce-qu'on pouvait bien tenter de me vendre que pour une fois Loach était comique, le fond de ses histoires est rarement coloré d'un optimisme à tout épreuve...

Et d'ailleurs, Ken Loach ne manque pas à nouveau ici d'égratigner cette société absurde, ses nouveaux riches, son argent aliénant, ou ses stades de foot aux tribunes aseptisées et inaccessibles aux portefeuilles du peuple.

Pour autant, le film ne prend sa vraie dimension que quand arrive King Eric.
Le film devient plus qu'un nouveau Ken Loach quand débarque KEN-TONA, l'ange gardien de cet autre Éric, postier mancunien dont la vie part en couilles.

Du bientôt légendaire "I'm not a man. I'm CANTONA!" jusqu'à la jouissive scène finale, les gorges peuvent se déployer et laisser les rires exploser.

Le film ne sort sur les écrans que le 27 Mai, après sa présentation officielle à Cannes.
Mais notez quelque part qu'il faudra aller le voir!

Et une bande-annonce pour vous en convaincre définitivement...
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[Sebika] : À VENIR…

28.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Regards égarés est un jolie blogue croisé lors de mes pérégrinations numérique. la lecture montre une amoureuse des musées et elle nous fait joliment partager cette passion. Bienvenue donc :)

En cette fin de vacances scolaires, le soleil s’en est allé et la rentrée approche à grands pas.


Tant et si bien que je me suis crue dimanche toute cette journée de samedi !
Heures monotones, où il fait bon se rappeler que vient très bientôt le fameux Joli mois de Mai… chantre de moments malicieux… avec ses longs week-ends et sa promesse de soleil.
Je tenais donc à rappeler à votre bon souvenir, si vous n’y pensiez pas, quelques événements à venir… très prochainement.
* Vous serez ainsi heureux de voir revenir la très appréciée Nuit des musées. Elle se fera je l’espère toute aussi joyeuse et sympathique que les années précédentes… C’est avec impatience, donc, que j’attends moi-même le samedi 16 mai, en espérant que je réussisse à me concocter à nouveau un programme de choix !

Conception visuelle, Laurent Grasso.
Conception visuelle, Laurent Grasso.
Un événement vraiment très intéressant, permettant de visiter musées et villes sous des angles atypiques… et surtout, non réservé aux seuls parisiens. Je vous invite donc à aller faire un tour sur le site de l’événement… afin de découvrir toutes les merveilles que l’on vous propose pour l’occasion.
* Amis parisiens ou amis de passage à Paris fin mai, je vous invite également à aller faire un tour du côté du Parc de la Villette. Pour quoi faire ? Dans un premier temps, pour découvrir les lieux, très agréables par beau temps… Et bien sûr, pour la simple et bonne raison que s’y produira le Festival Villette Sonique du 27 au 31 mai. L’an dernier j’avais eu l’occasion d’assister à quelques concerts gratuits, notamment celui du célèbre Sage Francis…


Cette année encore, une programmation riche, dont de nombreux choix totalement libres d’accès ! Alors, je vous le demande !? Qu’est-ce qui vous empêche d’aller jeter un oeil au programme de cet événement des plus printaniers ?
Je ne vous cache pas que j’ai déjà ma petite idée quant à mon programme personnel…
Et je ne vous parle pas des nombreuses sorties cinématographiques qui viendront égayer notre mois de Mai… (Sans oublier le mythique Festival de Cannes, qui aura lieu cette année du 13 au 24 mai !)

Profitez bien !
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L'odyssée Celtique / interactive /des chevaliers / techno / extraordinaire

27.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Date à se souvenir:
  • 28 avril Lancement du jeu sur le site Odyssee-celtique.com
  • 6 -9 Mai jeu dans la forêt de Brocéliande

Je suis très très très fier de vous parler de ce projet (j'en avais déjà parler en octobre )..1 /parce que je suis breton .. euh.. non mais j'ai clairement envie de changer de nationalité en voyant cette aventure mise au point par des petits jeunes et qui depuis 6 ans renouvellent cette aventure mêlant technologie et raid d'aventure.

Sam vous expliquant rapidement de quoi il s'agit et vous annonce un jeu qui commence dès Mardi :


pour ceux qui diposent d'un peu plus de temps voici une interview plus détaillée et donc avec un peu plus d'éléments :



« J’annonce une nouvelle quête,
sauvons ensemble notre planète,
à tous les humains de par le monde,
devenez Chevaliers de la Terre Ronde »
( extrait du site internet )
C'est donc tout un univers qui vous est proposé là, avec un raid d'aventure où chaque équipe participante (des étudiants d'école ou de facs) devront faire un parcours pendant trois jours tout en répondant à des énigmes. Les équipes sur le terrain seront aidées par les internautes qui disposeront d'une interface web (en ligne sur internet) dédiée.

Tout le monde peut participer...
Chaque internaute qui supportera son équipe -pardon son clan- pourra participer à la résolution des énigmes et ainsi faire gagner "ses" chevaliers... Car comme vous le devinez déjà il s'agira des mythes de Merlin, d'Arthur et de la forêt de Brocéliande... des druides ? peut-être, enfin je ne sais pas, je serai au même niveau que vous...
Mêler aventure et nouvelle techno est une vraie nouveauté à cette échelle, l'idée va au-delà du jeu et toute les générations participent. Les enfants dans les écoles sont mis à contribution tout comme les habitants d'une région qui aiment (et je le comprends) cette histoire chevaleresque et magique de leur pays.
En conclusion je vous encourage à porter la bonne parole si vous en avez les moyens, et en tout cas à en parler autour de vous et de poser toute les questions que vous jugerez nécessaire sur leur site... ou en commentaire ici, je tâcherai de vous aider comme je peux.
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Ous'Tal'n'ifs en concert à l'O'sullivan le 28 avril à 19h30

27.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
O'Sullivan Métro Pigalle ( à coté du moulin Rouge)
J'ai deux confessions à vous faire :
1/ Je préfère les voir en concert et
2/ c'est un copain... que je suis depuis au moins deux ans .. D'ailleurs vous retrouvez quelques unes des photos que j'ai prise du Leader sur son Myspace,


Emergenza, c'était de la folie .. Le groupe avait passé les qualifications semaine après semaine pour arriver à la grande finale à l'Elysée Montmartre ... C'était leur première participation... à l'époque la petite soeur était à la batterie (elle gagna d'ailleurs le prix du meilleur batteur) et lui Oussam à la guitare. Il vous explique tout dans la vidéo .. Je le kiffe ce mec parce que c'est un bonheur de mec... et doué avec ça !

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#S18 Les vernissages ne sont plus ce qu'ils étaient ..

27.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Avec mon camarade Jub on s'est fait une petite balade samedi soir, histoire d'aller boire un coup à l'oeil et de trouver un Open Bar quelconque..Manque de chance c'est pas le genre de choses que l'on trouve sur Google.. parce que dans la vraie vie ça n'existe pas des bons plans comme ça ..
Alors le monsieur me dit "trouve nous des vernissages !" Les vernissages sont des inaugurations d'expositions, pour les galeries d'art cela permet d'annoncer de nouveaux artistes. Si c'est bien organisé il y a des petits fours et du champagne ... aheum... J'étais bien parti pour ne faire absolument rien et j'avais même pris de l'élan. Mais me voilà à chercher des vernissages le 25 avril .. Eureka !! on est allé dans trois galeries :



GALERIE VANESSA QUANG
Galerie Nordine Zidoun
ROMAIN KRONENBERG

Mais à vrai dire j'ai été un peu déçu .. sauf par la perfomance de Romain Konenberg, la dernière expo. Merci à Jub pour avoir capturé l'ambiance :




Alors je me suis dit pourquoi pas annoncer les vernissages / finissages afin que l'on puisse partager nos expériences pas toujours positive des vernissages qui décidément ne sont plus ce qu'ils étaient... et puis accessoirement de boire un coup à l'oeil... :)

Voici la semaine 18 :
( attention la liste n'est pas exhaustive.. )
29 avril
Visite de l’exposition de Detanico & Lain
Jeu de Paume (Concorde) Visite de l’exposition de Detanico / Lain
Je garantie pas l'entrée libre .. :/
1, place de la Concorde - 75008 Paris

Visages du commerce équitable :
18h Galerie VU Paris 4ème
2 rue Jules Cousin - 75004 Paris
Exposition à la Galerie VU’
du 30 avril au 10 mai 2008

François-Xavier et Claude Lalanne
30/04/2009 - 06/06/2009 - JGM Galerie - 79 rue du Temple - 75003 Paris - France

Julien des Monstiers - Les chroniques du Pôle
29/04/2009 - 30/05/2009 - Galerie Isabelle Gounod - 13, rue Chapon - 75003 Paris - France

Je suis une visualisation du son
29/04/2009 - 14/06/2009 - Galerie Stanislas Bourgain - 48 rue Chapon - 75003 Paris - France

insides/insights / NEVEN ALLANIC / FARAH ATASSI / NATHALIE ELEMENTO / MARIE JEANNE HOFFNER / KAMA SO
29/04/2009 - 30/05/2009 - Galerie Anne + Art Projects - 85 rue Victor Hugo - 94200 Ivry sur Seine - France

ERIC FISCHL - Ten Breaths
29/04/2009 - 13/06/2009 - Galerie Daniel Templon - 30 rue Beaubourg - 75003 Paris - France

Hiraki (peintures)
jusqu'au 29/05/2009 - Galerie Nichido Paris - 61 faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris - France
30 avril

Antonio Saint Silvestre - "Le monde est fou, j'adore"
01/05/2009 - 30/05/2009 - Galerie Lélia Mordoch - 50 rue Mazarine - 75006 Paris - France

NY Masters
30/04/2009 - 30/05/2009 - Galerie Jean-Luc & Takako Richard - 74 rue de Turenne -75003 Paris - France

View S18 Les blugture-Vernissages in a larger map
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[jub]Romain Kronenberg

26.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Je dois avouer que quand je suis entré dans la galerie Martine Aboucaya, à l’heure où la performance de Romain Kronenberg débutait, je n’étais pas particulièrement excité.

A vrai dire, seule trois rangées de gobelets en plastique parfaitement alignées sur le présentoir d’accueil, et superbement colorées par un liquide couleur bordeaux parvenait à m’émoustiller un peu.
Car j’ai déjà eu l’occasion de visionner ces performances modernes, qui mêlent l’image à d’autres formes d’art, musique et danse en particulier.

Et à chaque fois, j’étais resté sur ma faim.

Rien de déplaisant, parfois même quelques instants agréables.

Mais rien d’émouvant non plus, et ainsi l’impression d’assister à un exercice de style plus qu’à une véritable création artistique.
Et pourtant…

A peine, assis dans la salle de la galerie, j’ai plongé…
Comme cela m’arrive quelquefois dans ces concerts auxquels j’assiste souvent.
Je me suis immergé au creux de cette histoire qui semblait se dérouler juste devant moi.
 Sans mots.

Juste quelques images illustrées par ces notes délicatement pincées, et générant cette atmosphère amoureuse et onirique, dans laquelle j’allais me laisser aller quelques dizaines de minutes durant.
J’ai tenté de saisir cela dans les trois courtes vidéos à la fin de ce billet.

Mais croyez bien que le résultat n’est pas à la hauteur de la sensation réellement vécue ce soir là.
Allez plutôt faire un tour sur son blog, ou surtout, si vous en avez l’occasion, allez faire un tour à la galerie Martine Aboucaya, au 5 rue Saint Anastase, Paris 3e, pour toucher de plus près à l’élégance de cette œuvre.




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Susan Boyle: l'incroyable phénomène de Youtube

20.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro

Susan Boyle a déjà sa page Wikipédia, elle était pourtant notablement inconnue avant son apparition dans l'émission "Britain's Got Talent", l'équivalent de la nouvelle star en Angleterre et la reprise dans la vidéo YouTube. Modèle d'émission qui a permis à de nombreux talents amateurs de se révéler depuis déjà de nombreuses années. Mais Susan Boyle arrive au-delà de tout ce qu'on pourra imaginer. A l'entendre parler avec un accent écossais très prononcé, et sa bouille iconoclaste de plus d'une quarantaine d'années dans un monde du show-biz plus que botoxé, on est évidemment surpris par sa voix de diva. Ce qui surprend dans un second temps, je veux dire lorsque que l'on arrive à ne plus être fasciné par sa voix extraordinaire, c'est de voir se muer autour d'elle la machine médiatique qui se contorsionne pour ne pas dire qu'elle est laide selon les critères habituels des magazines et des couv photoshopées. Ce serait admettre une surpercherie, plus guidée par les marques de cosmétiques que par la demande du public. Mais loin de tout cela la chanteuse écossaise, star du net, se fait même interviewer par Larry King.




Elle a envie, et ça fait plaisir à voir.

Et le répète à qui le demande, elle va sauter dans cette aventure avec tout son coeur. Et de ces scènes de karaoké où probablement elle a dû apprendre par coeur toute les chansons.
Il y a eu une aventure similaire en France une surprise qui peut donner à penser l'avenir de cette star-étoile : Chimène Badi, découverte par Valérie Zeitoun, il l'a prise quasi-immédiatement sous son aile et lui a permis de faire son premier album, et de chanter avec de nombreux grands artistes tout en sortant de l'émission dont il était pourtant l'instigateur..
De la même manière, à l'époque je me demandais comment le système allait s'accomoder de cette jeune femme un peu timide et rondouillarde mais avec un charme dans sa voix qui aujourd'hui me met encore la chair de poule. Le système est ainsi fait qu'il doit manger de l'icône populaire et recracher du produit marketing "à mort" ( vous remarquerez le profil que Chimène montre sur toutes ses photos pour cacher une peau pas Barbara Gould du tout ). C'est donc le sort qui est promis à Susan Boyle également et cela malgré que ce qui fait son succès aujourd'hui c'est justement qu'elle ne soit pas marketing, pas marketing du tout.
Donc je dis quand même bon courage au producteur, parce que cette artiste n'a pas 20 ans mais genre plus du double et j'adresse mes félicitations au patron du Karaoké où elle officiait.
BIO:
Susan boyle est la fille d'un magasinier et d'une dactylographe. Elle est est la dernière d'une fratrie de 5 enfants. Elle aura 48 ans le 15 juin prochain et a eu des problèmes de déficience d'oxygène à sa naissance qui ont provoqué des problèmes d'apprentissage. L'âge de la maman était également un peu limite puisqu'elle avait 47 ans pour ce dernier enfant. C'est en 1995 qu'elle se lance mais par excès de trac elle échoue à une audition pour un spectacle musical, elle tente des écoles et differents cours mais la rencontre décisive semble être celle avec son coach, Fred O'neil. Elle n'apparait que dans un CD de charité acclamé par le New York Post à l'époque. Le décès de sa mère en 2007 et son Coach Fred O'Neil (qui doit avoir beaucoup de demandes, ces temps-ci) sont les éléments qui la poussent à tenter sa chance jusqu'au bout, puisque c'est dans une des escales de recrutement de l'émission Britain's got Talents ( la Grande Bretagne a des talents ) qu'elle chante comme si elle était dans son église dominicale habituelle.
Très au courant du contraste dans lequelle elle allait se trouver et ayant déjà été refusée dans des concours télévisés à cause de son âge, elle répond au Sundays Times :
I know what they were thinking, but why should it matter as long as I can sing? It’s not a beauty contest.
Je sais ce qu'ils pensaient, mais pourquoi devrais-je y faire attention puisque je peux chanter ? Ce n'est pas un concours de beauté.
Attendrissante naïveté...
Edit : d'après une source très bien informée L'équivalent de Britain's Got Talent en France est Incroyable Talent . Pan sur le clavier !
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[jub] Matt Bauer / Troy Von Balthazar

18.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro

C’est un concert où j’ai décidé d’aller parce-qu’il m’était chaudement recommandé. Ici ou

A peine entré dans l’enceinte du Nouveau Casino, je suis séduit par l’ambiance qui y règne.
Matt Bauer est déjà sur scène, et colore de sa voix rauque le côté exclusif et intimiste qu’offre cette salle.

Arrivent quelques morceaux au banjo, comme ce Florida Rain que je partage ici, qui envoie mon esprit dans quelque désert rocailleux de je-ne-sais-quel coin du fond des états-unis.

L’ensemble du set est de cette veine délicate, et m’autorise à voguer sur la houle de quelques rêves.
Et puis, j’avoue avoir une admiration particulière pour ces musiciens capables de tenir une audience tout seuls.
Alors quand Troy Von Balthazar prend le relais de Matt Bauer, je suis aussi, peut-être avant tout même, subjugué par sa facilité à faire un set d’une musique si complexe, tout seul sur scène pendant une heure.
Bien sûr, il ne s’agit que de technique.

On sample un passage de guitare par ici, une voix par là, on apporte un enregistrement etc…

Mais je suis très sensible à cette capacité de transformer la technique en émotion…

Et cette voix… C’est la voix d’un homme qui chanterait pendant qu’il fait l’amour…

Grandiose…
Pour autant, j’aimerais vraiment pouvoir le revoir sur scène, supporté par d’autres musiciens.

Car je crois que, libéré de certaines contraintes techniques, sa performance scénique en bénéficierait grandement.
Quoiqu’il en soit, ce sont deux merveilleux artistes que j’ai vu là.

Allez donc faire un tour de ma part sur leur page myspace

Matt Bauer

Troy Von Balthazar
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[Fabien Cazenave] "Les amateurs de 'fansubbing' sont très exigeants"

15.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Les articles faits par Fabien Cazenave sur le sujet étaient au nombre de 4, ils permettent de donner un aperçu des changements culturels. Ce que j'apprécie particulièrement dans ces articles c'est la clarté avec il présente le phénomène.


En France, les épisodes de Naruto sont mis en ligne dès leur diffusion au Japon par une équipe de passionnés, qui les traduit et les sous-titre en un temps record. Leur nom: Dattebayo-fr.com . Entretien avec Lowan, le principal animateur du site.
Dattebayo-fr.com, c'est quoi?
Nous sommes une équipe animée par une passion commune: l'animation japonaise. Nous traduisons des "animes" japonais sous-titrés en français. Nous avons pour la plupart débuté en consommant des animes, dont nous suivons assidument les sorties au Japon. Nous avons eu l'opportunité d'en traduire, en coopération avec une équipe américaine, Dattebayo.com. Aujourd'hui, des traducteurs japonais ont rejoint notre site. Ça fait près de quatre ans que cela dure.
Le "fansubbing", qu'est-ce que c'est?
La fansubbing, c'est un processus: dans l'ordre, récupérer les épisodes japonais, traduire l'épisode, contrôler l'orthographe et la grammaire, mettre en forme, encoder la vidéo, la distribuer et la partager.
Plus il y d'étape, meilleure est la qualité. Le tout repose sur un système généralement gratuit. Certains demandent des dons, d'autres s'en servent pour gagner de l'argent... Pour notre part, la seule publicité (gratuite) concerne les conventions et festivals en rapport avec l'animation. Nous avons un seul partenariat, qui prend en charge une partie des coûts de l'architecture technique.
Les adeptes peuvent parfois être très pointilleux, sur la qualité de traduction d'un épisode ou son rendu final. Ils privilégient la qualité, aux dépends de la vitesse de chargement, le streaming.
Pourquoi ce phénomène se développe-t-il?
Le système de gestion des droits d'exploitation et de distribution de la licence est lourd et les animes japonais sortent très lentement en France. Peu d'éditeurs prennent le risque de voir une série ne pas marcher. Les éditeurs français observent le travail des équipes d'amateurs pour évaluer le potentiel de telle ou telle licence. Les soucis viennent après: il peut se passer de nombreux mois avant que les éditeurs reprennent l'anime en cours, parfois à des prix exorbitants.
Les consommateurs de fansubbing sont habitués à regarder les épisodes quand ils voulaient et gratuitement. Il est très dur de changer ses habitudes et payer pour suivre une série...
L'équipe américaine a annoncé qu'elle allait arrêter Naruto. Pourquoi?
L'équipe américaine a souhaité interrompre Naruto, après quatre ans d'activités. Une offre entièrement légale est désormais en place aux Etats-Unis. Elle n'a donc plus de raison de continuer. Quant à nous, sans offre équivalente - l'offre de VizMedia est uniquement réservée aux anglophones - nous allons continuer la série. Le marché français est plus difficile à cerner, car, même s'il est très actif, il y a beaucoup moins de visionnages. Tant qu'il y aura de la demande pour voir les épisodes en japonais au rythme de leur sorties niponnes, de nouvelles équipes seront créées ou renouvelées...
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Le grand palais souffre de l'amour des tag

14.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Je dois vous avouer que lorsque j'ai entendu pour la première fois parler de cette expo sur le blog de Sabine , j'ai
1) été jaloux, ben oui, je suis comme Europe 1, j'aime bien être premier sur l'info, surtout les trucs extraordinaires...
2) été très surpris, voir dubitatif sur la réelle intention de mettre des oeuvres d'ordinaire TOTALEMENT INTERDITES dans un lieu tel que le grand palais.
Mais lorsque je cherchais une activité à partager avec ma petite famille adolescente c'est Lovny qui m'a suggéré d'y aller faire un tour.
J'y suis donc allé, un lundi de Pâques, c'était ouvert et à 8 euros. Le Hall est fabuleux avec près de 150 toiles de graff faites pour l'occasion... L'idée d'Alain-Dominique Gallizia est bien de populariser cet art et de faire en sorte que la répression contre les graffeurs soit cessée :

Enfin cet homme semble un peu totalement allumé, mais ce qui m'a énormément impressionné c'est cette passion qu'il sait parfaitement transmettre, et qu'il transmet devant un public... Oui médusé lorsqu'il explique à quel point ce fut difficile pour nombre de ces artistes de s'exprimer sur le thème de l'amour.



















Car l'amour est souffrance.

En dehors du fait que les relations amoureuses sont devenues compliquées du fait d'une époque coincée entre réalisme et idéalisme, le fait d'être en constante fuite de la police à cause des tags et des graffs ne permet pas une relation non tourmentée, c'est le moins que l'on puisse dire...

Expo fabuleuse et à voir de toute urgence, je ne saurais vous dire si le créateur de cette expo est là en permanence, mais une chose est certaine, c'est que vous ne devez absolument pas louper sa présentation totalement illuminée !
Plus de photos ici.
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[Donjipez] Naosol and The Waxx Blend trouvent leur voi(e)x

14.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
naosol_flyer_fanpro_htedef2
..de Donjipez
C’est toujours un peu bizarre la zik, vous avez remarqué ? On ne sait jamais trop comment un morceau, un disque vous est tombé dessus. Un vague souvenir : la radio en auto, joué trois fois lors d’une soirée, un pote obsessionnel… Pourtant on la raccroche sans problème à certaines périodes, certains moments. Je pense à ça parce que je suis retombé sur Everyday I write the book d’Elvis Costello par hasard et que je sais, 25 ans après, à quelle amusante et agréable nostalgie le rattacher.

Mais je digresse total. Là, il me semble que c’est un lien tombé dans mon mail il y a une quinzaine de jour qui m’a fait dresser l’oreille. Naosol & The Waxx Blend que ça s’appelle. Un duo. Les titres sont plutôt easy listening dans une veine folk, roots avec des petites galanteries pop par moment mais sans trop en faire. On en retient donc une cohésion sonore d’ensemble qui ne cache pas ses références à quelques grands du genre (Cat Stevens, Simon et Garfunkel, Buckley, Johnny Cash…) mais en les ayant plus digérées que copiées. Comme quoi une grande culture musicale ça peut servir, si on trouve quoi en faire.

Essentielle dans la façon dont sonne ce premier album baptisé 1968 : la voix. C’est elle autant que les arrangements, le son oldies des guitares, qui donne une tonalité particulière à cette réalisation. Elle est parfaitement en adéquation avec le genre musical. Et on le sait, c’est bien ce type de choses qui font la signature musicale des uns et le manque de personnalité des autres. Bref, il y a dans ce disque de quoi accompagner agréablement les virées d’été au bord de l’eau et les aprèmes fainéants dans un jardin…
Bon, là je pourrais vous faire la bio du duo, la rencontre tout ça mais c’est connu, les liens c’est pas fait pour les chiens. Par contre la voie qu’ont choisie les deux musiciens mérite un détour. Forts du succès de leur page sur Dailymotion, ils ont rejoint le label Spidart créé par deux anciens élèves de l’EM Lyon Business School, un projet qui consiste à faire produire l’album de jeunes artistes par les internautes qui apportent leur contribution financière. Sur une idée identique à celle de Sellaband, Spidart propose 35 % des bénéfices aux artistes, 35 % aux producteurs et 30 % à lui-même (en savoir plus : ici avec une itv d’un des créateurs, et ). Et 1968 de Naosol a ainsi été financé en quelques semaines par plus de 700 internautes. C’est le premier disque sorti par ce label qui propose une alternative intéressante aux artistes indépendants même si la diffusion via les bacs reste pour l’heure ancrée dans les modèles existants (via EMI et Discograph), avec quand même une mise en avant du téléchargement.
Il est quand même temps : le clip du single Why

Et sur scène à Lyon, il y a un peu plus d’un an :

Retrouvez Naosol & The Wexx Blend : www.spidart.com/naosol

www.myspace.com/naosol
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[Fabien Cazenave] Naruto ou la guerre du téléchargement

9.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro

J'ai rencontré Fabien Cazenave lors de l'opération de 3001 l'odyssée de l'express, assez rapidement on s'est retrouvé sur de nombreux sujets. Et j'ai eu le bonheur de parler avec un homme très intelligent et amoureux de l'Europe. Aujourd'hui je profite du rejet de loi #hadopi pour re-mettre en ligne ce billet qui fait parti d'une série de sujet traité en commun.

La diffusion des animations tirées de mangas est un enjeu économique: en France, aux Etats-Unis et au Japon, où ils sont produits, les acteurs du secteur cherchent la meilleure solution pour satisfaire les fans. Le plus rapide au meilleur prix.


Heureux les internautes américains, qui vont pouvoir regarder les derniers épisodes de Naruto quelques heures après leur diffusion au Japon en version sous-titrés. En France, les fans du petit ninja de Konoha doivent toujours se contenter de télécharger les épisodes sous-titrés par des fans bénévoles... en toute illégalité.
Gaara, adversaire puis allié de Naruto.
DR
Gaara, adversaire puis allié de Naruto.
Le 15 janvier, VizMedia, qui détient les droits de "l'anime" - la version télévisée du manga éponyme - de Naruto aux Etats-Unis et au Royaume-uni, va proposer aux internautes de découvrir le dernier épisode de la série quelques heures seulement après sa diffusion au Japon. C'est une petite révolution. Jusqu'à présent, les fans devaient passer par des téléchargements illégauxpour suivre au plus près les dernières aventures de Naruto: les plus fervents se sont regroupés sur Internet au sein de sites où sont traduits le plus rapidement possible du japonais à l'anglais les dialogues de l'épisode. Le phénomène s'est diffusé un peu partout dans le monde. A la fin de la chaîne, les plateformes de partage de vidéos en ligne (Youtube, Dailymotion, Veoh, etc.) sont pleines d'épisodes de Naruto, BleachOne piece et autres mangas.
Le fansubbing: menace pour l'économie du manga?
Le problème est que le procédé, si commode pour le fan, menace les licences si chèrement acquises par les sociétés de production pour diffuser un manga à succès en dehors du Japon. Comme pour le cinéma ou les jeux vidéos, en somme? Pas si simple. Les traductions réalisées par des sites comme Dattebayo.comrépondent à une demande des clients de mangas pour les versions animées, pas seulement à un désir de gratuité. La chaîne Game One en France diffuse les derniers épisodes de Naruto Shippuden en français: elle en est au 45e épisode, quand au japon sort aujourd'hui le 91e.
Les délais d'attentes ne sont souvent justifiés que par des impératifs commerciaux, quoi qu'en disent les éditeurs. La raison? Le rythme de parution d'un manga en France a sa propre logique, sans lien direct avec le ryhtme des sorties au Japon. D'où le décalage.
Les maisons d'éditions, comme Glénat ou Kana, laissent faire. Un attaché de presse reconnaît sans peine l'intérêt des "scantrabs", ces traductions par les fans des derniers mangas parus au Japon: "Pour une nouvelle série, cela fait le buzz. Et nous regardons comment le marché réagit". Une campagne de test en temps réel et sans frais. Seul problème, les fans ne se contentent pas des nouveautés et s'alimentent à la même source, une fois la série publiée en France.
Le besoin d'un nouveau système économique
Aux Etats-Unis, un nouveau modèle émerge. La société de production VizMedia va enfin proposer la diffusion en streaming gratuite, quelques heures après le Japon. Conséquence, l'une des plus grosses équipes de "fansubbing" outre-Atlantique va sortir Naruto de son "catalogue". La réactivité est bien le meilleur atout pour attirer les internautes. Un autre site, Crunchyroll.com, a suivi le mouvement: l'épisode y désormais payant durant 7 jours, gratuit ensuite. Seul problème pour les fans français: le streaming est limité par zone géographique et ils n'y ont pas accès...
Le marché pourrait s'ouvrir à de nouveaux acteurs si les détenteurs traditionnels de licence de s'en préoccupent pas. La société Wakanim va prochainement proposer aux internautes les derniers épisodes de plusieurs séries récentes en streaming pendant 2 mois. Ils seront ensuite proposés en VOD (service de vidéo à la demande, payant).
L'une des angoisses des éditeurs de manga en Europe et aux Etats-Unis est que les Japonais fassent eux-mêmes les traductions et passent des accords avec les distributeurs. Les premières tentatives ont avorté ou restent confidentielles, comme celle du magazine Weekly Shonen (une véritable institution au Japon), qui a sorti pour ses quarante ans un site en plusieurs langues. On y trouve les derniers chapitres de certaines séries ainsi que plusieurs épisodes à télécharger gratuitement... mais avec un lecteur spécifique, qu'il faut installer sur son ordinateur.
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[Donjipez] Leonard Cohen, comme une nuit d’été en live

8.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Donjipez, depuis le temps que je lui tournais autour à ce stakhanoviste de la note bloguesque. Il fallait bien qu'un jour je vous fasse partager ses plaisirs lyonnais. Je l'aurais pris de vitesse puisque qu'une autre note devrait bientôt arriver.




C’était un soir de juillet dernier. Une nuit douce sur Lyon et les hauteurs de la colline de Fourvière. Théâtre Antique et sérénité de ces moments partagés avec la personne que l’on aime, avec des amis cools - parce qu’on peut aussi avoir des amis pour le speed et des fréquentations jugées mauvaises non ? . Retour sur scène, après 15 ans off, et en France de Leonard Cohen. Quelques mois plus tard il passera par l’Olympia.
Mais ce cadre lui allait vraiment bien. Elegance surannée d’un costume gris relevée d’un chapeau mou qu’il est prompt à soulever, le songwriter revisite son oeuvre dans des arrangements parfaitement maitrisés par son groupe de musiciens. On se surprend même à guetter l’imperfection, un peu plus de nudité du son qui renverrait à l’âpreté supposée d’une ballade acoustique folk-song. Mais la vois grave et suave enveloppe si bien les travées qu’elle en fait oublier ce travail musical de perfection. Charme, humour, distance: la présence est tout aussi discrète qu’évidente.
C’est ce qu’entreprennent de restituer le double album et le DVD “Live in London” sortis cette semaine. Sur son site (http://www.leonardcohen.com/) Leonard Cohen propose quelques vidéeos musicales mais aussi des petites réflexions et des mini-bouts de backstage. L’occasion de retrouver le Hallelujah ci-dessous.
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[Sabine] - La journée de la jupe, un film d’utilité publique

6.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro





Sabine est l'heureuse rencontre du hasard, Parce que les chemins heureux se croisent toujours plus d'une fois. La deuxième fois fut la bonne, je lui ai parlé de la blugture, et comprenant le principe elle a adapté ce billet qu'elle avait écrit pour son blog. Bienvenue Sabine et merci pour ta confiance.
Il y a des films comme ça dont on se dit “il faut absolument que tout le monde le voit”. Je m’étais fait cette réflexion en sortant de La Zona en avril dernier. Dans La journée de la jupe les thèmes traités sont pourtant tout autres.

journee_jupe_filmUne prof de français d’un collège de banlieue n’arrive pas à tenir classe. Elle est dépassée, ils sont intenables, nombreux, forts et il s’en foutent. Elle, a peur et se shoote aux anti-dépresseurs avant d’assurer son cours. La violence est partout dans le langage, les comportements, d’eux à elle mais aussi entre eux. Entrer dans la salle de théâtre du collège c’est entrer dans l’arêne, la fosse aux lions. Elle y va par devoir et veut continuer de faire malgré tout -malgré eux- son métier.
Elle pourrait plier, ses collègues le font bien, lui qui se laisse malmener et insulter par ses élèves sous prétexte de les comprendre, lui qui entre dans leur jeu en utilisant le Coran comme contre-argument aux réflexions et comportements inappropriés. Lui enfin, le proviseur, qui l’engage à ne pas porter de jupe car dit-il, dans ce contexte c’est un acte de provocation. Elle refuse de plier et se brise, inéluctablement.

Quand accidentellement elle se retrouve avec un flingue entre les mains, elle part en vrille : “Son dérapage la propulse, malgré elle, dans une véritable prise d’otages.“*

Alors dans le huis-clos qui les enferme, elle et une partie de sa classe dans cette salle de théâtre, elle force les verrous de sa relation aux élèves, défonce les portes qui les enferment. C’est en les menaçant de mort, que, difficilement, elle tentera d’établir avec eux une relation autre, de leur ouvrir une alternative à la violence, au sexisme, au racisme, et de faire entrer dans leur crâne touché par le froid métal du revolver que le véritable nom de Molière était Jean-Baptiste Poquelin.



Mon avis ? Un film émouvant et éprouvant. Violence des banlieues, difficulté d’y vivre, d’y grandir et d’en sortir, place de la femme dans cette société là et dans la société en général, enjeux de l’école publique et difficulté d’enseigner, racisme, religion, laïcité, respect. Des thèmes complexes, sensibles et difficiles à traiter, liés de façon inextricable dans ce film et qui font son intérêt, sa richesse et sa force. Pas étonnant que le réalisateur, Jean-Paul Lilienfeld, dise avoir fait “un film sur la corde raide”.

Isabelle Adjani (la prof), les jeunes acteurs qui jouent les élèves (notamment Yann Ebonge/Mouss et Sarah Douali/Farida), et Denis Podalydès (le négociateur) font particulièrement honneur au film. Et tant que je suis aux compliments, bravo aux producteurs d’avoir eu le cran de se lancer dans cette aventure.

Je le redis, La journée de la jupe est pour moi un film d’utilité publique, de ceux qui font avancer les réflexions et évoluer les consciences. Et qui participent à rendre le monde meilleur. Le film s'était vu restreint, faute de distributeur, à une sortie TV puis DVD. Diffusé sur Arte vendredi 20 mars, il a fait un record d'audience en battant même France 2 en parts de marché. La bonne nouvelle c’est qu'il est finalement sorti au cinéma le 25 mars.
La journée de la jupe, en salles depuis le 25 mars 2009.


*extrait du synopsis du site d’Arte, partenaire du film
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[Baci] - Melissa Curly Laveaux

5.4.09 mis en ligne par Baci
Un jour dans ma boîte à courriel, y avait une invitation à aller voir le concert de Melissa Laveaux avec des zamis. Moi, je suis très très curieuse de nature. Par définition, si je suis dispo, on me propose de découvrir quelque chose, je dis banco. Une expo, du théâtre, un concert, un colloque... Musique, philo, art... je teste et je vois si j'aime. Là, le nom me dit quelque chose déjà mais je fais pas tout de suite la lumière, je réfléchis où j'ai pu entendre ce nom et puis donc on arrête les minauderies [oh eh ça va, je peux bien minauder 2 secondes je suis toute seule devant mon ordi] je clique sur le lien à côté de l'invit'. Et la lumière se fait en même temps que la première chanson tinte à mes oreilles. Ze cholera, my musik déesse, en a parlé à un moment dans une de ses chroniques musique. J'aime beaucoup sa voix alors banco !
Quand elle arrive sur scène dans la toute petite salle de la boule noire, elle amène avec elle un sourire craquant et un enthousiasme rafraichissant. Elle est accompagnée d'un joueur de contrebasse et d'un batteur. Et de sa guitare. Elle a des fleurs blanches dans les cheveux, des lunettes qui glissent sur son nez et un rhume ; elle est super ravie parce que sa maman est dans le public. Elle est belle. Et puis soudain elle fait bloïng sur sa guitare, ouvre la bouche et j'en tombe à la renverse. Sa voix est encore mieux que sur le disque. Toute rapeuse, douce, pétillante. Je ne connais pas forcément bien les chansons mais je fredonne en rythme, je danse et me dandine, j'ai envie de participer. Je suis remplie de sa musique.
Elle a un don pour la scène c'est sûr, parce que j'oublie le temps qui passe, les gens autour, les trucs qui me pesaient avant d'arriver. Elle nous raconte des petites histoires, partage une berceuse, parle des dragueurs lourdauds, chante fort ou tout doux, s'inquiète de sa coiffure qui se fait la malle et fait des reprises géniales. Les White Stripes en rappel par exemple ou encore Eartha Kitt dont j'ignorais même l'existence et dont Melissa Laveaux fait une mini bio. Quand elle salue, je suis toute étonnée : déjà ? Mais non, je veux que ça continue... Je peux faire un caprice pour que ça recommence au début ???
Non ?
Bon ben si c'est comme ça je vais retourner la voir alors... Et comme ça tombe bien, elle passe au Printemps de Bourges le 24 avril et au Trabendo à Paris le 6 mai.
Photos (DR): http://www.flag-photos.com/
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[Baci] - Chercher le vent

4.4.09 mis en ligne par Baci


Jack vit seul dans sa cabane au Canada depuis un moment déjà, comme en exil, en exil des autres et en exil de lui-même aussi quelque part. Il a été pilote un jour et puis photographe un peu... Par hasard semble t-il croire. Aujourd'hui il est en suspens.
Tristan, lui, ce sont les autres qui aimeraient être en exil de lui. Il est instable et touche à tout et se retrouve une fois de plus à l'hôpital psychiatrique après une bagarre alcoolisée. Jack va l'y chercher mais Tristan ne tient pas longtemps enfermé dans la cabane au Canada.
Alors Jack et Tristan se persuadent que la solution est ailleurs, ils prennent la route et croisent Nuna. Elle aussi est un peu bizarre : elle accepte de partir vers l'inconnu avec deux clients d'un bar d'où elle vient de démissionner...
Et moi aussi, je me suis embarquée sur la route vers le Sud. On s'est arrêté dans le Maine d'abord. On a exploré les choses qui font du bien, les amitiés qui vous portent, les souvenirs qui font grandir, ceux qui aspirent vers le passé, ceux qui mettent des larmes aux yeux, ceux dont on ne sait pas si on a envie de se souvenir justement. On a bien rigolé parfois et on a vécu des émotions profondes aussi.
Ce livre, il m'a parlé de moi. De toutes ces questions que je ne savais pas que je me posais il y a un peu plus d'un an, quand j'étais encore avec lui mais plus tout à fait vraiment. Quand je restais ces longues soirées silencieuse, déjà en exil de nous. Tous ces détails dont je n'avais absolument pas conscience sur le moment mais qui auraient dû hurler si fort pourtant. Tous ces détails que j'ai mémorisés si fort, comme si j'avais eu la prescience qu'ils étaient les derniers...
Ce livre, il m'a bouleversée très profondément, parce que le choix des mots, la musique de la langue est si belle. Parce que le choix de la narration, le parti pris de ne pas abuser des rebondissements improbables est si fort. Parce que ça avance mais ça traîne aussi comme un chemin qu'on doit se frayer au coeur de l'inconnu. Parce que Jack surtout.
Et puis il y a le dernier paragraphe. Je l'ai pris en plein ventre. Ce paragraphe, c'était le pourquoi de ce que je suis aujourd'hui, je crois. Ces mots, je les partagerais bien avec vous, pour en discuter, mais je vous priverais peut-être de ce qu'ils m'ont fait à moi : je suis restée plusieurs minutes, les yeux dans le vague et la chair de poule sur les bras, à ne rien faire d'autre que me demander si je devais attendre ou si je pouvais le recommencer tout de suite.
Je vais attendre un peu, je crois.
Edit: F2B   Chercher Le vent, de Guillaume Vigneault aux éditions du Seuil
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Une histoire d'art-mour pas éphèmère : Julien Tatham aux plans d'avril.

2.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro

Il y a peu de spectacle contemporain à Paris accessible au plus grand nombre. Je veux dire de vrais performance dans un lieu agréable et très riches de promesses d'émerveillement: L'espace de l'FMR que j'avais déjà pris plaisir à fréquenter.
J'aurai l'occasion d'y croiser au milieu de nombreux artiste dés le Vendredi 3 Avril, Julien Tatham dans le cadre des plans d'avril. Le pitch disponible sur blog d'Ambiome titille la curiosité :
Because we don’t know this place est un dialogue ‘live’ entre différents arts : la musique, la vidéo, la danse, l’art contemporain et le jeu d’acteur. Les disciplines co-existent entre elles pour raconter une fable moderne où l’histoire n’est pas figée. L’improvisation est ouverte, «Because we don’t know this place».
Ce type de performance est dans le droit fil de l'exploration artistique que j'observe chez les artistes actuels. Il y a cette envie de multiplier les supports et les arts d'expressions comme si un art n'était devenu qu'un pinceau, qu'une teinte parmi d'autres.. Là la vidéo, La musique , la danse,, etc ... J'ai hâte , j'ai hâte de voir ce que cela va donner, non je connais pas l'artiste et je découvrirais beaucoup de choses.. Mais ce que je sais c'est que ça travaille dur .. Qu'ils s'y mettent à plusieurs, que l'ambition est grande.. que le désir est profond .. j'aime d'emblée ces envies. Cela vient du plus profond de l'âme.. et on se dit, à lire les écrits, qu'à la source de l'émotion, juste avant qu'il ne découle des sommets printaniers florrisants et vierges d'esprits bourdonnants, il y a l'expression artistique. Et lorsque des artistes décident .. comme ça, d'autorité, de changer les outils de l'expression; il y a forcément de nouvelles émotions... de la beauté, du désir.. de la caresse ? Je ne sais. Derrière l'écran de la préparation s'annonce des corps, derrière le virtuel du réel, derrière une oeuvre, une expression faites de milles expressions.
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[JUB] The dIPLOMAT

1.4.09 mis en ligne par Jub
Vous savez bien que je kiffe aller voir des concerts.
Que j’en suis un junkie complet d’ailleurs.
Si je n’ai pas ma dose hebdomadaire, je me sens mal.



Et vous savez aussi que j’adore écrire ce que j’y ressens.
J’essaie à chaque fois d’être juste.
Sincère, sans être méchant ni conciliant.

Mais je n’ai aucune relation personnelle avec les artistes que je vais voir.
Je connais leur musique mais je ne les connais pas pour autant.
Je n’ai jamais à me demander si ce que je peux penser va leur plaire quand le show m’a déplu…
Ou m’assurer que je reste bien impartial quand le show était énorme!

J’avais déjà eu un questionnement similaire quand j’avais vu The dIPLOMAT la première fois.
Mais je découvrais leur musique à l’époque.

Presque un an plus tard, au-delà de l’amitié que je leur porte individuellement, ils sont juste un des nombreux groupes qui occupent mon IPod.
Pas un des essentiels que j’écoute toutes les semaines certes.
Mais un de ceux que j’ai suffisamment écouté pour pouvoir identifier chaque morceau après quelques notes.
Et même mimer avec ma bouche chacun des mots de leurs chansons.

Alors, j’étais heureux de les voir enfin à Paris.
Heureux pour eux en premier lieu évidemment.
Mais heureux aussi d’aller voir un concert d’un groupe que j’aime bien tout simplement.

Et puis, j’étais content que leur concert arrive juste après celui d’un autre groupe encore jeune.
Pour disposer d’une comparaison immédiate
Bien sûr, jouer devant 1000 personnes à l’Elysée Montmartre n’est pas pleinement comparable à un concert plus intimiste au Réservoir.
Mais même considérant cela, il n’y a pas photo !
Si c’était la Nouvelle Star, The dIPLOMAT aurait juste éliminé The Virgins en une seule chanson sans personne pour soutenir le contraire.

Alors, qu’est-ce que je peux vous dire de plus que ça ?
Que j’ai sautillé comme un ado pendant presque tout le show ?
Que la dernière fois que ça m’était arrivé, c’était pendant le concert de The Kills ?
Que j’ai l’air de Messiah of the Nineties dans la tête depuis ce matin ?
Je ne peux rien vous dire de plus que ça... Vraiment. Fallait y être quoi!

Pour les images, allez faire un tout par ici
Pour un extrait de Sentimental Zoo posté en live sur Seesmic pendant le show, allez par là.
Comme d’hab’, vous avez à la fin du billet mon enregistrement du premier morceau, l’énormissime Messiah of the nineties
Le son étant un peu saturé, je vous ordonne d’aller l’écouter sur deezer par ici.

Et je vous annonce enfin que je vais m’occuper personnellement de les faire très vite revenir sur Paris.
Et cette fois-ci, amis lecteurs de karmacoma.fr, de blugture.com ou d’ailleurs, vous serez conviés et vous viendrez !



Playlist : Messiah of the Nineties /A New Beginning / Let Me Be Your Dog / Sentimental Zoo / Last Disco Bitch / Humankind Experience / Spies / Impossible Nineteen / Love On High / On The Radio / Picture Of You
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Frost Nixon (2/2) : Comment le journalisme d'investigation s'insinue dans les débat sur le journalisme citoyen et revendicatif.

1.4.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Suite de la première partie consacrée an contexte de Frost-Nixon.

Je dédie cette note à tous les stagiaires journalistes qui jour aprés jour et payé au lance-pierre rêve à un métier  qu'ils aiment au plus profond d'eux même et malgré qu'ils aient été fragilisé par leurs ainés.

L'interview de David Frost diffusé sur les Network américain dure 1h30 et c'est essentiellement ce qui est connu de cet interview et des 24 heures qui avait été filmé en Californie. La majeure partie diffusé étant consacré à l'affaire du Watergate et ecarte tout les sujets dont Nixon était satisfait: c'est à dire les gestes en direction de la Chine , de l'URSS et ces actions aux Moyen-Orient.
L'interêt de cet interview viens donc essentiellement  de ces deux jeunes journalistes; Carl Bernstein et Bob Woodward, obstinés et portés par leur désir de vérité. Tout a commencé par l'article sur 5 personnes arrétés posant des micros dans les locaux du parti démocrate. Le Washington Post a mis en ligne l'ensemble de ces articles en ligne ici -en anglais- .

Un animateur à la suite de journalistes compétents
Ces deux journalistes contraste avec un Frost qui est décris en Australie comme un personnage définissant l'époque : "il a acquis le succés sans aucune qualités désirable", pas moins.. Et son ami producteur le décrit comme comme un "performer". Pas grand chose à voir donc avec ces deux jeunes besogneux. Il fait la couverture du Times le 9 mai 1977 qui  le récompense l'obstination de ce talk host show. Un animateur à la Letterman ou bien un Christophe Dechavanne à la limite.Cela explique peut-etre la  contestation par Braddlee le rédacteur en chef à l'époque de la révélation du Washington Post. celui conteste la dramatisation du Film où Nixon aurait dit qu'il était "désolé" :

"They [the filmmakers] never should have let him apologize in the film," he said tersely  after the screening. "Nixon never was sorry for what he did."
Les réalisteurs n'auraient jamais dû laisser Nixon s'excuser dans le Film" , ajouta-t'il après la projection. "Nixon n'a jamais été désolé pour ce qu'il a fait"
Car il fait en effet dire dans cette (vrai) interview à Nixon :
Yes, I let the ameriacan people down, I have to carry that burden with me the rest of my life. 
Oui j'ai abandonné le peuple américain, et je devrais porté ce poids jusqu'à la fin de ma vie.
Un interview de David Frost en 2005 en anglais au moment où la pièce de théâtre, 

Avec une équipe de journaliste :
 
CC Alexandra Ogeda
( à gauche Sam Rockwell, à droite James Reston Jr. avec Nixon )

Le jounalisme s'en est il trouver changé ? Oui, le Journalisme GONZO est apparu et a été justifié. Le Journalisme gonzo est pour moi une forme de journalisme engagé qui fait fit de la supposé neutralité du Journaliste. C'est un journalisme à charge mais avec une certaine honnéteté intellectuelle. Tous les arguments sont sourcés et justifiés. Même si le journaliste assume un propos vindicatif. Je pense que ce journalisme justifie d'autant mieux le rôle de certains passionné ou expert qui s'exprime librement sur leur blog. Leur sujet étant soutenu par la sincérité de leur passion. Le journalisme gonzo est représenté dans le film par le personnage de  Sam RockwellJames Reston, Jr.
"Le journalisme citoyen" qui fait les choux gras des société de journalistes qui s'inquiètent de la chute de leur ventes se nourrit de ce type de comportement. Son absence des journaux aujourd'hui montre bien que le journalisme d'opinion n'est pas protégé. et que le fait de demander aux journaliste de ne relater que des faits permet d'éviter de déplaire à tel ou tel annonceur ou grands politiques. Cela explique le succés de la FOX aux US qui assume son soutien au parti républicain, et le succés de certains magazine qui souvent ont des propos très direct allant en appui de leurs opinions. On ne peut leur reprocher d'être d'un camp ou d'un autre, il ne s'en cache pas. 
Frost-Nixon permet de mettre en évidence qu'un journalisme engagé peut apporter tout autant d'informations que le journalisme classique. Ce même journalisme a pris un sérieux coup de vieux faute de successeurs à Bernstein et Woodward.
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