#HouseOfCards 2 - #TheWestWing 8

Pour l'instant c'est The West Wing qui gagne.  Mais pour être honnête, j'ai douté un moment en regardant la saison 2.

Mais passons en revue les bons points de cette nouvelle saison et du chef-d'œuvre d'Aaron Sorkin :

House Of Cards : 1 point
Les producteurs de House of Cards dont David Fincher et Kevin Spacey font partis sont probablement les producteurs les plus doués. Les deux producteurs ont fait parti de l'aventure «The Network» qui raconte l'histoire un peu romancée de Facebook. C'est à cette occasion qu'ils ont rencontrés Aaron Sorkin qui s'est chargé d'écrire le scénario de cette saga de la Silicon Valley. Je pense que Aaron Sorkin avait fait le tour de la question et qu'il a refusé de refaire une nouvelle fois la série. Un nouvel auteur a donc participé à l'écriture/adaptation de la série, Beau Willimon, le scénariste du film « Les marches du pouvoir » qui est d'une certaine manière le stagiaire de Michael Dobbs...

House Of Cards : 1 point - Un auteur qui vient du sérail
Michael Dobbs est né en Angleterre et formé aux États-unis, il a été journaliste au Boston Globe, puis est rentré dans l'équipe de Margaret Thatcher de 1977 à 1986, où, à mon avis, il puise toute sa créativité.. C'est donc un auteur conservateur qui met en scène un démocrate.. (!) 
House of Cards est inspiré du livre éponyme de Michael Dobbs et a déjà été tourné en Angleterre en 1990 sous la forme d'une trilogie 1990, 1993 et 1995. Il y a eu également une comédie, Yes Minister en 1980. Les anglais ont été les premiers sur ce sujet. Je pense que la modernisation de la série est très réussie et j'apprécie particulièrement la présence d'une irradiante Robin Wright.


The West Wing :  1 point - Le travail d'équipe
Un travail d'équipe.. Ce speech donne la mesure de ce travail d'équipe dans The west wing, l'écriture de Aaron Sorkin est exceptionnelle certe, mais le talent sans les idées ne mène à rien. Dans ce discours, on ne peut s'empêcher de trouver l'opposé quasi exact de la psychologie de Franck Underwood.



The West Wing 1 point -  La manipulation.
Ce serait soi disant le véritable "deal breaker"  de la série de Netflix, mais un épisode de TWW montre les tirs à plusieurs bandes dont sont capable les "seconds couteaux" de la Maison blanche. Par exemple, Lorsque C.J. suggère une question que la presse devrait poser à l'opposition pour l'obliger à mettre en place une commission d'enquête plus sévère (donc plus ridicule) sur le secret entourant la maladie de Josiah Bartlet. En deux phrases, placées auprès des bonnes personnes, elle finit par obtenir ce qu'elle voulait. Il n'y a pas eu de meurtres, pas de mensonges, pas de menaces. Elle ne fait rien que jouer avec l'ambition des autres. Mieux que  Francis Underwood expliquant que «Le meilleur menteur c'est celui qu'on pense incapable de mentir» C.J. Creeg montre que sans mentir, des résultats peuvent être obtenu. OUI je sais c'est de la fiction, mais cela reste vraisemblable.

The West Wing 1 point - L'humour :
Ah là ! La bataille est gagnée à plate couture par the west wing. Pas un épisode sans un sourire ou un éclat de rire. L'écriture encore de Aaron Sorkin mais aussi des comiques de situation et de l'humour "tarte à la crème". Enfin tous les genres y passent. On pourra reprocher à The West Wing d'être trop doux par rapport à House of Cards, mais il y a-t-il vraiment besoin d'y avoir des morts pour montrer le pragmatique inhumain de la politique ? À mon humble avis, c'est aussi le génie de cette série que de savoir faire rire ses téléspectateurs comme s'ils étaient omniscients.

 

The West Wing 1 point - La politique internationale
Sans rentrer dans les détails, les États-unis sont dans les deux séries en conflit avec de grandes puissances. Dans The West Wing, il y a à chaque fois un traitement spécifique. En ce qui concerne la Chine par exemple, je me souviens de cette scène de leçon de politique qui semble toujours valable aujourd'hui. Dans l'épisode 7 de la 6 ème saison de The West Wing,  C.J. Creeg qui de Porte-parole de la Maison blanche devient Chef de cabinet est confrontée à une situation de crise avec la Chine. Léo Mc Garry écarte rapidement le sujet trop facile de la dictature chinoise pour expliquer en une image le rôle que doit avoir les États-unis vis à vis de Taïwan :



The West Wing 1 point - La qualité des personnages
Passons sur la galerie des principaux personnages de The West Wing, qui pour chacun d'entre eux ont une psychologie complexe, avec des fêlures et des talents. La variéta des personnages est complété grâce à la présence auprès de Aaron Sorkin de l'ancienne porte-parole de Bill Clinton de janvier 1993 à décembre 1994, Dee Dee Myers. Elle et les nombreux consultants que Aaron Sorkin a amené à ses côtés aident à dépeindre des personnages comme Lord Jhon Marbury, Albie Duncan, Joe Quincy, Ainsley Hayes, Amy Gardner,  etc.. à chaque fois des personnages dont les traits sont à la fois précis et fort. J'aime particulièrement la concurrence entre Albie Duncan et Joshua Bartlet car le personnage joué par Martin Sheen se sent affaiblie par un ancien secrétaire d'État particulièrement savant et expérimenté. Une des rares fois où le personnage Joshua Bartlet, prix Nobel d'économie, se sent menacé.

The West Wing 1 point - L'innovation cinématographique au service du jeu des acteurs :
Les walk-and-talk particulièrement puissants sont met en relief la dramaturgie et un phrasé qui est propre à Aaron Sorkin et qui donne ce rythme si particulier. Une marque de fabrique.


Ensuite la première saison de The West Wing remporta deux golden Globes, et des acteurs y ont démarrés leur carrière(Allison Janney, Dulé Hill, Elisabeth Moss, Bradley Whitford, Lisa Edelstein ..), d'autres l'ont affirmé : Rob Lowe, Martin Sheen, Matthew Perry... J'en oublie certainement.  Il faut bien avouer qu'il a fallu du temps avant de revoir les comédiens dans d'autres films ou séries. Je crois que l'empreinte de leurs personnages a marqué durablement le paysage audiovisuel américain.

The West Wing 1 point - L'originalité
C'est à mon avis à cela que l'on reconnait le génie dans les œuvres artistiques. En regardant la seconde saison de House of Cards, je ne pouvais m'empêcher de relever les similarités avec la série politique du début des années 2000. Même si les sujets sont un plus personnels, on voit que soit les auteurs n'ont pas fait leur devoirs, ils ne peuvent pas s'empêcher de s'inspirer des références, ce qui montre un singulier manque d'originalité.

The West Wing 1 point - La vision des journalistes
Dans The West Wing, le mélange des genres atteint  un tel niveau que ça en devient très inquiétant. La relation qu'entretient C.J. Creeg avec le journaliste du Washington Post, Danny Concannon montre toute la complexité humaine et les tensions qui apparaissent entre ses travailleurs de l'ombre. La relation entre Frank Underwood et Zoé Barnes nourrie une ambition bien à l'opposé d'une vision tout à la fois fleur bleue et professionnelle de celle qui se situe "à la maison blanche".

The West Wing = House of Cards : Le couple.
Les couples dans les deux séries, sont certes très différents, mais existent et respirent de la même manière. Quand on voit comment se comportent le président actuel et le précédent, on se demande si finalement la France n'est pas en avance sur les américains sur ce coup-là. À l'opposé des gaulois, donc, la solidité et la stabilité des couples politiques dans ces séries reposent sur un pacte exemplaire, à la limite du crédible. De la plus belle des manières, ces deux séries mettent joliment en forme une belle collaboration.

The West Wing = House of Cards : Le féminisme.
Je ne vais pas trop rentrer dans les détails concernant House of Cards, mais le courage des Femmes qui se battent pour un traitement équitable est mis en avant dans les deux séries, que cela soit sur l'avortement ou bien les violences. Franchement, si ce sujet était aussi bien traité dans d'autres séries, sans doute qu'il n'y aurait plus besoin d'en parler.

#update :

Conclusion :
The West Wing bat à plate couture House of Cards. Dieu sait que je vénère Kevin Spacey et que pour moi David Fincher est le réalisateur le plus doué de sa génération.  Mais l'écriture ne s'envole pas, elle manque de souffle. J'aime The West Wing parce que les héros échouent et que de temps en temps ils réussissent. Parfois même, ils pensent être les artisans des victoires, mais la plupart du temps ils ne le sont pas. C'est d'ailleurs un des reproches que fait Dee Dee Myers à la série : «On a l'impression que les décisions se prennent avec 5 personnes dans le salon oval, alors que les décisions se prennent à cinq millions.» 

Aujourd'hui encore, je ne me lasse pas de regarder les épisodes, chaque mots, chaque gestes sont pour moi de la pure poésie. Et ça pourtant près de dix années nous sépare du dernier épisode de la série. Pour ne pas finir sur une apologie, voici les tics d'écritures de Aaron Sorkin à travers les films et les séries qu'il a écrit : The Newsroom, The Social Network, The West Wing, Des hommes d'honneur, Sports Night, Studio 60 on the Sunday Night et Le président et Miss Wade.


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