[KDFA] Dama du groupe Mahaleo en Webcast sur la KDTV! ce soir

22.8.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Ce soir vers 20h30 en cliquant sur l’onglet KDTV!vous pourrez découvrir le webcast live de Dama de son vrai nom Rasolofondraosolo Zafimahaleo. Alors je vous vois déjà venir : euhh c’est qui Dama? …et bien je vais tenter de vous le présenter, chose difficile tant ce chanteur représente beaucouppour la culture musicale malgache!
En effet il est juste un des membres fondateur du plus grand groupe malgache de tous les temps à savoir MAHALEO


Son groupe Mahaleo (”indépendant”, en malgache) est un phénomène transgénérationnel à Madagascar : depuis plus de 35 ans de carrière (qu’ils ont célèbré dignement à l’Olympia), pas un feu de camp sans que l’on fredonne ses chansons ! Si leur image reste liée à la grève de 1972 qui aboutit à la chute du régime pro-français en place depuis l’indépendance de Madagascar, ces songwriters influencés par le courant folk américain doivent aussi leur popularité à leurs textes socio-politiques. Ancien député, Dama a notamment enregistré en 1994 aux Etats-Unis un album avec son compatriote D’Gary, guitariste virtuose.
Il nous fait le plaisir d’être le premier artiste à faire un webcast en live sur la KDTV!et je l’en remercie, j’éspère que cette première augurera de beaucoup d’autres live encore…

A plus tard donc pour ce Webcast et sâchez que votre soutient constant depuis 2004/2005 à mes débuts dans le blogging est la meilleure des récompenses…
liens:
*le site officiel du groupe Mahaleo
*le myspace de Mahaleo
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[ZiKomAgnes] Hold Your Horses! @ Les Disquaires

22.8.09 mis en ligne par ZiKomAgnes
[Update] Hold Your Horses! on donc gagné l'appel aux vote et participent à Rock En Seine , Bravo à eux!

Hier soir je me rends à la rentrée des Disquaires, un bar à Bastille, l'occasion de retrouver les potes en terrasse, raconter les vacances, se remettre tout doucement sur les rails. La programmation est lourde ce soir: 14 artistes entre les DJ, chanteurs et groupes confondus. Avec la chaleur, on reste plutôt en terrasse à discuter, mais on me fait signe de venir écouter le prochain groupe: Hold Your Horses!
Je rejoins mes amis, tout le monde écoute religieusement. Je me pose, et me retrouve subjuguée, scotchée. L'atmosphère qui nous enveloppe est envoûtante.

La formation est en acoustique et en nombre restreint de musicien: Charles, chanteur et guitariste lead, Grégory à la guitare rythmique, Robin à la basse (une magnifique Hofner! J'ai craqué dessus! Et il a gracieusement accepté de poser pour moi ^ ^), Gilles au violon et Florence à la batterie. Normalement, ils ont aussi une trompettiste et un violoncelliste, que je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer.

Charles est de Washington DC, Florence de Caroline du Nord, ils se sont rencontrés à Londres et ont commencé en duo. Puis ils ont bougé sur Paris et ont commencé à recruter. Ils ont été repérés par les Boutiques Sonores, et SFR Jeunes Talents pour le festival Rock en Seine. Je me suis aussitôt fait la réflexion que Hold Your Horses! serait parfait pour la Blogothèque, le style correspondant parfaitement à leur ligne éditoriale. Il s'avère que Nat m'a devancé à la Route du Rock (c'est le premier groupe, dans le champ de maïs – je vous mets au défi de ne pas tomber amoureux de Florence!)


La batteur, Florence, qui chante en duo avec Charles, a une énergie ravageuse, elle ressent chaque note qu'elle joue ou chante, elle vit sa musique, elle kiffe et nous le montre! Sur la chanson « 70 million », ils se marraient sur scène, Charles se met à faire des percus sur le tom de Florence. Ils prennent tous leur pied à jouer ensemble et le partage avec le public.
De prime abord, le premier groupe qui nous vient en tête c'est Arcade Fire, forcément - violon oblige? Certains les comparent à Of Montreal, d'autres à Interpol... J'ai trouvé ça plus pêchu, plus enlevé, j'y ai trouvé une originalité rythmique que j'avais rencontré chez les Wombats – un grand écart ici, je l'admets. Moi j'ai tapé dans mes mains, et c'est suffisamment rare pour le souligner. J'ai pas pu résister à l'envie de filmer une chanson:



Alors maintenant, si on veut qu'ils jouent au festival Rock en Seine, ils faut voter pour eux sur le site SFR Jeunes Talents:
http://musique.sfrjeunestalents.fr/artiste/hold-your-horses-/

Sinon pour écouter d'autres chansons:
http://www.myspace.com/holdyourhorsesparis
Je recommande: Patience while tantrums of waterfalls.
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[ZiKomAgnes] Multiphonies GRM @ la Maison de la Radio

16.8.09 mis en ligne par ZiKomAgnes


Le 27 juin, alors que certains dansaient sur des rythmes techno à la Gay Pride, et que d'autres partaient voir IAM au Zénith, je me suis rendue à un concert gratuit à la Maison de la Radio. Ma tante, qui parcourt les programmes du Groupe de Recherches Musicales de l'Institut National de l'Audiovisuel dans son temps libre, m'a proposé ce concert. Nous ne connaissions rien du compositeur, juste le titre nous avait bien amusé: « Tragédie de la Fraise » et « Lamentations de la Molaire Frustrée ». J'ai bien proposé à des amis de m'accompagner, mais bizarrement, quand on annonce un concert de musique contemporaine, on vous regarde différemment.
A la lecture du programme, le texte est un extrait de la pièce "Fuori dai Denti" de Tiziano Scarpa traduit en français. On commence par la Fraise: deux types en blouse entre sur scène, lumière frontale, l'un à la clarinette basse, l'autre au saxophone baryton. Ils ont l'air de lire une partition, mais on n'entend que des sons distordus, des sortes de couacs... Eric Tremolières, ténor, rentre et lit le texte. Enfin, il le lit pas, mais il part dans les aigus, descends dans les graves, joue avec l'intonation de sa voix... C'est assez bizarre – comme une parodie de musique contemporaine.

On passe à la molaire: Nichola Isherwood, basse baryton, rentre. On nous a prévenu qu'il était malade, mais qu'il allait interpréter ce morceau contre l'avis de son médecin. Je me demande ce que ça aurait rendu s'il avait été en pleine forme!! C'était époustouflant! Il nous a montré une amplitude de voix hallucinante et avec une puissance! D'un coup on comprend le concept de la première partie (la fameuse fraise).
Pendant l’entracte, je me suis demandé si je restai ou pas, un concert m’attendait dans un squat; et à la lecture du programme la deuxième partie était une obscure œuvre de Mauricio Kagel: "Phonophonie, quatre mélodrames pour voix et autres sources sonores…" Une sorte de deuil du chanteur d’opéra… ça promettait d’être gai.
Au final, j’ai bien fait de rester. C’était le même basse-baryton que pour la molaire, Nicholas Isherwood. Il y avait un jeu de scène fantastique avec une webcam et un écran. La première scène, face à la webcam, il faisait un monologue avec seulement quelques mots allemand "ach", "doch", "nein"… Dans l’obscurité, à la lumière de la webcam, sa tête ressortait en bleu. Après un silence solennel, un enfant a commencé à rire en voyant les mimiques exagérées du chanteur qui baillait, s’extasiait, ou prenait un air surpris. C’est là que l’assistance s’est détendue. Le chanteur a commencé à jouer avec la caméra, faisant sa tête flottante se refléter à l’infini en chœur avec ses modulations vocales, puis il s’est déplacé dans l’assistance.
Le monologue s’est ensuite transformé en dialogue entre le chanteur et une vidéo de lui-même. De même, à partir de sons, qui sont des mots allemands, il a créé une discussion complète, laissant libre l'interprétation au spectateur. Après avoir joué avec une boîte à son, dont le sens m'a échappé, le quatrième mélodrame montrait le chanteur en présentation constante et à la merci du metteur en scène et de ses élucubrations.
Nous avons été impressionnés par ces jeux autour de quelques sons, par cette mise en scène basée sur trois fois rien et par la puissance et l’amplitude de sa voix.
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[ZiKomAgnes] elles@centrepompidou

15.8.09 mis en ligne par ZiKomAgnes

Jeudi, en passant devant le Centre Georges Pompidou, je réalise que l'expo Kandinski se finit bientôt et que je ne l'ai toujours pas vue. Je décide d'y remédier de ce pas. Curieuse de nature et ayant quelques heures devant moi, je m'arrête en chemin pour l'exposition elles@centrepompidou: artistes femmes dans les collections du Musée national d'art moderne.

Après une entrée en matière relativement classique par Niki de Saint Phalle, nous entrons dans des espaces délimités selon des thèmes.
J'ai été interpelée par différents aspects:
- Une salle appelée Genital Panic, les femmes refusent « la représentation avilissante du regard masculin désirant et se réapproprient le motif de la vulve ».
- Dans une des salles de la partie intitulée Feu A Volonté, on tombe sur des images sont assez cocasses : des vidéos montrant le quotidien des femmes en Burka: quand elles font leur gym ou quand elles bronzent.
- La salle Corpographie dénonce « les stéréotypes de beauté imposés aux femmes par le biais des médias »...

La partie qui m'a amusée a été le pan de mur dédié aux posters des activistes appelées Guerilla Girls qui ont cherchent à promouvoir les femmes et les personnes de couleurs dans les arts.

Enfin la pièce qui m'a le plus touchée a été cette citation de Louise Bourgeois - celle aux araignées!

" Il faut que je fasse autre chose que m'amuser. Il faut que je travaille. Comme un homme, il faut que je fasse quelque chose qui vaille la peine plutôt que de toujours faire des trucs de femme. Peut-être faut-il que je devienne quelque chose d'autre, même si je ne peux pas changer. Il faut au moins que je fasse quelque chose. Il y a quelque chose qui cloche dans ce que je fais, ça veut peut-être dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans ce que je suis. Faire, faire quelque chose d'autre, changer mes désirs, faire les choses à ma manière, pas à leur manière, changer, ajuster, refaire, transformer, améliorer, reconstruire. Je change le monde autour de moi puisque je n'arrive pas à me changer moi-même"
Louise Bourgeois

L'expo elle@centrepompidou est à Beaubourg jusqu'en mai 2010


La bande annonce
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[ZiKomAgnes] The Reader

10.8.09 mis en ligne par ZiKomAgnes
Pour se remettre dans le contexte: au lendemain de la seconde guerre mondiale, un jeune garçon, Michael Berg, a eu une liaison secrète avec une femme jusqu'à ce qu'elle disparaisse sans laisser de traces. Quelques années plus tard, lors d'un procès des crimes de guerre Nazi, il retrouve Hannah sur le banc des accusés.

Cette femme mystérieuse est jouée par Kate Winslet qui a reçu l'oscar de la meilleure actrice pour le rôle d'Hannah. Par conséquent on attend beaucoup de sa performance aux antipodes de son rôle phare dans Raison et Sentiments - euh pardon, Titanic.
On retrouve une femme plus mûre, plus sûre d'elle, plus nature, plus belle, plus vraie.

Cette femme a la particularité d'apprécier énormément qu'on lui fasse la lecture. Le jeune homme éperdument amoureux s'adonne à son rôle corps et âme. Cela donne lieu à des scènes de lecture jouées à merveille par le jeune David Kross.

Ralph Fiennes joue Michael Berg à l'âge adulte. On le retrouve dans un contexte qui lui sied bien puisqu'on se souviendra de sa performance dans la fameuse Liste de Schindler – plus qu'en tant que Voldemort dans Harry Potter!


Ce film a l'avantage de ne pas prétendre répondre aux questions que le sujet pose: Doit-on juger ceux qui obéissaient ou ceux qui donnaient des ordres? Ces procès de crimes de guerre traitaient plus des détails que des vraies blessures dont l'Allemagne a souffert. Il laisse chacun de ses personnages répondre à sa manière, sans juger. A chacun de choisir son camp.

Les émotions sont travaillées: la tension est palpable, au point qu'une complicité se crée entre Michael – adolescent ou adulte - et nous. On ressent son désarroi... on passe des larmes qui montent aux yeux au rire, tellement on est pris au dépourvu...
Un film poignant!

Un seul regret: de n'avoir pas pris le temps de lire le livre par Bernard Schlink avant (et dans le texte si possible).

La bande annonce

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[Donjipez] Sister Marianne et Mister David, un Panthéon qui bouge encore

3.8.09 mis en ligne par Frédérick de Baro
Toujours problématique les doubles affiches. Il y a ceux qui sont venus plutôt pour l’un et ceux qui sont venus plutôt pour l’autre. Ceux qui sont venus plutôt pour les deux et encore ceux qui sont venus vaguement pour l’un, l’autre ou les deux. Faut que la sauce prenne. Mais peut être aussi que seul aucun n’aurait rempli une arène – qui est un théâtre romain me suis-je fait reprendre récemment au sujet de l’enceinte lyonnaise -, n’affichant pas complet hier soir même si finalement assez bien garnie.
C’est Marianne Faithfull qui ouvre le bal. Jamais facile de parler d’un mythe même s’il ne s’effondre pas. Et le problème avec Marianne Faithfull c’est que du haut de cette petite anglaise, quarante-cinq ans de l’histoire du rock te regardent. Ca impressionne. Trop peut être pour un public assis presque trop poli avant de se montrer ravi. On se croirait un peu à un concert de jazz, certains morceaux en auront la tonalité. Ou près d’un kiosque à musique si l’on veut satisfaire les origines aristocrates autrichiennes de la dame, petite-nièce du sulfureux – déjà, ce doit être de famille -Leopold von Sacher-Masoch.
De fait on ne cherche pas d’angle avec lady Marianne puisque l’angle c’est elle.Tu es quand même face à quelqu’un qui s’est barrée de chez son mari galeriste pour aller vivre chez Brian Jones en même temps qu’Anita Pallenberg - au passage sacré Keith, va. Puis elle devient l’égérie de Mick Jagger. Avec Richards, il lui offrira quelques perles.
Moi, j’aurai attendu Dangerous Acquaintances pour tomber dans les griffes de la chanteuse aux cheveux mouillés (sur la pochette). Avec un certain mérite puisque l’air du temps était ailleurs. Mais sa légende était déjà en marche depuis 
(Mick Jagger et Marianne Faitfull ) CC beasclub
longtemps. Ce LP, héritier du culte Broken English, me mit sur la piste de cette voix singulière. Une voix restée la même.
Tout cela nous vaut un moment charmant, alternant calme et un peu plus de tourmente pour un tour de chant d’un peu plus d’une heure. Sept musiciens : un guitariste, un batteur, un bassiste-contrebassiste, un pianiste (+ claviers), deux cuivres (+ accordéon, flûte…) et un second guitariste (+ scie électrique, violon, mandoline…) et une Marianne Faithfull dans un ensemble pantalon noir veste cintrée sur un chemisier blanc avec faux noeud pap’ imprimé. Un peu l’impression d’être reçue par celle qui se présente désormais comme “une grand-mère s’occupant de ses petits-enfants” pour une garden party typically british. Pour le reste, sur scène, c’est sobriété et simplicité avec juste un tabouret pour se percher de temps à autres, et laisser les solistes dans la lumière, ainsi qu’un livret sur un pupitre.
Je vais pas faire la set list, je l’ai pas notée. Bien sûr certain(e)s regretteront l’absence de tel ou tel titre ;-) Mais, entre un touchant Solitude de Billie Holliday (”écrit par Duke Ellington”, précise-t-elle), des reprises de Buddy Holly et Gary Newman, les incontournables sont là. A commencer par ce long et premier temps fort du concert que sera ce Broken English qui décolle totalement. Ballad of Lucy Jordan bien sûr mais aussi sa “pièce de résistance” (en français dans le texte) Sister Morphine. Sans oublier un Why did you do it poussé bien haut. Si tout cela s’avère un peu attendu, c’est aussi ce que l’on attendait…

Un burning Byrne

Et David Byrne me demandera-t-on ? Et bien à l’heure qu’il est c’est-à-dire tard dans la nuit, j’en suis encore sur le cul. Tiens, je résume : il m’a fait danser. Moi qui combine une flemme intrasèque à une élégance toute relative dans le mouvement : il m’a fait bouger. Et en plus je savais pas trop à quoi m’attendre puisque je ne connaissais pas son travail avec Brian Eno et que, grand bonhomme quand même, ce dernier a toujours suscité chez moi quelques réserves pour sa propension à donner dans la complexité, la musique “savante” et les arrangements electro tarabiscotés.
Bein que nenni. Le New-Yorkais (né en 52 et en Ecosse, merci Wikipédia parce que là m’en serais pas douté…) a livré une putain de performance. Au sens anglais du mot d’ailleurs. Bon, c’est vrai je n’ai jamais vu les Talking Heads (on peut pas tous les avoir vus non plus) même si Stop Making Sense m’avait démontré quel performer cet immense musicien-chanteur-créatif est sur scène. Cela dit le film de Jonathan Demme est de 1984.
Le band dont le nom (et la composition) n’est donc plus Talking Heads (Cf le live de 82 voyons) se présente vêtu de blanc de pied en cap. Tiens, on se croirait à une des fameuses soirées à Saint-Trop’ de feu Eddy Barclay. Devant sa troupe, Byrne en Monsieur Loyal peroxydé balance un petit speech introductif. Lui qui a offert un titre en Creative Common sur une compil’ Wired et semble peu rétif au web, invite l’assistance à “photographier, enregistrer, parler au téléphone ou checker ses mails”. Montrant la set list à ses pieds, alors que trois estrades sont placées en fond de scène avec batterie, percus et keyboards, juste derrière un bassiste et trois choristes (un peu instrumentistes aussi), libérant l’espace du plateau pour les trois danseurs qui vont y débouler, il plaisante encore du fait d’être le seul à avoir le menu de la soirée. Il rappelle que l’album de son side project de 81 avec Eno My Life in the Bush of Ghosts ne s’était pas vendu terrible et… one, two, three, four.
Et de suite ça décolle. C’est lancé pour… ? Pour tout dire je n’ai aucune idée de combien de temps cela a duré, happé que j’étais par le son, la lumière, les chorégraphies et la mise en scène. Va raconter ça, tiens. Tout est parfaitement stylisé, totalement maîtrisé, superbement interprété, incroyablement performé… Merde, les adverbes.
cc Lainey ~
Pas question de tenir une set list à jour, juste d’attrapper les titres à la volée en commençant à s’agiter. On retrouve la touche ethno, world, africaine, la danse et la guitare, le funk et le fun, la disco et le post-punk mais aussi les bidouillages et structures complexes, les samples et effets sonores. Ca fuzze, ça wah-wah, ça distorse aussi. Et cette voix, ce phrasé… Déplacements synchros, danse, énergie : virez les chaises des places d’orchestre réclame une partie du public. Mister David propose d’attendre la fin de deux morceaux plus lents – “j’ai le menu sous les yeux” rappelle-t-il -, ce qui est fait avant que l’enceinte entre encore plus dans la gigue.
Mince alors. Brian Eno version dansante, j’ai besoin d’une bonne révision des 100000 moi. Je récupère un Come with us, me laisse emporter par Once in a Lifetime, me récupère sur Life during Wartime (enfin je crois), redémarre sur The Road to Nowhere, plonge dans Take me to the River… Pour les plus connus. Classiques pour beaucoup mais revisités sans être dénaturés. Ca peut pas finir comme ça ?
Non. Il y a trois rappels calibrés dont l’incadescent Burning Down the House. ça tu l’as dit, c’était chaud.
Un peu plus : – Le Myspace officiel de Marianne Faithfull
- Le mini-site de l’album Easy come, easy go.

-Le site de David Byrne, la page du Everything that Happens Will Happen Today Tour (music by David Byrne et Brian Eno).

- Et le journal de bord de David Byrne.
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[BACI] Là-haut

3.8.09 mis en ligne par Baci

Un vieux monsieur carré est amoureux d'une frêle vieille dame qui le lui rend bien. Ils sont ensemble depuis très longtemps et c'est juste tellement joli de les voir si heureux et complices. Et voila que la frêle vieille dame s'affaiblit puis meurt, laissant le monsieur carré tout seul dans leur très jolie maison peinte de toutes les couleurs. Juste au moment où le vieux monsieur carré avait décidé d'offrir un voyage en Amérique du Sud à la frêle vielle dame : ils rêvaient depuis tout petits d'être des aventuriers, c'était l'occasion, enfin.
Le vieux monsieur reste très triste et passe ses journées seul, ne sachant que faire.

Pas de suspens, le vieux monsieur carré va partir en Amérique du Sud, il ne pourra pas emmener sa femme alors il emmènera leur maison. Dans son voyage, il va rencontrer un petit garçon rond, un chien ovale, un oiseau losange...
Je ne vais pas vous expliquer que ce film serait une parabole de la quête de l'infini, une application d'une théorie kantienne dont je ne sais rien... En fait, à mon sens, il n'y a pas besoin de se réfugier derrière des excuses pompeuses pour aller voir ce film. Il est vraiment bien. Et ça me suffit.
L'histoire n'est pas tout à fait convenue, les personnages très bien croqués, les situations comiques sont bien amenées, il y a un bon équilibre entre les rigolades et le scénario. Pas mal de choses inattendues aussi et pas de leçon de morale trop envahissante.
Ce film est juste un petit bonbon doux, un baiser léger, une poésie pittoresque, une blague carambar nostalgique. Un morceau de bonheur embullé dans une histoire pour enfants pourtant tout à fait enchanteresse pour la grande que je suis parfois.

photos : CC hyku
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