RUN RUN

17.7.13 mis en ligne par Frédérick de Baro

J'ai découvert une nouvelle et superbe série anglaise. Je n'ai pourtant jamais accroché aux séries anglaises. Et j'entends d'ici les les fans de « the Office » et de « Skins » crier à l'outrage. Oui, j'ai essayé de regarder ces séries anglaises, versions originales de leur copie américaine. Mais, non, toujours pas. Il y a bien « IT Crowd », mais l'humour  anglais ne fait plus, chez moi, mouche. Oui, je sais, je vais sans aucun doute mourir en Enfer, mais je serai mort, donc, bon... Je reste un indécrottable fan de « The Big Bang Theory ». Pour les fans des nouvelles technologies, il y a également «Black Mirror». Très créatif. Mais son inspiration, les effets négatifs de la révolution numérique, m'a vite agacé.

Après il y a « Luther ».. Oui certes. C'est pas mal (le dernier s3e03", en particulier). Mais pas assez pour mériter d'être dans mes colonnes.

Et puis, et puis... Il y a RUN.

Là, je regarde, et tout s'arrête. D'abord le plan séquence du début, sur un dos qui prend les deux tiers de l'écran. C'est anglais ? C'est américain ? C'est d'abord un luxe de réalisation pour filmer le réel banal d'une femme. Elle a des cernes, des cernes profondes, elle est mal maquillée,  prends douze bières dans une épicerie éclairée de la lumière blafarde des néons et une première réplique qui donne l'ambiance :
"-C'est pour une fête - Non, c'est pour dîner"


Ça y est... Je ne suis pas conscient que je vais regarder tout l'épisode, mais au fond la décision est prise. Et je ne loupe rien, jusqu'à la scène finale, aussi extraordinaire que la la scène inaugurale. Le visage de la femme est au premier plan, pendant que derrière, floutée, sa vie s'effondre sur une bande son mélancolique. Après le générique, on comprend avec le teaser du deuxième épisode, que ce n'est pas terminé, que nous ne sommes pas au bout de la ronde des surprises...

Et un petit clin d'œil de fin (les connaisseurs apprécieront) : 

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«Under the dome» ou le kiff dans un aquarium

25.6.13 mis en ligne par Frédérick de Baro

Voilà l'été ! Voilà l'été ! Que c'est bon de ne pas être en vacance ! L'été, aux US, les télévisions américaines font des tests.  Ils essayent des concepts, des trucs auxquels personnes n'a jamais pensé...
Et je vais pas vous gâcher le délire qu'est cette série en spoilant quoi que ce soit...
Si vous avez cliqué sur les autres liens dans Google. Alors là ben c'est foutu, on va vous dire de quel livre de Stephen King c'est inspiré. On va vous raconter la trâme... Nan ! moi je ne racontes rien ! Ce que je sais, c'est que j'ai vu le premier épisode et j'ai grave hâte de de voir les douze autres, voilà !
Ce que vous pouvez savoir.  C'est que ça va vous rappeler 2000 shows américains déjà vus. Une petite ville américaine, des familles plus ou moins en crise, des couples de teenagers, un Shériff, quelques Ranchs voilà la bourgade de Chester's Mill.

Puis il y a un truc ÉNORME qui arrive.

Perso, j'ai le plaisir de retrouver Rachelle Lefevre, que j'avais découvert dans la torride série Swingtown. D'autres l'auront découvert dans Twilight. Vous y retrouverez d'autres comédiens bien connu de nos écrans d'ordinateurs..
voilà , j'ai rien d'autre à dire : Enjoy !

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Crossing Lines : quand la série française franchit l'Atlantique

24.6.13 mis en ligne par Frédérick de Baro

À première vue c’est assez étrange. Il y a un logo NBC, tout le monde parle en anglais et on voit apparaitre Marc Lavoine (Louis Daniel). Non, il ne va pas chanter «c’est le parking des anges» mais dés le départ il a le regard révolver. C’est un flic.  Il dirige une équipe de spécialistes européens. Une sorte d’agence tout risques dirigées de Bruxelles. Le big boss est un cador de la série tv américaine : Donald Sutherland (Dirty sexy money, Space Cowboys, Sur le chemin de la guerre). Mais la trame tourne autour d’une sorte de dr House de l’enquête crimininelle en a personne de William Fitchner (Prison Break, Contact, Armageddon).



Ce n’est pas la première fois que la France s’essaie à la production de série tourné pour le public US. Mais Je crois que c’est la plus belle réussite. On laissera de côté “le transporteur” produit par la boite de Luc Besson, qui n’a pas fait long feu sur les écrans des foyers américains. Ce qui devait géner à l’époque était surement l’accent français à couper au couteau.

Le couteau, c’est l’arme favorite de ce tueur, qui, avec une excessive méchanceté, satisfait sa psychose  meurtrière.  Le premier épisode trépident alterne action, drame psychologique et un brin de drame romantique. Les actrices ne font pas banquettes et sont de jolies character. Les mecs sont mince, beau, en abdos glacés. Tout est bien dans le meilleur des mondes, la série a de beaux atouts.

J'attends avec impatience le prochain épisode. Le lancement est très propre, très léchés. peut-être trop. ça manque un peu de folie.C'est pourtant le personnage de William Fitchner qui rend l'histoire dangereuse, avec ses ..... #nospoils ... à voir donc :)
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[Brùjula] La cámara oscura

27.4.13 mis en ligne par Frédérick de Baro
Brujùla est une nouvelle auteure que ne manquera pas de donner une saveur espagnole à cet écrin qu'est le site de la blugture. Je suis profondément heureux de l'accueillir parmi nous.

La bande annonce de ce très beau film argentin ne lui fait pas honneur. Le titre fait allusion à la chambre noire du photographe qui va révèler Gertrudis, le personnage principal, à elle-même, qui va réveiller la sensualité de cette femme mûre, "laide au pré dormant".

Gertrudis est le troisième enfant d'un couple d'immigrants juifs en Argentine. Sa mère accouche sur la passerelle du bateau, ce qui lui ôte d'emblée la possibilité d'être argentine. De surplus elle est très déçue d'avoir une petite fille, n'avait pas choisi de prénom pour cette éventualité, elle vit cette naissance comme un malheur... C'est donc l'officier d'état-civil argentin qui choisit le prénom de ce bébé "très laid" d'après un de ses frères...
Ce début improbable, difficile, donne d'emblée le ton de la vie de Gertrudis. Laide, invisible, pas désirée, elle passe de longues heures au cabinet d'aisance en rêvant devant des contes d'enfants, fait tapisserie au bal...
Un riche agriculteur du coin en fait son épouse après avoir été abandonné par la précédente, qui était très belle!

Nous retrouvons Gertrudis et sa famille 20 ans plus tard. Elle a accompli à la perfection son devoir d'épouse, mère, maîtresse de maison... Mais elle garde son jardin secret, les livres, la poésie, l'émerveillement devant la beauté de la nature, les mystères de l'univers... Elle aime s'entourer de beauté, prend soin méticuleusement de son intérieur, de ses fleurs, fait des bouquets avec des mouvements minutieux.

C'est son mari qui va embaucher le photographe français ambulant qui va la sortir de cette torpeur...
Pas de suspense, puisque la première image du film est celle du fils aîné de Gertrudis la cherchant au petit matin, devant une table et une cuisine qui n'ont pas été rangées....

Cette histoire qui peut paraître banale, ou classique, est racontée doucement, avec de très belles images, un rythme tranquille, sans images superflues. Se mêlent au film quelques séquences d'animation surréalistes qui renforcent cette sensation de rêve éveillé, d'attente, d'irréalité.

Tout dans ce film est soigné. La propriété où vit Gertrudis, sa maison, ses enfants, tout est beau autour d'elle.

Les personnages sont bien campés, l'actrice qui joue Gertrudis a un physique difficile mais en joue à merveille (elle n'est pas sans rappeler la "beauté cubiste" ("belleza picassiana") de Rosy de Palma (une des actrices fétiche de Almodóvar).
Le photographe a un visage extrêmement mobile, expressif, empreint d'une bienveillance et d'une douceur qui attirent le regard, on a envie de continuer à le voir parler, penser, sentir...
Il y a une scène particulièrement sensuelle, où le photographe caresse l'image projetée à travers la fente d'un volet de Gertrudis tirant l'eau du puits. On ne peut pas imaginer d'image aussi chaste et aussi torride en même temps!

La cámara oscura est un de ces films qui nous laissent sourire aux lèvres, émus, émoustillés....



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Movie 43 ( My Movie Project ) #OMFG

27.4.13 mis en ligne par Frédérick de Baro

Je ne devrais pas écrire ce billet. Je vais donner envie de voir un film qui ne sort  que le 13 Juin... Une éternité.

Et pourtant - La dernière fois, c'était "Bad Trip". Là je n'ai pas été prévenu non plus. Et j'ai ri, mieux je me suis marré. Ça fait bien bien bien longtemps que je ne me suis pas marré comme ça... Dieu que ça fait du bien. De ce bon rire qui nettoie les pores de la peau. De ce rire adolescent et incandescent tant on se sent honteux. Un rire, avec une intensité que l'on a que tous les dix ans.  Un rire qui mêle la gène à l'effarement. Et qui fait crier au génie !

JE VOUS SUPPLIE DE NE PAS REGARDER LES BANDES ANNONCES

Je sais, c'est juste impossible de ne pas suivre le courant, et forcément quand on va vous en parler, vous n'allez pas pouvoir résister à cette envie. Mais faîtes cette expérience unique de découvrir un film sans rien en savoir. En vous demandant à chaque instant "mais qu'est-ce que ce truc ? ".. Et "c'est qui ces acteurs que personne ne connait ?"

Du lourd - Il y a des stars dans ce film, je veux dire des acteurs qui ont fait plus d'une fois exploser le box-office. Genre plus que Sandra Bullock (et pourtant je l'adore). 

Le ton général vous fera oublier les 11 commandements de feu Michaël Young... Parce que ce sont des histoires écrites... Pas des copains chargés à la bière qui ne prennent pas la peine de coucher des blagues d'ivrognes sur le papier.  On y trouve les deux : de la blague de cuite qui aurait été retravaillée au propre, scénarisée voire aggravée. 

Ce film est en train de faire un gros gros carton sur certains réseaux. Il n'y a pas de hasards, les gens aujourd'hui votent avec leur "Seed".

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