Ne ratez pas : MeliSsmell en concert à Paris !
29.11.09 mis en ligne par Djé
On l'avait découverte petite fille en mars 2008 en première partie des Chapel Hill, seule à la guitare avec ses couettes et ses jambières à rayures colorées, la voilà devenue femme !MeliSsmell est désormais accompagnée sur scène d'un guitariste et d'un violoncelliste. La puissance de sa voix et la portée de ses textes n'en sont que mieux mises en valeur. Le groupe qui vient de se produire à plusieurs reprises dans le Grand Est poursuit sa route vers la capitale et il faut vraiment le voir (l'entendre) pour le croire.
Le dernier concert alsacien, à Strasbourg au Café des Anges mardi dernier a laissé le public "ravi", "content", "bouche bée" "épaté" "wouaouh" "grandiose"; on la compare volontiers à Jacques Brel ou encore Edith Piaf, et c'est bien justifié.
MeliSsmell est belle (et sexy!), impertinente (voire effrontée), engagée (un rien militante), souriante (radieuse tout le temps). Elle prend des risques dans ses jeux de scène et à la voix, elle se donne et elle se mêle, avec espièglerie, d'amour, de politique, de société, de souvenirs d'enfance...
S'inspirant fièrement du groupe de rock français Noir Désir, MeliSmell chante lalalala, la Marseillaise ou l'Internationale à sa façon, mieux que l'originale. Encore un peu maladroite sur les talons qui ont remplacé les baskets- ce qui ajoute encore à son charme !- l'artiste crie, pleure, hurle, de rage ou de désespoir face à nous et à nos moeurs bancales et corrompues, puis elle rassure, sussure, et adoucit le monde en une berceuse éternelle. Elle convainc.
A ne rater sous aucun prétexte !
MeliSsmell en concert le 1er décembre aux Trois Baudets
Exclu blugture !
Vous n'aurez peut-être pas l'occasion d'entendre Melissmell reprendre Edith Piaf (sauf si vous insistez) ou si le guitariste casse une corde, comme ce fut le cas au Café des Anges (Strasbourg, 24 novembre 2009). MeliSsmell chante "Rien de Rien" :
MeliSsmell sur Myspace : www.myspace.com/melissmell
Avec Kassovitz, Une tweet- conférence sur la science
17.11.09 mis en ligne par Mehdi
La première tweet-conférence pour vous! fidèles lecteurs !! le 17 Novembre à 19h.
En quel honneur ? En l'honneur du tweet du CNES ( @cnes_france ), oui ça suffit, et ça sera à l'arbre à palabres aux Halles.
J'aurai la chance de dialoguer avec Matthieu Kassovitz (réalisateur/acteur), Léopold Eyharts spationaute qui a participé à une mission dans la station internationale , Alain Cirou rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace et Hervé Cotin astrochimiste , ouais rien que ça .. Et ça sera à Paris et dedans vos petits écrans. Vu que c'est une belle expérience, je vous ferais partager ça. D'une ici : en posant vos questions en commentaires, D'autres part sur Twitter en m'adressant les questions @fred2baro , d'autres part en utilisant le Hashtag (la balise, on dit en français ) : #cnes.
Sur quel sujet ?
Ben comme ça au débotté, je dirais sur la recherche spatiale : où vais-je, d'où viens-je, et dans quelle étoile j'ère .. Il y a tout un tas de sujets entre le fait de trouver de l'eau sur la lune, la fin de la planête, la fin de l'univers, la naissance de l'univers, les trous noirs (j'en vois un qui a une idée mal placé là..) à quoi sert le LHC (le lait acheté), et Mars dans tous ça ? Est-ce que Véga, ça existe pour de vrai ou seulement dans Goldorak ? A quand une nouvelle star pour devenir spationaute ?.... Bref je vous laisse vous exprimer. Je suis certains que vous saurez m'étonner avec des questions surprenantes.
En quel honneur ? En l'honneur du tweet du CNES ( @cnes_france ), oui ça suffit, et ça sera à l'arbre à palabres aux Halles.
Allez GO !! à vos questions
[Julien Tatham]mesure sonique
3.11.09 mis en ligne par MehdiJulien Tatham est de ses étoiles que l'on croise par miracle et qui nous éclaire de sa tendresse. je l'ai rencontré ici et j'ai la chance depuis d'être de ses amis, j'ai le plaisir de vous présenter sa première contribution au site de la blugture.
Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009
sain, mature, honnête,
subversif, intemporel, progressif
voilà ce que mes sens m'ont chuchoté après le concert, du rock aussi fabuleux que massif
Sonic Youth
Je me sens touché, de plus en plus vivant et libre à chaque fois que je les vois, à chaque fois que j'entends cette mélodie sonique toute en rupture.
J'étais un fan des Cure plus jeune (d'ailleurs je me demande parfois comment on peut devenir vieux, si on ne cesse jamais de s'alimenter de l'énergie des croyances de sa jouvence), mais avec Sonic Youth, je ne peux plus parler de fanatisme, le mot est loin d'être adapté; désormais c'est une toute autre approche. Ici, on peut parler de respect lié principalement à ce qu'ils nous donnent.
Oui... du bon rock, du vrai, du créatif, loin d'être bloqué dans ses certitudes, de la musique qui est en recherche perpétuelle, un art qui remet en cause la soupe habituelle, en quête de son intègre véracité. Ici, on ne fabrique pas, on ne pinaille pas; on propose. Par des interrogations parfois impulsives, laconiques ou soudainement brutes, presque animales... il y a ce quelque chose de primal qui nous sauve et nous permet d'ouvrir puis de nous ouvrir.
D'un point de vue artistique, c'est toujours comme ça que j'ai imaginé la musique, et Sonic Youth est le pur écho de cette quête. Avec Sonic Youth, le rock peut être.
Après un de leur concert, presque une performance, je me sens rassuré. Allant au-delà de leurs propres limites, dépassant un quelconque cadre dans lequel ils pourraient eux-mêmes s'enfermer, ils ne cessent de briser en fragments les frontières trop délimitées. Et c'est sûrement dans cet espace, au delà des marques, qu'il y a le lieu magique où tout est possible.
Ouverts d'esprit, ils nous ouvrent les yeux. Mon coeur, lavé, récuré est prêt à être rempli de nouveau. Les brèches sont permises et utiles. Je retrouve la force...
Après chacun de leurs shows, l'art demeure, et me concernant je sens à fleur de peau qu'il va rester, grandir pour nourrir ma vie. Ils nous donnent tant et surtout maintiennent la foi, cette même foi qui se fait attaquer chaque jour. Je ne parle pas de foi religieuse, non. Juste de celle qui donne de la texture à nos vies, ce quelque chose d'invisible qui nous permet de nous projeter face et en dehors de soi, cette foi qui est la base de toute existence.
L'intelligence se résume parfois avec un son. Et ce n'est pas comment faire un son qui a besoin d'être appris, c'est l'écoute qui a besoin d'être exercée, disponible pour être lucide face à la folie que nous pouvons assumer pour nous enrichir.
C'est parce que nous avons été nourris que nous pouvons ensuite continuer à créer, parce que nous avons reçus.
Nous avons toujours besoin d'attraper ce que nous entendons, nous sommes trop souvent inattentifs et nous écoutons toujours les mêmes sons de cloches alors nous perdons les sens nouveaux et devenons d'une certaine manière sourds puis muets. Car nous pouvons toujours entendre si nous sommes attentifs, nous oublions simplement et régulièrement de voir d'où vient le son, de situer sa provenance. De toute façon qu'on le désire ou non, c'est là, né d'un petit quelque chose qui a des choses à dire... il ne nous reste plus qu'à lui répondre.
Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - photos © j.tatham 2009
vidéo faite avec la camera de mon appareil photo :
Sonic Youth from Julien Tatham on Vimeo.
Autre article sur Sonic Youth de reflecting story (http://reflectingstory.com/art-creations/sonic-youth/)
site officiel de Sonic Youth (http://www.sonicyouth.com/)
[Brùjula] La cámara oscura
1.11.09 mis en ligne par MehdiBrujùla est une nouvelle auteure que ne manquera pas de donner une saveur espagnole à cet écrin qu'est le site de la blugture. Je suis profondément heureux de l'accueillir parmi nous.

La bande annonce de ce très beau film argentin ne lui fait pas honneur. Le titre fait allusion à la chambre noire du photographe qui va révèler Gertrudis, le personnage principal, à elle-même, qui va réveiller la sensualité de cette femme mûre, "laide au pré dormant".
Gertrudis est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs en Argentine. Sa mère accouche sur la passerelle du bateau, ce qui lui ôte d'emblée la possibilité d'être argentine. De surplus elle est très déçue d'avoir une petite fille, n'avait pas choisi de prénom pour cette éventualité, elle vit cette naissance comme un malheur... C'est donc l'officier d'état-civil argentin qui choisit le prénom de ce bébé "très laid" d'après un de ses frères...
Ce début improbable, difficile, donne d'emblée le ton de la vie de Gertrudis. Laide, invisible, pas désirée, elle passe de longues heures au cabinet d'aisance en rêvant devant des contes d'enfants, fait tapisserie au bal...
Un riche agriculteur du coin en fait son épouse après avoir été abandonné par la précédente, qui était très belle!
Gertrudis est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs en Argentine. Sa mère accouche sur la passerelle du bateau, ce qui lui ôte d'emblée la possibilité d'être argentine. De surplus elle est très déçue d'avoir une petite fille, n'avait pas choisi de prénom pour cette éventualité, elle vit cette naissance comme un malheur... C'est donc l'officier d'état-civil argentin qui choisit le prénom de ce bébé "très laid" d'après un de ses frères...
Ce début improbable, difficile, donne d'emblée le ton de la vie de Gertrudis. Laide, invisible, pas désirée, elle passe de longues heures au cabinet d'aisance en rêvant devant des contes d'enfants, fait tapisserie au bal...
Un riche agriculteur du coin en fait son épouse après avoir été abandonné par la précédente, qui était très belle!
Nous retrouvons Gertrudis et sa famille 20 ans plus tard. Elle a accompli à la perfection son devoir d'épouse, mère, maîtresse de maison... Mais elle garde son jardin secret, les livres, la poésie, l'émerveillement devant la beauté de la nature, les mystères de l'univers... Elle aime s'entourer de beauté, prend soin méticuleusement de son intérieur, de ses fleurs, fait des bouquets avec des mouvements minutieux.
C'est son mari qui va embaucher le photographe français ambulant qui va la sortir de cette torpeur...
Pas de suspense, puisque la première image du film est celle du fils aîné de Gertrudis la cherchant au petit matin, devant une table et une cuisine qui n'ont pas été rangées....
Cette histoire qui peut paraître banale, ou classique, est racontée doucement, avec de très belles images, un rythme tranquille, sans images superflues. Se mêlent au film quelques séquences d'animation surréalistes qui renforcent cette sensation de rêve éveillé, d'attente, d'irréalité.
Tout dans ce film est soigné. La propriété où vit Gertrudis, sa maison, ses enfants, tout est beau autour d'elle.
C'est son mari qui va embaucher le photographe français ambulant qui va la sortir de cette torpeur...
Pas de suspense, puisque la première image du film est celle du fils aîné de Gertrudis la cherchant au petit matin, devant une table et une cuisine qui n'ont pas été rangées....
Cette histoire qui peut paraître banale, ou classique, est racontée doucement, avec de très belles images, un rythme tranquille, sans images superflues. Se mêlent au film quelques séquences d'animation surréalistes qui renforcent cette sensation de rêve éveillé, d'attente, d'irréalité.
Tout dans ce film est soigné. La propriété où vit Gertrudis, sa maison, ses enfants, tout est beau autour d'elle.
Les personnages sont bien campés, l'actrice qui joue Gertrudis a un physique difficile mais en joue à merveille (elle n'est pas sans rappeler la "beauté cubiste" ("belleza picassiana") de Rosy de Palma (une des actrices fétiche de Almodóvar).
Le photographe a un visage extrêmement mobile, expressif, empreint d'une bienveillance et d'une douceur qui attirent le regard, on a envie de continuer à le voir parler, penser, sentir...
Il y a une scène particulièrement sensuelle, où le photographe caresse l'image projetée à travers la fente d'un volet de Gertrudis tirant l'eau du puits. On ne peut pas imaginer d'image aussi chaste et aussi torride en même temps!
Le photographe a un visage extrêmement mobile, expressif, empreint d'une bienveillance et d'une douceur qui attirent le regard, on a envie de continuer à le voir parler, penser, sentir...
Il y a une scène particulièrement sensuelle, où le photographe caresse l'image projetée à travers la fente d'un volet de Gertrudis tirant l'eau du puits. On ne peut pas imaginer d'image aussi chaste et aussi torride en même temps!
La cámara oscura est un de ces films qui nous laissent sourire aux lèvres, émus, émoustillés....
[Sosso] Mariee Sioux au Café de la danse
1.11.09 mis en ligne par Mehdi
Je Peyotle, Tu Peyotles, nous peyotlons à Nevada city... Relire Dalva de Jim Harrisson, se souvenir de Sitting Bull, porter des sacs à franges, chuchoter des secrets dans le creux d’un rocher et connaître enfin son animal totem. Dans la famille petite indienne je demande Mariee Sioux. 8 chansons si joliment ciselées dans « Faces in the rocks », son premier album qui date déjà de 2007. Flûte, arpèges délicats, « banjo blues » et une voix flottante comme de la soie qui vient vous caresser les oreilles. Hier soir au Café de la danse, seule ou avec Matt Bauer, immense bucheron timide, tous 2 maquillés façon Halloween. « Tonight we are all dead », fantômes charismatiques pour un temps suspendu au bord de la rivière où l’on entend les berceuses de maman ours au pays de "Bravitzlana Rubakalva", "where we can watch all the miracles happening". Nagawika je suis, Mariee sioux j’écouterai.









