[ZiKomAgnes] Les beau gosses

30.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Quand j'ai vu la bande annonce des Beaux Gosses, j'ai trouvé ça hilarant! Pourtant rien d’original au synopsis : Hervé a 14 ans, il est pas très beau, son meilleur est obsédé par les films X et il vit seul avec sa mère un peu intrusive.
Riad Sattouf ça me dit quelque chose... il a du faire d'autres films? Non c'est un auteur-dessinateur de bandes dessinées. Son sujet de prédilection: les amours adolescentes. Après quelques bons retours, je me retrouve dans la salle obscure. Et je ris...mais pas à l'américaine pour des situations improbables, non je ris devant tant de vérité.

J'ai moi-même été assistante de français et je me suis retrouvée à enseigner à des élèves de 14 ans. La tension sexuelle est clairement palpable. Toute l'énergie est consacrée à cet enjeu! Et si je mélangeais ces souvenirs avec mes propres souvenirs du collège, ça donnerait à peu près ce film.

Tout est là, Mamoud qui a bizarrement toujours une main sous la table, la mère qui cherche à tout prix à être jeune, le groupe de geeks, le vrai beau gosse dont toutes les filles sont folles, le prof de littérature torturé et à tendance gothique, l'assistante d'anglais percée de partout... même l'acné paraît vraie !





Ce qui est flagrant, c'est qu'il ne veut pas sortir avec une fille en particulier, il veut sortir avec n'importe quelle fille... mais attention, pas la grosse moche qui ressemble à une calculatrice.

Ce qui m'a plu aussi, c'est de voir l'autre côté. J'ai toujours été une fille, j'ai vécu mon adolescence de filles, et j'ai jamais su comment ça se passait pour les garçons. On les traitait d'immatures, on était loin de la vérité! Les garçons ne sont certes pas épargnés dans cette histoire, et les filles sont jolies et incompréhensibles, comme à leur habitude.
Un petit bijou d'authenticité!
Bande annonce :

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[Sebika] Pop de Chambre

30.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Image Fred2baro. Revolver au square Jean XXIII, dimanche 26 juillet 2009.
LAZING ON A SUNDAY AFTERNOON…
Image Fred2baro. Revolver au square Jean XXIII,
dimanche 26 juillet 2009.

Le hasard veut parfois que l’on fasse de jolies rencontres. Rencontres amicales, rencontres amoureuses, rencontres musicales, littéraires, picturales, sculpturales, cinématographiques… et autres en “ale”, “ique”, etc.
Je crains que ma vie ne soit entièrement dévouée à ces rencontres… que je gère généralement seule, jalousement. Mais pas toujours.

C’est ainsi que samedi dernier, alors que par le plus pur des hasards (donc) j’allumais la télévision sur la fin d’un JT… mes oreilles se sont attardées plus que de raison sur l’information (au JT, tout est relatif), bercées par de douces sonorités amenées par un jeune groupe parisien : Revolver.
Revolver – Leave me alone (extrait de l’album “Music For A While”).


Revolver est ainsi un jeune groupe, composé de trois jeunes hommes talentueux.

Pourquoi Revolver ? Si vous vous posez encore la question c’est que vous n’êtes certainement pas très familiers des Beatles…
Je découvrais plus en profondeur ce trio dimanche, Square Jean XXIII, derrière la cathédrale Notre-Dame (dois-je rappeler à certains qu’il n’y a qu’une seule cathédrale dans notre belle capitale ? – private joke inside).

Une rencontre toute en douceur, enrobée par la fraîcheur apaisante des arbres environnants… Après quelques hésitations (la malédiction du Tour de France me poursuivant), les notes s’envolèrent et la pop rejoint la musique de chambre, à quelques pas de l’éternité.
Un lieu, une rencontre.

Je suis ravie d’avoir découvert ce groupe à cet endroit précis, riche d’Histoire, non seulement dans son sens le plus noble, mais aussi à échelle plus feutrée. C’est en effet à la Maîtrise Notre-dame de Paris que le noyau du groupe se formait autour d’Ambroise et de Jérémie. Et ce n’est que plus tard que Christophe vint achever cette formation…
Il se trouve que je ne suis pas allée seule à ce concert, puisqu’apprenant sa tenue, j’avais conquis les foules avec un teasing absolument époustouflant… (ou pas).

Quoiqu’il en soit, Fred2baro m’accompagnait pour l’événement et se chargeait de la partie images/vidéos.

Pour la Blugture, il réussit même à glaner une interview, dans un pur style improvisé… Et en toute modestie, je vous transmets dès à présent cette approche à-corps-rapprochés du groupe.
Entretien réalisé par Fred2baro, avec la généreuse participation du groupe Revolver, Square Jean XXIII, Paris, le 26/07/09.
N’étant pas coutumière de l’interview improvisée, ni même des rencontres avec les artistes, j’ai suivi de loin ces quelques événements… ne lâchant que l’ultime question que je rêve intimement de poser depuis des années aux artistes : “Gèrent-ils eux mêmes leur MySpace ?”. Non mais c’est vrai quoi… Si je me doute que les groupes de renommée nationale/internationale de longue durée confient cette tâche à d’autres… Je me pose souvent la question pour les jeunes groupes. Il est certain qu’au tout début l’impulsion vient de l’intérieur… Mais ensuite ?

Et bien… la réponse fut ainsi en demi-teinte… rassurante pour les fans environnantes… (des demoiselles, vous n’en douterez point) : oui, et non. (Haha ! je vous ai bien eus !)
En bref, j’ai bien accroché sur ce concert bucolique… et pense aller voir à la rentrée ce que Revolver a à offrir en salle.
Une rencontre pétillante avec de jeunes musiciens de talent… qui j’en suis sûre iront loin.

Bravo à eux, donc. Et je les remercie particulièrement… pour l’entretien… mais aussi parce qu’une formation de ce type avec un violoncelliste, ça ne se voit pas tous les jours… Et ceux qui me connaissent… connaissent également mon amour pour le violoncelle. Que j’aimerais tant incarner. Posséder. Faire vibrer, pour lui rendre ce qu’il me donne en mille.
Et pour se quitter dans la joie et la bonne humeur, je vous invite à écouter cette chanson, qui j’en suis sûre vous fera passer un bon début de journée :
Revolver – Get Around Town (extrait de l’album “Music For A While”).
[Je m'aperçois que j'ai totalement laissé de côté l'aspect musical de la chose... Mais il se trouve que vous avez aussi des oreilles... et qu'ils expliquent eux-mêmes très bien le pourquoi du comment.]
A bientôt !
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Wordiz fait parler les mots

29.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
L'actualité de wordiz sur leur blog.

Interview de Philippe Triem , co-fondateur de Wordiz.fr :



J'aime lire, à haute voix... j'aime entendre lire à haute voix. Dites moi, quand est-ce la dernière fois que vous avez lu à haute voix ? Essayez avec cette citation de La Rochefoucauld :
Ce que nous prenons pour des vertus n'est souvent qu'un assemblage de diverses actions et de divers intérêts, que la fortune ou notre industrie savent arranger ; et ce n'est pas toujours par valeur et par chasteté que les hommes sont vaillants, et que les femmes sont chastes.
On est un peu obligé de la lire au moins deux fois cette phrase... pour placer les silences au bon endroit et jouer avec le ton comme on jouerait avec une guitare... Appuyer sur un mot et dire doucement un autre... "Chasteté" laisse passer un léger filet d'air entre la langue et le palais et le mot "vertus" est vite masqué par le "ou" de "souvent". On se plaît à faire la liaison entre le t de "savent" et "arranger" qui tapent et semblent vouloir réveiller le lecteur de l'illusion qu'il se faisait de certaines apparences.

Du coup l'arrivée dans ma vie d'un site comme Wordiz a été une révélation. Non pas que je ne connaissais pas les livres audios (un de mes amis dirige une société d'édition de livre audio) . Non, c'est la qualité et le support qui m'ont émerveillés.

La qualité d'abord, c'est que les textes sont lus par des comédiens chevronnés, ici Pierre-Jean Cherer :



Mais ici, c'est juste l'acteur qui d'une manière improvisée a bien voulu me lire un texte, en allant sur le site vous ferez la découverte de textes beaucoup plus longs et nettement plus travaillés dans le fond sonore.



J'en profite de parler du support pour dire mon admiration pour Christian le régisseur/ programmeur web :
Jonglant entre fichier audio et édition de son... Il passe à la programmation d'interface Facebook ou Twitter en un click de souris. A l'oreille d'un ingénieur du son il sait coupler le savoir faire d'un programmeur 2.0. Au tour Elodie Hubert de nous dire quelques citations pas piquées des hannetons :P.




C'est un petit miracle que d'avoir au bout de ses twits et dans son facebook un bout d'Apollinaire ou de George Sand, de pouvoir dire des mots d'esprit grâce à Voltaire ou les enquêtes sans pareille de Sir Conan Doyle... C'est le premier service à ma connaissance qui le fasse avec autant d'application. Connectant le monde littéraire et les mondes sociaux.
Vraiment je suis réellement fier de les avoir rencontrés parce qu'au rythme d'une petite poésie par jour ou d'une citation, on rigole, on devient pensif... On s'extrait du monde... et on écoute combien l'esprit humain a en lui des ressources de toute beauté...
Merci à la petite fée qui m'a renseigné sur cette trés belle innovation culturelle, j'ai nommée Elise, de Wordiz.
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[Lebateleur] Un exemple de collaboration inter-générationnelle ... les bretons

29.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Il y a de belle rencontre sur le net, des rencontres intellectuels dont on sent en 140 caractères qu'il y a de la belle intelligence, celle de l'ouverture d'esprit , de la curiosité et d'une certaine réactivité. Merci à Le Bateleur de faire partie de mes auteurs..

Festival des vieilles charrues,

La prestation chantée et percussives que proposent ces deux chanteurs en langue bretonne d'un chant, traditionnel, accompagné par une formation de jeunes percussionnistes à bidons et solides
biceps,


fait plaisir à voir.



On aimerait assiter plus souvent à des rencontres de générations et de styles aussi différents alors que les "continents âges" ont tendance à dériver.

Bien sur, ici il y a un élément commun sous-jacent qui explique cette heureuse rencontre :

la culture !

et mieux encore (pire pour certain*) la tradition

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Un plaisir pur à écouter et à voir!


Merci à  FRED2BARO via Carole_Fabre
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Flash mob Michael Jackson, la naissance d'un happening social

28.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro


ça a commencé par une compagne de dance de StreetDance Bounce.nu à StockHolm, cette vidéo que beaucoup d'entre nous ont vu .. Mais ce genre de happening est comme une vague qui se propage à travers le monde, elle a touché tout les pays du monde en moins de 15 jours.



















Stockholm (Suède), St petersburg (Russie), Hong Kong (Chine), Taipei (Taïwan),Tübingen (allemagne), Hollywood ( Etats-unis), Montréat (Canada).... et Paris :





















Paris a superbement réussi aussi son show ... et si on hésite à appeler ça un Flashmob parce que bon c'est un peu préparé. Cette happening social a donc un autre nom, mais qu'importe puisque l'ivresse est là. Et qu'elle se partage à travers le monde entier :



Alors ça se prépare de loin ce genre de choses .. au moins 1 semaine avant .. et une répétition avec les professeurs, Samedi dont on peut voir quelques images ici . Ensuite ça continue évidemment par un event Facebook... Comme une promesse à tout ceux qui n'en peuvent plus d'entendre parler de la mort (noooooon) de Michael Jackson ... ;) un rendez vous dans une rue à deux pas de la rue Rivoli sous un soleil radieux... mais avec suffisamment d'espace pour accueillir tout ce monde. Et les répétitions ont commencés avec les profs qui sont pour la plupart des bons danseurs mais pas des professionnels et qui nous ont détaillés et montrés dans les détails tout les mouvements de la chorégraphie :



Une fois cette chorégraphie bien apprise on a répété en situation "réelle"... et déjà la magie opérait :



Avec à la fin une mise en scène qui aura finalement été abandonné.


Une magie supplémentaire à cet événement est la présence de la néerlandaise Irène van Zeeland (en rose) une chorégraphe de danse contemporaine et quidonne des cours pendant l'été au centre du Marais ( son style habituel est Cunnighammien - RIP ) et aussi Pierre Gayraud que vous reconnaitrez peut être sur ces vidéos à Notre-Dame le lendemain de l'annonce du décès de Michaël Jackson, il animait un petit groupe autour de lui et là ce n'était que son talent de chanteur qui était observé. Il a su faire de ses talents de danseurs comme déclencheurs des chorégraphies.
Je trouve magique que ces deux jeunes gens soient réunis pour cette occasion. Deux univers qui semble à priori improbable, certains de ses élèves me confiait combien il était difficile de s'adapter à ce style de danse et que du contemporain au modern-Jazz disons.. il y a un feeling qui n'était pas évident. je trouve que grâce à cette belle équipe c'est un vrai miracle de facilité et de convivialité qu'ils ont réussi à créer. Et une très belle manière de se joindre à l'élan planétaire. comme pour ajouter une autre perle à des danses très diverses d'une compagnie de StreetDanse à des danseurs contemporains, le tout avec une très grande majorité d'amateur.. Bravo ! Bravo la bande à bordel !!

[Update ]
J'avais envoyé un mail au premier groupe de danceur qui ont organisé cela en Suède : Voilà leur réponse complète : en anglais ..



Below you can read about how we did it practically. But the background was that Fredrik Rydman one of the dancers in Bounce www.bounce.nu got the idea to do this a sturady evening. We sent out textmessages to all the dancers we knew and ask them to sign up on our myspacesite. The goal was 100 dancers.
After that it was a lot of organizing for 2 days. rehearsels in different groups, permission, people to film it, sound and loudspeakers. And when press got the information it was just crazy!
Bounce is a well known dancecompany in Swden so it wasnt hard to find dancers to join this. 300 people came and learned the moves.
I hope this will help you.
Best Annica
THIS IS the letter we sent to everyone who asked for help. More than 20 cities around the world has answered after watching our video on youtube.
Hi guys!
Makes me really happy that you feel like organising the same thing we did.
It wasn´t to hard actually.
First of all we used facebook, myspace and our phones to spread the info that this was going to happen. We told everyone to sign up at our myspace, cause then everyone could see how many we were, and hopefully they´d feel like: so many already!
We were able to use a big dance school with 8 studios, and before rehearsals 8 "teachers" agreed on the details in the choreo. 300 people did sign up before we met, but I think we were at least 350.
We started with talking about  what we were about to do, and had made maps of the places we were to perform in. Told the people in wich direction to dance and such.
In the clip we repeat the same choreography 3 times and added on more dancers each time.
We called the 3 groups "half-circles", and circle 2 was devided in 2 sections and the 3rd in 4 sections. Now they knew where to stand in relation to the 1st group (circle 1). We divided the people into groups and the followed their techer to their studio
At the spot every group had to stick kind of close to their "teacher" since they knew exactly where to stand.
This did fail a little bit in the central station since the word had spread that we were doing this, and a lot of people came just to watch.
We rehearsed 3 times everybody together in a park before we decided the time to perform at the first spot. Then everyone had to find their own way there.
There was no time for a rendez-vous between the 2 first spots.
We were granted permission to perform at the central station, and the time frame was between 6.00 and 6.05, so that time was very set.
Other practical things: We hade the loudspeakers on a small pickup-truck and could drive around in the city.  And to learn the choreography we whatched  Michael Jacksons video. Some of you asked about money and how to finance it. Everyone involved did this for free, no one got payed. We had help from local sponsors.
Well I hope this is a help for you.
And dont wait too long.  I think the sooner the better. Ride the wave.
Anyway it would be such a cool thing if you would do this, cause then we might see it all over the world, and I think we show that Michaels message, to unite, got through. I also think we could show the world that if you do something together it creates a powerful impact. On top of it, the dancing community in Stockholm had the greatest party ever, wich is not too bad
Please don´t hesitate to get back if you have more questions or thoughts
Good luck
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[Sebika]- GRANDEUR NATURE…

26.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
GRANDEUR NATURE…
Enki Bilal - AnimalZ, mars 2009
Enki Bilal - Animal'Z, mars 2009
En rentrant dans mes quartiers parisiens, je voyais il y a quelques jours une affiche troublante. En gros caractères, les nom et titre Enki Bilal et “Animal’z” apparaissent sur un format vertical… En fond, le dessin de couverture de l’album du même nom…

Sur le moment, toute excitée par cette découverte et n’ayant pu découvrir le pourquoi du comment, je poursuivais ma route en me disant qu’arrivée chez moi, il faudrait que je parte à la recherche des informations manquantes.

Or, une fois chez moi, de toutes autres idées m’occupaient. Assez pour que j’oublie cette histoire… jusqu’à hier soir où je tombais nez à nez avec cette affiche en attendant mon métro station Réaumur-Sébastopol.

Le mystère s’éclaircit donc rapidement : cette affiche présente l’exposition qui se tient actuellement à l’Hôtel Marcel Dassault, à Paris, où quelques 350 dessins originaux de l’album Animal’z se donnent en spectacle.
Mon histoire avec Enki Bilal remonte au lycée, période bénie où je m’ouvrais corps et âme aux délices du monde. C’est d’abord avec les albums des “Légendes d’aujourd’hui” (La Croisière des oubliés, Le Vaisseau de pierre et La Ville qui n’existait pas) que j’apprenais à connaître Enki Bilal, conquise dès les premiers coups de crayons. Ces albums résonnent en moi depuis lors… et après les avoir perdus durant de longues (trop longues) années, ma soeur me les offrait, réunis en une trilogie, l’hiver dernier. Mes préférés je pense, bien que j’aime également tous les autres albums, que je possède jalousement, veillant sur eux avec amour et allégresse. De Partie de chasse aux Phalanges de l’Ordre Noir… en passant par la Trilogie Nikopol la Tétralogie du Monstre et Le Sarcophage… chez Enki Bilal, je ne laisse rien… si ce n’est son cinéma, qui me laisse quelque peu circonspecte.

Le sésame pour entrer...
Le sésame pour entrer...
Aujourd’hui, donc, je me rendais à l’Hôtel Marcel Dassault pour contempler les planches originales de l’album Animal’z, que je ne connaissais pas encore (je ne sais par quel hasard…). Pour seulement 3€ j’ai donc pu me régaler devant ces planches, découvrant des bribes d’histoire… totalement fascinée par les coups de crayons de l’artiste.

Si déjà j’étais totalement séduite par la touche si singulière de Bilal, cette exposition confirmait et comblait toutes mes attentes.

Seriez-vous surpris si je vous disais que je suis repartie de là des étoiles plein les yeux…, portant sous le bras le dit album ?! Je crains que non…
Illustration : dessin de travail, extrait dAnimalz. Bilal / Casterman.
Il existe dans le graphisme d’Enki Bilal une douceur et une grâce naturelle, bercées par des coups de crayons toubillonnants, insufflant ce je-ne-sais-quoi dans l’Œuvre qui fascine ou dérange.

Derrière cette volupté du dessin, des personnages et paysages torturés, des couleurs posées comme par miracle, ici ou là, toujours au bon endroit.

Et cette impression de mouvance. Cette fluidité dans le trait qui vous emporte loin, très loin, dans des ailleurs étranges, peuplés d’êtres hybrides, où l’amour et la haine s’exacerbent dans une violence et une crudité parfois troublante.

Dessin de travail, extrait d'Animal'z. Bilal / Casterman.
J’aime ces univers. J’aime ces personnages.

Chaque album est l’occasion pour moi de m’évader. De retrouver ces hommes et ces femmes entrelacés, dans un monde tourmenté par la modernité… D’aimer ces hommes et ces femmes. D’aimer leurs corps et la vie qu’ils exaltent. D’aimer voir battre ce sang qui coule dans les veines, quelles qu’elles soient, de quelque couleur que ce soit.
Illustration issue de lalbum Animalz, Enki Bilal.
Illustration issue de l'album Animal'z, Enki Bilal.
Amis amateurs d’Enki Bilal, je vous recommande donc chaudement d’aller trainer vos guêtres du côté de l’Hôtel Marcel Dassault, 7 rond-point des Champs Elysées, Paris 8ème. Métro Franklin Roossvelt.

L’exposition est ouverte tous les jours, de 11h à 19h, jusqu’au 10 septembre 2009.

Tarifs plus que raisonnables : 5€ plein / 3€ réduit.
Puis si l’envie vous en dit et que vous ne savez pas quoi faire de votre argent… sachez que ces œuvres seront vendues aux enchères le samedi 19 septembre, à 14h. Pour avoir jeté un oeil distrait au catalogue des ventes aujourd’hui… inutile de vous dire qu’il est évident que nous n’avons pas tous, sur cette Terre, les mêmes valeurs… et qu’il me faudrait des années pour acquérir l’une de ces magnifiques planches.
A très bientôt…
par Sebika
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[ZiKomAgnes] Lascars le film

13.7.09 mis en ligne par ZiKomAgnes
Eté 2000. Je fais le petit boulot bien ingrat dans un fast-food. Un jour dans la file d'attente je vois un type avec le t-shirt des Lascars – la série évenement sur canal + à cette époque. Il disait travailler à la production, c'est le client le plus connu que j'ai pu avoir à mon comptoir! Autant dire que ça me rappelle des souvenirs... L'avantage sur canal + c'était les rediffusions. Même si mes horaires étaient décalées, j'ai pas loupé un épisode! C'était hilarant!

C'est l'histoire de José Frelate et Tony Merguez, et de leurs potes. Ils vivent à Condé-sur-Ginette, en banlieue d'une grande ville. Leur quotidien c'est le système D – petits business, petites fraudes par ci par là. Rien de bien méchant, mais ça ne les empêche pas de jouer les durs dans les cages d'ascenseur. J'aimais le vocabulaire adapté, les vannes cinglantes, et le ton si juste! Ça sonnait pas comme une série faite par des vieux (passez moi l'expression) qui essaient de montrer la banlieue – c'était juste vrai!

Mon gag préféré je crois bien que c'était la Baston d'Regard:

J'ai eu peur que l'essai ne soit pas transformé pour l'adaptation de cette série au format court en un long métrage. Mais dès le début, la bande son avec De La Soul excellente et donne le ton:

Le premier gag rappelle vraiment la série: José mate une minette dans le métro, et sort au dernier moment du métro (à la station La Chapelle?). Résultat la porte lui ferme sur le pied, il tire et sa shoes reste dans le wagon...typique!

Et ça s'enchaîne! On se dit que ça peut pas être pire, on le sent venir, et ça arrive! Par exemple, il y a rien de pire qu'une demoiselle qui s'incruste dans ton appart' et le redécore à sa manière... si, si cherche bien! Et nous on se laisse aller... c'est bon, on est en plein dans la caricature, tout va bien! Dans l'univers des dessins animés ils peuvent mourir autant de fois qu'ils veulent!

Et contrairement aux idées reçu que les plus de 30 ans ne vont pas aimer... J'y suis allée avec une personne qui détient la carte Senior – elle a adoré! Rangez vos préjugés au placard, installez vous bien et profitez... c'est l'été!

"Repose le grand père tout de suite!"

Bande annonce:



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Le hérisson et l'élégance de l'âme.en temps troublées

9.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro


Allez voir un film dans un état émotionnel intense a forcément des conséquences sur la manière d'embrasser ce que le  l'auteur a voulu exprimer, le réalisateur. Pour Le Hérisson , film librement inspirée de l'élégance du hérisson.
Je me suis retrouvée dans tout un tas de situations décrites dans le film. éprouvant fortement les sentiments décrit dans ce film. Sentiments qui aurait été totalement différent si j'avais lu le livre, je pense. D'autant que cet hérisson que j'ai eu du mal à accepter en la personne de Josiane Balasko, tant j'étais persuadé qu'elle était la réalisatrice du film.  (Evidemment c'est Mona achache) Et je me disais: "mais comment peut elle travailler un personnage et diriger les acteurs et réaliser en même temps ?", Oui un peu pertubé le fred..

Tout comme cette concierge (par choix apparement), Je ne sais pas à quel étage, j'en suis dans ma vie. Mais je sais que j'ai une chose ( une ame ? une lumière ? )  qui s'efforce jour après jour de m'emmener, et ce malgré les aspérités de la vie, malgré ce temps qui s'égrenne et malgré ces rencontres pas toujours heureuses qui par je ne sais par quel miracle continue à me guider, et à briller . Cette lumière que l'on voit briller dans les yeux de Renée ( l'hérissonne ) et qui fait dire " elle n'est pas ce qu'on croit", car elle a une sorte d'élégance trop bien cachée.

Ce n'est pas, à mon avis, un film à aller voir après une rupture, mais plutôt quand vous êtes amoureux ou en pleine conquête. Il vous donnera une force incroyable et  une confiance rêvée.
En effet lorsque vous avez croisé cette autre moitié - je ne vous parle pas d'un beau cul ou d'un décolleté renversant - Je veux dire lorsque vous croisez par une sorte de coup de foudre un être miraculeux qui de sa simple beauté d'âme rend le reste du monde insignifiant.. Alors vous n'êtes pas loin de l'état de Renée lorsqu'un homme sorti de nulle part, lui adresse la parole .. à elle , dans sa langue. On sent, et cela ma reconcilié avec Josianne Balasko, un bouleversement intérieur, la révélation d'un trésor caché depuis trop longtemps.

Il y a aussi ce petit miracle de fille brillante au possible, qui passe son temps à se cacher afin que personne ne viennent entraver sa passion, la vidéo. C'est d'ailleurs étonnant à quel point cet entourage est incapable de comprendre ce qu'il se passe dans ce petit trio : l'enfant, la concierge et cet homme élégant.
Merci pour c film et merci à Phil de me l'avoir suggérer.

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[ZiKomAgnes] Franz Ferdinand @ Olympia, Paris

9.7.09 mis en ligne par ZiKomAgnes

Le début de l'année 2009 a présenté un dilemme: soit j'allais au concert des Killers le 19 mars, soit à celui des Franz Ferdinand le 18 mars. J'offrais un place à mon frère en cadeau de Noël et la fin de l'année rimant avec pauvres économies, j'ai dû faire un choix. J'ai pris les Killers dont je connais chaque chanson de chaque albums.

Mais arrivée à la date fatidique du 18 mars, je décide de tenter de trouver une place. Après avoir fait jouer mes relations Facebook, après avoir demandé un billet à l'attachée de presse derrière @franzferdinand sur Twitter - mais en vain; je me pointe devant l'Olympia pour voir mes chances.


Pourtant, j'avais lu en ligne que la veille ils avaient pas été géniaux... Que (je cite) « les plus motivés tiraient l’ambiance vers le haut, mais le reste du public de trentenaires se contentait plutôt de taper des mains en rythme, quand il ne s’agissait pas seulement du pied. »


Partant du principe que deux concerts ne se ressemblent jamais, je tente le coup. En plus, devant la salle, je croise des anciens collègues Erasmus qui m'assurent que les écossais déchirent en live. Comble de chance: je trouve une place à un prix raisonnable (5€ de plus que le prix du billet)!


Et le concert commence...Ils ont démarré fort, avec des tubes dès le départ The Dark Of The Matinee, Do You Want To et No You Girls!
"C'est osé", me dis-je, "s'ils grillent toutes leurs cartouches dès le début!" Je me laisse aller au rythme et bientôt je suis en train de sauter et de danser, et j'ai pas arrêté de tout le concert. Ils ont enchaîné sans un seul temps mort... je me suis vite retrouvée en sueur! J'adore No You Girls:

C'est là que j'ai réalisé que je connaissais toutes les chansons, et elles prenaient une ampleur en live! Sur Ulysses, la salle était en apnée! Tout le monde a chanté en choeur, même les fameux trentenaires du fond de salle! Sans compter l'impro electro autour de la batterie! Un régal! Pour vous mettre dans l'ambiance, Ulysses:


J'ai juste regretté qu'ils aient pas joué Jacqueline mais j'ai vibré au son de This Fire! J'ai remarqué que Jacqueline n'est que trop méconnue:


Et jugez plutôt This Fire:





J'ai tellement aimé ce concert que je me suis battue avec des adolescentes pour acheter un t-shirt à la sortie! Mais pas le bouquin de cuisine d'Alex Kapranos, faut pas abuser!





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[ZiKomAgnes] Pastorale @ Théâtre du Châtelet

9.7.09 mis en ligne par ZiKomAgnes

Le 20 juin, j'étais invitée par mes tantes à aller voir Pastorale au Théâtre du Châtelet. C'est un opéra de Gérard Pesson basé sur l'Astrée - une œuvre littéraire majeure du XVIIe siècle (d'après Wikipédia) ce qu'on appellerait un Best-Seller en langage du XXIe siècle.

Mes tantes avaient adoré l'adaptation cinématographique intitulée Les Amours d'Astrée et de Céladon par Eric Rohmer en 2007. Le résumé est simple:

Un berger, Céladon, tombe amoureux d'Astrée et ils sont heureux. Mais des jalouses viennent dire à Astrée que Céladon la trompe, elle décide donc d'ignorer son amant. Céladon, au comble du désespoir, décide de se tuer. Il est recueilli par des nymphes qui le soignent pendant qu'Astrée est en route avec des amis pour le retrouver.

Ca c'est la première partie. Pour vous rendre compte, c'est un opéra con
temporain, certains y sont hermétiques. Même sans préjugés, j'ai peu à peu compris pourquoi on surnommait le compositeur Gérard « Peu de son ». Il nous reste la chorégraphie et la mise en scène. Le chorégraphe n'est autre que Kamel Ouali – où ai-je entendu ce nom? La Star Académie? D'ailleurs certains chanteurs en sont issus... Je ne rajouterai rien à ce sujet de peur d'être traitée d'intellectuelle gauchiste snob.

A la lueur de ce
s explications, il est compréhensible que la salle se soit vidée pendant la première partie et à l'entracte. Et ce malgré les tenues très suggestives des nymphirmières!! Nous sommes restées, tout d'abord parce que des places se sont libérées en orchestre; mais aussi pour la mise en scène! Oui, Pierrick Sorin était à la réalisation vidéo. C'était la première fois que j'étais en présence de son travail – et c'était impressionnant.

Prétextant un thème de télé-réalité, il y avait en moyenne 3 écrans sur scène. Et toutes les projections étaient filmées en direct sur scène. Par exemple, pour signifier un voyage dans la forêt, il filme un parterre de fougères; et pour l'orage, on voit l'assistant l'asperger d'eau.
  • La scène la plus intéressante est le suicide de Céladon. Il choisit la noyade, aussi voit-on un ken (le keum de Barbie) tomber dans un aquarium.
  • La scène la plus drôle est le duo mimé par des têtes de moutons.
Car c'était drôle! La deuxième partie était cela dit plus rythmée. On a eu droit à une mise en abîme avec une séance diapo pleine de photo-montages hilarantes. Et surtout, l'intrigue aide à se détendre:
Céladon veut à tout prix retrouver sa mie, mais le grand sage (un druide avec chaussures à plateforme) y met une condition: il ne peut revenir que sous la forme d'une femme pour devenir l'amie d'Astrée.

On a beau dire, mais un homme habillé en femme qui nous fait un défilé suivi d'une choré digne des Spice Girls, diffile de résister. La suite se corse, Astrée se prend d'amitié pour Alexis (Celadon déguisé), et l'invite à dormir chez elle avec une autre amie. Ils partagent donc le lit à 3 « filles », Céladon au milieu, avec une caméra surplombant le lit. C'est bête comme chou, mais c'est efficace pour nous faire rire.
J'ai passé une très bonne soirée: Fascinée par l'inventivité déployées pour la mise en scène et le jeu de scène vidéo. Merci à Pierrick Sorin d'avoir sauvé cette production.
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[dje] Redécouvrez le Swing avec les Sales Timbanques

8.7.09 mis en ligne par Djé
les sales timbanques
Ils étaient sur scène au Festival Décibulles de Neuf-Eglise (Alsace-Bas Rhin) en juin. Le jeu des navettes et des trains ne nous a pas permis d'assister au concert mais les joyeux Sales Timbanques, originaires de Langres, avaient aussi investi le camping du festival dès le vendredi pour quarante-huit heures de bœufs endiablés... Les campeurs ont même eu droit à une version improvisée de "Super Mamy"... De retour au bercail- heureusement que MySpace est là- on se rue online pour entendre ce qu'on a raté sur scène et franchement cela vaut le coup d'oreille.




Les Sales Timbanques pratiquent un swing impertinent et juste. Piano, guitare, percussions, l'album "Swing Gum" est à écouter : quinze morceaux bien variés et bien entraînants... qui donnent la pèche et le sourire. "Besoin de fraîcheur ? Envie d'évasion ? (...) Swing Gum, l'album qui rafraîchit l'haleine de tes oreilles".
La chanson "Langres" est sûrement celle qui rassemble le plus à ce que font ces jeunes garçons talentueux. Avec des textes engagés, ironiques, ou dérisoires, sans lourdeurs. Il y a de belles surprises. Un français maîtrisé avec des vers "bien trouvés" qui font réfléchir et rire. On regrette que "Le Blues du Malchanceux" soit un tout petit peu vulgaire mais cela doit pas "gummer" le reste.

Le mariage entre Lucie d'Ethiopie et Pierre de Cromagnon (Pierre de Cro-Magnon, Swing Gum, 2009) est à dévorer. Le rap du Vénère (Swing Gum, 2009) n'a rien de ridicule qui fait même la leçon à certains courants moins... "raffinés".
Le Squelette du Placard (Swing Gum, 2009) nous emmène en quelques notes dans un univers lugubre et sarcastique. C'est bien.
Accents slaves sur "Le Poisson Rouge" à durée indéterminée... Bel hommage à la Paris cosmopolite dans "Paris ma belle", et jazz-rock anticapitaliste avec "Consomme".
Ils sont bons musiciens et bons comédiens, de surcroît simples et sympathiques... !

Petits extraits texte :
"Allez viens, là où les remparts grands paraissent, les remparts Est, grand paresseux." (Langres)
"De par chez nous les saisons se mélangent, le temps s'en fout quand il veut il change" (Langres)
"T'es plutôt pas mal pour une bipède" (Pierre de Cro-Magnon)
"Je suis vénère, je suis vénère, y a des trous dans mon Gruyère" (Le Rap du Vénère)
"Consomme consomme fais toi de jolie caries, consomme consomme enrichis les millionaires, consomme consomme au profit des actionnaires" - "On a le devoir de consommer, conditionnés à acheter, des objets sans importance, on nous tire les vers du nez, on assassine notre méfiance" (Consomme)
"Je me baladais dans Paname, je promenais un peu mon âme, mes yeux sur le trottoir, rebeuillaient la rue et ses histoires"- "En marchant je regarde mes pieds, je me dis que je suis bien mal chaussé" (Paname)
"La vie sur un fil rouge, Tu ne soupires ni ne bouges/ Funambule sur la corde red, Tu n'abandonnes ni ne cèdes/ Aux idées noires des rabat-joie, Qui ne sortent jamais de leur abat-jour" (Ouvre tes N'œils [et le bon])

Les Sales Timbanques sur MySpace :
www.myspace.com/lessalestimbanques

Album :
Swing Gum
Une production La Tribu Timbanque
Co-production Onoffonic Studio
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[ZiKomAgnes] Jenny In Cage / Sum 41

7.7.09 mis en ligne par ZiKomAgnes


Jeudi dernier je suis partie voir des potes jouer dans un bar rue de Bagnolet, juste à côté de feu La Flèche d'Or (snif). Donc le groupe s'appelle Jenny In Cage. Et pendant le concert, tout en m'émerveillant sur le chant, très travaillé, et l'énergie - violente mais apaisante - dégagée par le chanteur Frank, je cherchais les influences du groupe.
J'hésitais entre A Perfect Circle, System Of A Down, Papa Roach, Serj Tankian, même un peu des Smashing Pumpkins pour MACHINA/The Machines of God... Ca vous donne une idée du style. Je me renseigne à la fin auprès de Max, le bassiste: A Perfect Circle, j'avais bon, System pour le batteur, et les Deftones... ah oui, je connais moins ce groupe là.
J'entame alors une grande discussion Métal avec un autre spectateur. Je cite Sum 41, quand je sens une hésitation chez mon interlocuteur... Sum 41? Les Californiens qui font du Skate-Punk à la Blink 182? Je réalise que leur production Métal n'est que peu reconnue. C'est pourquoi j'ai envie ici de vous faire une brève introduction à leur discographie si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
Tout d'abord ils sont pas Californiens, mais Canadiens, de l'Ontario. On les confond avec Offspring, parce que les chanteurs sont tous les deux blonds (silly really). Et on les confond avec Blink 182, parce qu'ils étaient aussi sur la BO d'American Pie 2 avec le titre "Fat Lip" extrait de leur deuxième album All Killer, No Filler sorti en 2001. Sur ce même album, vous retrouvez aussi leur hit ultime, le fameux clip dans la piscine j'ai nommé "In Too Deep":
En 2002 ils sortent Does This Look Infected, avec le single "Over My Head". Bon là vous me dites que vous voyez toujours pas les influences métal dans ces chansons... C'est là qu'en 2004, ils réalisent l'album qui marque leur entrée dans le cercle très fermé des meilleurs groupes de Punk Rock et de Métal: Chuck. Je vous présente ma préférée du groupe, "We're All To Blame".


Leur dernier album Underclass Hero est beaucoup moins métal... il oscille entre Blink 182 et un American Idiot de GreenDay.
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[ZiKomAgnes] Tracy Chapman @ Zenith, Paris

6.7.09 mis en ligne par ZiKomAgnes





Vendredi 26 juin, Tracy Chapman donnait un concert. Quand j'ai eu la nouvelle, tout était déjà complet. J'avais dans l'idée d'aller devant le Zénith pour acheter des places, essayer de les négocier... mais généralement je fais ça devant les petites salles, dans Paris, comme ça si ça marche pas, je suis pas à l'autre bout du monde. Le lundi, je suis donc allée faire un tour sur www.trocdeplaces.com , et oh miracle, il reste des places en 3e catégories! Le soir même j'avais deux places pour aller voir Tracy!!


Arrivés au zénith, on voit un stand bien jaune, celui d'Amnesty International – c'est le signe des musiciens engagés, tout comme on aime! On signe 2-3 pétitions, le temps d'aller chercher les bières et on s'installe. Oui parce que j'avais jamais vu le Zénith comme ça: pas de fosse, et tout le monde placé (avec un numéro, et on est prié de rester à notre place). Allons bon.
Le concert commence, et sa voix remplit la salle sans mal, surtout quand elle interprète la douce "Sing for you". Elle est là, et les frissons me traversent le corps! Son nouvel album a des rythmes plus lointains que le blues, on ressent des influences plus sud-américaines, et ce n'est pas pour nous déplaire.
Puis, elle fait une annonce: aujour'hui est un grand jour...des "MICHAEL" déchirants fusent ici et là: "C'est la Journée Internationale contre la Torture". Mais pour ne décevoir personne, elle nous joue un titre sur lequel elle dansait quand elle était petite, "I'll be there". Pour le plaisir, voilà l'originale:





Ensuite, ça c'est accéléré vers les plus connues: Fast Car, She's Got Her Ticket, et les gens se sont levés pour Telling Stories et Talkin' Bout a Revolution... Le cadeau a été l'impro sur ma préférée: Give Me One Reason... là c'est l'ultime version avec Clapton!




Elle a fait deux rappels, notamment pour la fameuse Baby Can I Hold You...Un sans faute! Je suis rentré avec un sourire de celle qui sort d'un très bon repas entre très bons amis – comblée.

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[Donjipez] Et raconter Blur à Lyon…

6.7.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Crédits:  Lainey
Un billet Rapido de Donjipez.

Idée à la con. J’avais vaguement dit que je bloguerai un truc sur le concert de Blur aux Nuits de Fourvière. Et là faut s’y coller. Sauf que vas raconter un concert au ptit matin, les oreilles à peine débouchées… Surtout qu’a priori il s’agirait de parler de zik sans avoir trop l’air con ni partir dans des : énormes, amazing, great, phénoménal.
Lyon donc. Colline. Décor : théâtre antique. L’enceinte a fait le plein pour les entendre cracher (les enceintes). Normal. Roulement de tambour et voix rocailleuse façon foire d’antan : c’est la seule date en France d’une série limité, celles de la reformation du groupe. Le public ? Post-ados, jeunes adultes et trentenaires ayant vécu les temps d’avant. Plus quelques badernes (merci c’est sympa). Du vulgus pecum, hein et les looks sont de saison et passe-partout. C’est de la britpop mon vieux pas du psychobilly punkoïde. Bien fait de pas me prendre la tête et de chercher, j’aurais eu l’air malin. Au moins là avec une chemise en lin blanc, un 501, des Repetto et mon galure façon borsalino en paille, je suis dans le ton. A peu près.

 Crédits : Sylvain Vandoolaeghe

Bon, ce qui est sûr c’est que globalement le public n’a pas fait le voyage pour rien. On sent que ça connaît la discographie du groupe, qu’il y a ceux qui l’ont déjà vu et ceux qui n’auraient pas voulu le rater encore. Sans être bouillant et tout cuit, c’est du chaud. D’ailleurs Damon Albarn connaît bien le coin. Il était venu au théâtre antique il y a deux ans avec The good, the bad and the queen (et donc Paul Simonon, putain Paul Simonon, le mec le mieux fringué de l’histoire du rock que les gens y disent, Paul simonon qui à lui seul aurait valu ma présence) pour un concert-concept sacrément bien tenu. Il y est revenu l’an dernier pour une thématique autour de son label “world” Honest Jon’s (que j’ai ratée).

Mais flash forward pour une entrée un peu avant la tombée de la nuit. A fond de suite. La fosse est vite acquise, les gradins se lèvent plus poliment. Pour l’instant puisqu’ils finiront debout aussi. De toute façon ça s’enchaîne avec Girls and boys dès le deuxième morceau, histoire de mettre tout le monde d’accord. J’ai comme une remontée de quelque chose vite identifiée : Jam, Morrisey… tout y est. Normal.
Comme la sauce prend, réglée comme du papier à musique et prévue sûrement puisque la twittosphère m’apprendra plus tard que c’est la même set list qu’à Hyde Park et Glastonbury, il y a la place pour les morceaux plus lents. Les premières impressions quand même c’est que le groupe a pas l’air mécontent d’être là et que pour des quadras au passé agité – qui a dit Coxon ? – , ils ne manquent pas de souffle. Ouf, on échappe à la reformation-biftons.

 


C’est le frontman qui assure le gros du show sans égars pour une voix qu’il pousse sans ménagement même s’il s’est excusé d’entrée de son état pour avoir “beaucoup crié il y a quelques jours en Angleterre”. En overseas telegraph on dirait un truc style : belle énergie, stop, super présence stop, son impec, lumières idem, stop, pop rock quoi, fin.
Un bémol ? Cuivres et choeurs sont peu mis en avant si ce n’est pour participer à la nappe d’ensemble. Respect des règles du genre oblige. Pas vraiment donc. Le mur sera de son ou ne sera pas.
Slammin ici, Solo épileptiques là en se roulant sur scène ou les yeux dans les leds des Marshall et une “ballade” parfaite. Pas loin d’1h30 déjà dans les pattes. Restent les rappels car l’arène en veut encore. Pas chiche, Blur en offira deux de trois titres. Les derniers sur un matelas de coussins qui ont volé depuis les gradins car, même antique, la pierre est rude pour le cul du spectateur. Mission terminée : même s’il en réclame encore et attend, sait-on jamais, le parterre, transformé en haricots sauteurs, est épuisé, les tribunes, debout depuis longtemps pour s’agiter, sont rassasiées.
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